Les détenus palestiniens arrêtent leur grève de la faim
Les détenus palestiniens, en grève de la faim depuis le 17 avril pour dénoncer les conditions de leur détention, ont signé, lundi, un accord mettant fin à leur initiative.
Les détenus palestiniens d’Israël qui étaient en grève de la faim depuis des semaines ont eu gain de cause. En effet, l’administration pénitentiaire a signé, lundi, avec eux, un accord sous médiation égyptienne pour lever une grève de la faim massive en prison, dont la prolongation risquait de dégénérer en violences. Les autorités israéliennes ont dû concéder les trois principales revendications des prisonniers à savoir la levée de la détention illimitée sans jugement, celle de l’isolement carcéral et l’autorisation des visites pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d’un engagement signé à « s’abstenir de tout acte de terrorisme » ainsi que de toute nouvelle grève de la faim. « Tous les mouvements palestiniens ont signé un accord dans la prison d’Ashkelon (sud d’Israël) pour arrêter la grève de la faim », a déclaré à l’AFP, le président du Club des prisonniers palestiniens, Qaddoura Farès. L’avocat du Club des prisonniers, Jawad Boulos, et les leaders de la grève se sont rendus à la prison de Ramlé pour soumettre l’accord aux grévistes de longue durée, dont Thaër Halahla et Bilal Diab, qui ont achevé leur 76e jour. Ces derniers, membres du mouvement radical Jihad islamique.
Résistance
À Gaza, le Hamas a salué une « victoire de la dignité », fêtée par des dizaines de milliers de ses partisans, selon un communiqué. Hanane Achraoui, membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a également salué une « victoire » estimant qu’elle démontrait que « la résistance non violente est un outil essentiel dans notre lutte pour la liberté ». Pour rappel, au moins un tiers des quelque 4 700 détenus palestiniens d’Israël (dont plus de 300 en détention administrative) étaient en grève de la faim à la suite d’un mouvement collectif lancé le 17 avril, sept autres ayant cessé de s’alimenter depuis plus d’un mois et demi. « Tous les détenus administratifs seront libérés à l’issue de leur période de détention en cours, à moins que de nouvelles preuves ne soient présentées contre eux », a indiqué l’administration pénitentiaire. L’envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU), Tony Blair, s’est félicité de l’accord dans un communiqué, se déclarant « en particulier content que les autorités israéliennes aient accepté de lever l’isolement carcéral de tous les prisonniers ». ◆












