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« Le golf n’est plus un sport élitiste »

En marge du Trophée Hassan II et de la Coupe Lalla Meryem de golf, organisés la semaine dernière à Agadir, le Soir échos s’est entretenu avec Meryem Lemsouguer, porte-parole de la Coupe Lalla Meryem, qui dresse dans cette interview un bilan sur le tournoi et exprime son avis sur la pratique du golf et son avenir au Maroc.

Golf-Amlkis

Quel bilan faites-vous de la 18e édition de la Coupe Lalla Meryem ?
C’est un bilan positif. Que ce soit pour le niveau des joueuses ou pour le côté organisation, la Coupe Lalla Meryem a été un succès. Après l’édition précédente qui s’était tenue pour la première fois à Agadir, la deuxième nous a permis de nous familiariser encore plus avec la ville et le parcours. L’organisation prend de l’ampleur au fil des années et toutes les personnes ont été à la hauteur en assumant d’une manière professionnelle cette tâche.

Vu que le parcours a changé, y a-t-il des différences entre cette année et l’édition précédente en termes de niveau et de compétition ?
Le parcours du Golf de l’Océan, qui vient d’être replanté, est plus compliqué que celui du Golf du Soleil, lieu de la compétition de l’an dernier. Il est compliqué parce qu’il est moins technique, avec notamment neuf trous en dunes et aussi parce qu’il n’est pas ombragé. Quand le vent souffle, on le sent vraiment. En revanche, les joueuses, qui sont venues cette année, ont un très haut niveau de jeu, surtout pour les Françaises qui ont réitéré leur domination à la Coupe Lalla Meryem. Suite au premier tour, il y a eu cinq Françaises au niveau du top 10.

Meriem-Lemsouguer

Meriem Lemsouguer, porte-parole de la Coupe Lalla Meryem.

Que pouvez-vous nous dire sur la participation marocaine en la personne de Maha Haddioui ?
C’est la deuxième fois que Maha Haddioui joue en tant que proette à la Coupe Lalla Meryem. Mais, contrairement à l’édition précédente, elle n’a pas eu de chances cette année là, surtout au premier tour. Elle a raté sa partie sur trois trous malheureusement. Cela arrive, c’est tout simplement le golf. Mais le plus important, c’est qu’elle aille de l’avant en jouant des tournois en Europe, puisque c’est via ces participations qu’elle peut acquérir plus d’expérience, en travaillant son stress, la pression sur le parcours et les petits détails, notamment le shipping et le putting.

Le golf est considéré comme un sport élitiste, surtout chez les femmes. Que faites-vous pour démocratiser ce sport et permettre son accessibilité ?
Il y a énormément de femmes qui jouent au Golf, sauf que la majorité le fait pour le plaisir. Pour retrouver des femmes professionnelles, d’un niveau susceptible de représenter le Maroc dans des événements comme la Coupe Lalla Meryem, l’Association du Trophée Hassan II, en collaboration avec la Fédération royale marocaine de golf, se penche sur un travail qui consiste à ouvrir des écoles de golf dans les différends clubs du Royaume. A l’école de Rabat par exemple, on retrouve des fils de Caddy, des enfants de la région de Aïn Aouda qui sont passionnés pour apprendre le golf. Ce sont des gens qu’on va aller chercher, à qui on apprend à jouer au golf en leur donnant des cours en parallèle.

Mis à part le côté sportif, le golf a un autre objectif, celui d’attirer les touristes de haut de gamme. Quel était l’impact de la Coupe Lalla Meryem dans ce sens ?
Le fait d’avoir organiser ces deux événements dans la ville d’Agadir est une manière de booster le tourisme dans cette région. Juste pour information, durant la semaine de compétition, plus de 900 clés ont été réservées au niveau de la ville. Que ce soit au moyen ou long terme, ce sont des événements qui drainent un tourisme golfique, contrairement au tourisme de masse que connaît la ville. Autre exemple, un golfeur consomme trois à quatre fois plus qu’un touriste normal. Donc, cela ne peut être que bénéfique pour la ville d’Agadir qui connaît aujourd’hui un golf de haut niveau, au même titre que la région de Marrakech.

Selon vous, quels sont les golfs au Maroc qui seront en mesure d’abriter les deux événements au même titre qu’Agadir ?
Plusieurs facteurs font que la décision d’organiser et le Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meryem dans la même ville, reste difficile à prendre, puisque le souci est d’organiser les deux événements au même lieu et en même moment. Il faut deux parcours d’un niveau international, sur une ville qui a une capacité hôtelière et une desserte aérienne importante. Mais je crois que des villes comme Rabat, Mohammedia ou Marrakech sont en mesure d’abriter les deux évènements.◆

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