L’Assemblée française vire au rose
La gauche dispose désormais d’une majorité absolue à l’Assemblée après les législatives de dimanche. Le nouveau président français, François Hollande, a désormais une large marge de manœuvre pour mettre en route ses programmes.

Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, saluée par des sympartisants dimanche à l’issue du second tour des législatives.
Les formations de gauche et les différents candidats s’étant présentés sous cette bannière ont remporté la majorité absolue au Parlement à l’issue du second tour des législatives de dimanche. La gauche domine ainsi l’Assemblée nationale avec 341 sièges. Le Parti socialiste (PS) s’est taillé la part du lion en remportant à lui seul 281 sièges. Le Parti radical de gauche (PRG) en a enregistré 11 et 3 pour le Mouvement républicain et citoyen (MRC), les différents autres candidats qui se sont présentés sous la bannière de la gauche ont également remporté 19 sièges. À cela viennent s’ajouter les scores des alliés, les écologistes ont eu 17 sièges et le Front de gauche en détient 10. Pour la première fois de leur histoire, les écologistes vont pouvoir disposer d’un groupe à l’hémicycle. Jean-Luc Mélenchon a, quant à lui, demandé à ce qu’on abaisse à dix le quota de députés nécessaires pour former un groupe parlementaire actuellement à quinze. « Au Sénat, on peut constituer un groupe à dix, donc j’estime qu’à l’Assemblée on doit pouvoir en faire autant », a-t-il déclaré après l’annonce des résultats. Ségolène Royal a, quant à elle, perdu à la Rochelle. « Le résultat de ce soir est le résultat d’une trahison politique », a-t-elle déclaré. Son adversaire, le dissident du PS, Olivier Falorni a recueilli 67 % des voix. Toutefois, Martine Aubry a fait savoir qu’il ne sera pas intégré au sein du Parti socialiste à l’Assemblée.
Déception à droite
François Bayrou du Modem, non plus, n’a pu s’en sortir dans son fief des Pyrénées-Atlantiques. Le Parti socialiste a également raflé la mise à l’étranger. Les candidats socialistes et leurs alliés se sont, en effet, imposés dans huit des onze circonscriptions dévolues aux Français résidant à l’étranger pour la première fois. Cette victoire renforce la présidence de François Hollande, qui dispose désormais d’une grande marge de manœuvre pour mettre en application ses programmes. À droite, c’est la déception. Plusieurs ex-ministres de l’ancien gouvernement de Nicolas Sarkozy ont été sanctionnés par les urnes à l’image de Claude Guéant et de Nadine Morano. Seuls trois députés de droite représenteront les Français de l’étranger à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’Alain Marsaud et Thierry Mariani qui l’ont respectivement emporté dans la 10e et la 11e circonscription, tandis que les Français de Suisse ont élu Claudine Schmid (UMP). ◆











