Constat alarmant : 2 000 personnes meurent chaque année dans les chantiers de construction. Près de 70% du personnel de ce secteur ne sont pas couverts par l’assurance. Les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur le manque de sécurité.
Le secteur du bâtiment et des travaux publics compte 50 000 entreprises dont seulement 13 000 sont déclarées à la CNSS et 5 000 sont reconnues comme structurées.
« 60 000 accidents de travail sont recensés chaque année au Maroc dont 20% à Casablanca. Le BTP est le secteur le plus touché. Les accidents de travail dans le BTP sont 3 fois plus mortels que dans les autres activités. Ils représentent 2 000 morts par an ». Un constat dramatique établi par les professionnels, qui tirent la sonnette d’alarme sur le manque de sécurité des chantiers de construction, notamment lors d’un point de presse organisé hier mardi 31 janvier à Casablanca, pour l’annonce de la première édition du forum SECUBAT, une initiative commune de la Fédération nationale du BTP (FNBTP) et du Groupe Archimedia. Un autre constat alarmant repose sur le fait que près de 70% du personnel ne sont pas couverts par l’assurance, alors que le BTP est un secteur à haut risque. Il représente le 2e secteur le plus exposé aux risques d’accident de travail dans le pays, après l’industrie. Cette situation est due d’abord à l’informel, qui sévit toujours dans le BTP A noter que le secteur du bâtiment et des travaux publics compte 50 000 entreprises dont seulement 13 000 sont déclarées à la CNSS et 5 000 sont reconnues comme structurées. Le reste exerce dans l’informel au vu et au su de tout le monde.
Causes d’accidents de travail
«Manque de moyens et d’équipements de protection individuelle (casques, gants, bottes..), ouvriers non qualifiés pour la manipulation des engins, les masses en mouvement et les machines… sont à l’origine de nombreux accidents du travail dans le secteur», dénoncent les professionnels. La qualité des matériaux non réglementée est également pointé du doigt. Certes, plusieurs matériaux de construction sont normalisés ; cependant, l’application de la norme n’est pas obligatoire. «Les autorités n’imposent cette exigence que pour l’acier, le carrelage et le ciment », souligne le directeur délégué de la FNBTP, Mustapha Meftah. Les produits contrefaits peuvent être ainsi à l’origine de plusieurs sinistres. De même que le non-respect des impératifs de la sécurité comme l’étude géotechnique des sols. Résultat : les excavations en milieu urbain provoquent l’effondrement des immeubles mitoyens aux chantiers de construction, faisant de nombreux morts. Ce spectacle est devenu légion dans nos villes. C’est la raison pour laquelle la sécurité dans la construction est devenue une urgence. Le forum SECUBAT vise à relancer le débat sur cette problématique et à réunir les différents acteurs concernés ( professionnels du BTP, assurances, bureaux de contrôle, départements ministériels..) pour discuter des solutions à apporter pour pallier cette situation. Cet ’événement aura lieu du 8 au 10 février au siège de l’Office des changes de Casablanca. Les participants se pencheront également sur le nouveau contrat-programme entre la Fédération nationale du BTP et le gouvernement, qui est en cours de discussions ainsi que sur les avancées du nouveau code de construction, tant attendu par les professionnels. Il s’agit notamment de l’intégration de la notion « Sécurité & qualité » dans le texte de loi et de la création du métier « contrôleur de sécurité du chantier ».◆
SECUBAT: le programme
Une série de conférences est prévue au programme du forum SECUBAT. La question des responsabilités de chaque intervenant dans l’acte de bâtir dominera les discussions lors de cette manifestation, qui verra la participation notamment des compagnies d’assurances, des ingénieurs, des contrôleurs et des collectivités locales. Les experts aborderont également la problématique de la « sécurité incendie » dans le bâtiment et l’importance de « la formation » comme levier de la prévention et de la sécurité. « Nous devons nous inspirer de l’expérience canadienne. Au Canada, aucune personne n’est autorisée à accéder à un chantier de construction qu’elle soit directeur d’entreprise ou même ministre sans avoir une carte d’accès certifiant que cette personne a suivi une formation en matière de sécurité dans le chantier de construction », note le directeur délégué de la FNBTP, Mustapha Meftah, lors de la conférence de presse organisée hier à Casablanca. Par ailleurs, le nouveau code parasismique fera également l’objet de débat.





je suis coordonnateur de sécurité basé en france ,et je fais une mission sur casablanca
pour le compte de sanofi aventis(maphar) pour la construction de batiments d’entrepots ainsi que des bureaux depuis 1 an et demi je mène une politique de sécurité performante
avec le maitre d’ouvrage, le maitre d’oeuvre et les patrons des entreprises titulaires des marchés, j’ai 300 personnesqui travaillent chaques jour, et je n’ai pas un seul accident recensés a ce jour , donc c’est possible ,j’ai adapté une methodologie afin d’éviter les risques, les personnes intérressées peuvent me contacter sur mon E-mail
bien a vous
marc KUHNEL
coordonnateur sécurité, prévention,santé.
bravo,moi aussi je suis animateur sécurité pendant 3 ans j’ai n’ pas un seul accident jusqu’à présent .