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Reportage

20 mai 2011

Mon p’tit pépère

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Décollant le 23 avril d’Orly, le DC-3 F-AZTE a d’abord fait escale à Pau, puis à Rabat pour des raisons techniques. Arrivé le 12 mai à Casablanca, l’avion s’est posé le lendemain à Marrakech, puis est remonté à Cascais au Portugal, avant de voler jusqu’aux Iles Canaries, pour terminer son périple à Dakar hier (19 [...]

Décollant le 23 avril d’Orly, le DC-3 F-AZTE a d’abord fait escale à Pau, puis à Rabat pour des raisons techniques. Arrivé le 12 mai à Casablanca, l’avion s’est posé le lendemain à Marrakech, puis est remonté à Cascais au Portugal, avant de voler jusqu’aux Iles Canaries, pour terminer son périple à Dakar hier (19 mai), en hommage aux 75 ans de l’ouverture de la ligne Paris-Dakar.
A son bord, neuf membres d’équipage, deux pilotes, une hôtesse et six mécaniciens, « qui passent des centaines d’heures sur la machine, car elle nécessite deux fois plus d’entretien qu’un avion moderne » dévoile Laurent Da Lage, DG Maroc et Tunisie d’Air France. Jacques Lumbroso, pilote et vice-président de France DC-3 est visiblement ému d’atterrir à Casablanca d’où il est natif.
« On vit des moments magiques avec cet avion parce qu’on est transporté par l’Histoire » témoigne-t-il. Sachant que son père a lui aussi posé un DC-3 sur le tarmac de Mohammed V, le moment est véritablement solennel pour le pilote.

160 mile à l’heure

Depuis sa naissance en 1943, le Douglas DC-3 a changé une bonne dizaine de fois d’immatriculation.

Mais c’est un mécanicien, Gérard Sausse qui est le plus disert. Très attaché à l’appareil qu’il surnomme « mon p’tit pépère », l’ancien employé d’Air France à la retraite passe désormais le plus clair de son temps dans les moteurs de son avion préféré, qu’il connaît sous toutes les coutures. «Il fonctionne avec deux moteurs PW 1830 de 1 200 chevaux chacun, 28 soupapes et quatorze cylindres à deux bougies chacun. Il consomme 330 litres à l’heure, possède quatre réservoirs totalisant 3 300 litres, a huit heures d’autonomie et vole en moyenne à 160 mile/heure (environ 300 km/h), à 3 000 pieds en général (environ 1 000 m d’altitude) » détaille le mécano qui « se roule dans l’huile de mi-octobre à mi-mars », pour que continue à voler et à émerveiller ce petit bijou à hélices. ◆

E.B.




 
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