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« Nous résistons à la crise grâce à la notoriété des marques Accor »

A l’occasion de l’ouverture du Pullman Marrakech Palmeraie Resort & Spa, nous avons rencontré Chritian Rousseau, directeur général d’Accor Maroc. Avec lui, nous faisons le point sur le repositionnement du groupe, ses résultats et ses perspectives de développement.

Christian-Rousseau

Pour Christian Rousseau (en médaillon), l’ouverture du nouvel hôtel Pullman Marrakech Palmeraie Resort & Spa fait partie de la stratégie du groupe Accor Maroc.

Quels sont les résultats du repositionnement du groupe Accor ?
Cette nouvelle stratégie a commencé en 2006. Entre 2007 et 2009, on a fait un état des lieux. Le réseau Sofitel n’était pas homogène et ne remplissait pas les critères de l’hôtellerie de luxe. On a repositionné certains hôtels sous d’autres marques, d’autres sont sortis du réseau. C’est ce qui a donné lieu à de nouvelles marques : Pullman à El Jadida en 2009, le Sofitel d’Essaouira transformé en M Gallery en 2010 après l’ouverture du Sofitel Mogador.  Aujourd’hui, nous avons 6 Sofitel au Maroc. Celui de Casablanca va ouvrir en juin. Un autre est prévu à Tamuda Bay courant 2014.

Et qu’en est-il de l’hôtellerie économique ?
A partir de 2009, on a réalisé un état des lieux du marché marocain. Nous avons 16 Ibis, ce qui représente un marché mature pour lancer une hôtellerie très économique. On a ouvert des Ibis Budget à Tanger et El Jadida car il y a une demande pour ce type d’hôtellerie et que l’offre au Maroc est hétérogène et peu qualitative. Les Ibis Budget de Fès et Agadir ouvriront d’ici la fin de l’année. Nous avons également des projets pour Casa et Rabat.

Quel est le segment qui marche le mieux aujourd’hui au Maroc ?
L’hôtellerie économique marche bien. Elle est assez peu volatile. Les Ibis travaillent avec une clientèle locale et essentiellement business. C’est un segment stable donc rentable. Les Sofitel positionnés luxe sont plus sujets à des effets de cycles. Sur la durée, le modèle des Sofitel fonctionne bien.

Avec un taux d’occupation de 60%, vous résistez plutôt bien à la crise. Pourquoi ?
Grâce à la notoriété des marques Accor. Le Sofitel de Marrakech par exemple marche beaucoup mieux que tous ses concurrents même si il a connu un ralentissement de son activité. Pour Ibis, on a noté une fidélité à la marque qui propose un bon rapport qualité-prix. Aujourd’hui, nous avons une taille critique par rapport à l’échelle du Maroc. L’image d’Ibis est très positive dans le pays. C’est aujourd’hui la marque de référence. Sur 4000 hôtels, nous avons 1200 Ibis qui représentent 55% des profits dans le monde.  Ibis est devenue une mégamarque pour redynamiser l’hôtellerie économique. On va changer leur identité visuelle pour leur donner une image plus moderne, on va développer les services (wi-fi gratuit dans toutes les chambres et les espaces publics) et améliorer le confort de nos clients (avec une literie de qualité).

Allez-vous aussi développer la marque Pullman ?
Celui d’El Jadida est fermé pour rénovation. Nous espérons qu’il ouvrira cet été. Nous sommes dans une phase prospective de développement à Casablanca, Rabat et Tanger. Il existe deux types de Pullman : les urbains qui adressent le tourisme d’affaires et les resorts comme celui de Marrakech qui combinent à la fois loisirs et business.

Allez-vous proposer des offres pour les Marocains ?
On a un principe : la parité tarifaire. On est très attaché à ce principe. On ne peut pas accepter que des intermédiaires détournent des clients avec des propositions tarifaires plus intéressantes que nous. Quand on va sur un site Accor, on trouve toutes les offres promotionnelles. On peut réserver avec sa Carte Bleue marocaine et régler sur place. Dans les mois qui viennent, on pourra réserver et payer en ligne.

Quelle est la destination qui marche le mieux ?
Rabat. L’occupation de nos hôtels (Ibis, Mercure, M Gallery, Sofitel) est à un très bon niveau. Il faut dire que l’offre hôtelière n’y est pas importante. ◆

Pullman, un hôtel qui combine loisirs et business

Ouvert depuis début mars après deux ans et demi de travaux, le Pullman Marrakech Palmeraie resort & Spa remplace le club Palmariva.
Sur 17 hectares plantés de palmiers, oliviers, jacarandas et roses, cet hôtel cinq étoiles imaginé par le célèbre architecte Mustapha Aloaui associe style traditionnel et design contemporain.  Ses 252 chambres dont 16 suites occupent des petits bâtiments d’un étage qui s’intègrent bien dans leur environnement. L’hôtel dispose d’une piscine chauffée, d’un spa, d’un kid’s club pour les enfants de 0  à 12 ans (qui ne se contente pas de les garder, mais qui contribue à les éveiller), de deux restaurants (le Ryad et l’Oliveraie) et de 10 salles de réunion équipées des dernières technologies. Un espace conçu comme un vrai lieu de vie et d’échanges pour travailler et se distraire. L’endroit idéal pour passer des vacances en famille ou organiser séminaires ou conventions.  A partir de 990 dh la chambre single avec petit-déjeuner (promotion jusqu’à fin août).

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