300 observateurs de l’ONU en renfort
Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont décidé l’envoi, dans les prochains jours, de 300 observateurs en vue de surveiller le cessez-le-feu entre l’armée syrienne et l’apposition armée.

Les membres de la mission d’observation de l’ONU, samedi, lors de la visite de Homs, ville située au centre du pays.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, samedi, à l’unanimité une résolution qui autorise l’envoi de 300 observateurs en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu compromis par la mort de plus de 200 personnes depuis son instauration il y a plus d’une semaine. Dans le même temps, les observateurs déjà sur place se sont rendus dans la ville de Homs, symbole de la contestation, qui a été la cible, ces derniers jours, de violents bombardements. « Les 300 observateurs militaires non armés doivent être déployés rapidement et pour une période initiale de 90 jours », stipule le texte ainsi adopté, mais il faudra d’abord que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon détermine si « la consolidation » du cessez-le-feu permet ce déploiement. Les États-Unis ont déjà menacé de ne pas prolonger cette mission au-delà de trois mois. Après le vote du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a aussitôt appelé Damas à « créer rapidement les conditions nécessaires pour le déploiement de la mission ». Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, s’est prononcé pour que les observateurs soient « déployés rapidement et sans entrave », menaçant dans le même temps Damas de « toutes les options envisageables s’il ne respecte pas ses engagements ». Son homologue allemand Guido Westerwelle a jugé, quant à lui, que le temps des ruses et des petits jeux tactiques est terminé.
Mise en garde
De son côté, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, a indiqué à l’AFP que le secrétaire général de l’ONU devait être prudent sur les conditions d’envoi du contingent en Syrie. « Notre patience est à bout. Personne ne devrait dire que les États-Unis seront d’accord pour renouveler cette mission à l’issue des 90 jours de déploiement », a déclaré Susan Rice au Conseil de sécurité. La mission des observateurs s’annonce, en tout cas, à haut risque, alors que de nouvelles violences, samedi, ont fait au moins 11 morts à travers le pays. C’est la première fois que des Casques bleus sont envoyés dans une zone de conflit sans armes et sans un accord formel de cessez-le-feu.◆











