Ça y est ! Elle est là, l’année 2012. Le gouvernement, lui, se fait encore désirer. Et les échéances défilent à grande vitesse, se moquant des petits calculs politiciens. Conseil de sécurité – où l’empreinte du Maroc pourrait être significative, sur le plan symbolique bien entendu, et occasion unique pour amener l’Afrique du Sud, qui [...]
Ça y est ! Elle est là, l’année 2012. Le gouvernement, lui, se fait encore désirer. Et les échéances défilent à grande vitesse, se moquant des petits calculs politiciens.
Conseil de sécurité – où l’empreinte du Maroc pourrait être significative, sur le plan symbolique bien entendu, et occasion unique pour amener l’Afrique du Sud, qui assure la présidence tournante du Conseil, à une meilleure compréhension de la situation au Sud du Maroc, crise en Syrie, surenchère israélo-américaine et réactions en Iran, au Yémen -, … les chantiers sont pléthore.
Sur le plan national, les élections communales, qui ne doivent pas être prises comme une excuse pour prolonger notre attentisme ; vote des lois organiques, qui attendent aussi le nouveau gouvernement ; loi des Finances ; l’amazigh langue officielle ; le temps sera certainement très serré pour nos parlementaires, qui auront, par dessus le marché, à améliorer l’image de leur institution, dont le rôle devrait, logiquement, être central.
Bien qu’il ne soit pas dans la tradition locale, pour un député, de rencontrer ses électeurs en dehors des périodes de campagnes, instituer de tels espaces de dialogue – comme c’est le cas dans la plupart des pays qui nous servent de source d’inspiration – serait une nouveauté, qui pourrait contribuer à l’intérêt des citoyens et à une meilleure gestion des mandats électifs.
Qu’on ne se leurre pas ! La clé de la réussite du défi du premier gouvernement de la nouvelle Constitution passe par l’assiduité des parlementaires et par le suivi qu’ils feront des projets qui leur seront confiés. Cela demandera des adaptations et des efforts sur le plan individuel, mais ce sera « un grand pas pour l’humanité » , ou du moins pour le Maroc qui se construit.
L’autre chantier, qui pourrait aider le gouvernement dans sa lourde tâche, serait la communication permanente avec les citoyens. Points de presse hebdomadaires pour minimiser les rumeurs, travail avec les acteurs du secteur (journaux, radio, télés), sur une base transparente, aideraient à circonscrire le poids et les méfaits des clabaudages.
Pour vous accompagner tout au long de cette année, l’équipe du Soir échos sera, tous les jours, sur le pont.
Bonne année et merci de votre confiance.




