Adib Abdesselam, membre de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH). L’Instance centrale de prévention de la corruption vient de présenter son rapport pour l’année 2009, qu’en pensez-vous ? Personnellement je pense que la corruption, au-delà d’être un fléau social, est une culture enracinée dans l’esprit aussi bien du citoyen que dans le régime politique. [...]
Adib Abdesselam,
membre de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH).
Mais le citoyen assume quand même une part de responsabilité…
Nul ne peut contredire un tel constat. Toutefois, je tiens à souligner que la grande part de responsabilité incombe à la classe moyenne. D’ailleurs, c’est elle qui constitue l’élite intellectuelle censée piloter et orienter la société vers une nouvelle étape de réformes administratives, voire même constitutionnelles.
Quelle est votre évaluation du rapport ?
Le rapport dresse et diagnostique de manière positive et rationnelle le contexte actuel. Bien que sa vocation verse dans le sens d’une refonte de l’état actuel des choses, n’empêche que de grands efforts restent encore à déployer. Le rapport en soi est une bonne initiative et j’espère qu’elle se poursuivra dans les années à venir.




