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8 mars

Comme chaque année, les tenants et les opposants de la célébration de la journée de la femme dressent la liste respective de leurs arguments et se rejettent mutuellement les causes et les conséquences d’une situation qui dure depuis des siècles.Pour les uns, cette célébration d’un jour est une insulte à la moitié de la population [...]

Comme chaque année, les tenants et les opposants de la célébration de la journée de la femme dressent la liste respective de leurs arguments et se rejettent mutuellement les causes et les conséquences d’une situation qui dure depuis des siècles.Pour les uns, cette célébration d’un jour est une insulte à la moitié de la population de la terre ; tandis que pour d’autres, elle est un rappel nécessaire de l’inégalité persistante entre les sexes. Et si la vérité était entre les deux ? Le 8 mars, un jour dans l’année est un bon rappel, mais pour qu’il gagne en efficacité, il doit être le départ d’opérations concrètes qui s’étalent tout au long des mois pour minimiser les problèmes relevés par les acteurs concernés. Le 8 mars devrait également être un jour pour dresser une liste de priorités assorties d’un calendrier et de comptabilité pour mesurer ce qui s’est passé depuis la célébration précédente. Tant que cette journée sera une journée de communication et de marketing éphémère sa portée sera limitée et continuera à alimenter un débat inutile que le calendrier balaie dès le lendemain. Et ce qui est valable pour la condition féminine, l’est pour bien d’autres problématiques sociales. Il se trouve que le 8 mars est également la journée mondiale du rein. Au niveau mondial, le nombre de personnes souffrant de dysfonctionnements rénaux est estimé entre 400 et 600 millions.  Avec le diabète et l’hypertension, ces maladies chroniques font des ravages, en particulier dans les pays du tiers-monde. Partant de l’idée qu’il n’y a pas de fatalité, ces maladies nécessitent d’abord une prise en charge pédagogique, accompagnée de politiques de prévention et de sensibilisation à grande échelle, qui passent par des gestes simples comme une meilleure hygiène alimentaire. D’autant que la plupart de ces maladies sont dites « silencieuses », c’est-à-dire qu’elles ne présentent pas de symptômes visibles au préalable de leur déclaration. Pourtant, leur coût pour la société est important, bien plus que leur prévention. Que ce soit pour la condition de la femme ou celui de la santé publique, il est primordial de baser tous les efforts sur une action permanente,  mesurable et dépassionnée.

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