Mezouar drague les rappeurs
Des artistes de la scène « hip hop » meknassis ont présenté, mercredi soir, leurs doléances à Salaheddine Mezouar. Celui-ci leur a promis de prendre en compte leurs demandes, tout en leur annonçant la création d’un festival d’envergure pour les années à venir.
Le compte à rebours a commencé dans la capitale ismaélienne, où cinq sièges sont à pourvoir. Mercredi soir, Salaheddine Mezouar, chef du RNI, est allé voir quelques représentations de groupes faisant partie de la scène « underground » meknassie. Le patron de la Colombe a profité de l’occasion pour afficher son soutien au nouvelles formes que prend l’art au Maroc.
Dans une salle de cinéma remplie exclusivement de jeunes de la scène hip hop meknassi, Mezouar s’est mis à regarder les « shows » des différents groupes de hip hop locaux. Sourire affiché aux lèvres, le chef du parti de la Colombe n’hésitait pas à interagir de temps à autre avec les participants. « Les jeunes de cette ville sont délaissés, l’art du hip hop est marginalisé alors que nous avons des jeunes artistes très talentueux », se plaignait un rappeur de la ville aux longues murailles. Un autre, spécialisé dans le « bitbox », l’art de faire de la musique avec sa bouche au lieu d’instruments, s’est plaint de « l’intolérance de la société vis-à-vis de l’art urbain ».
Mezouar promet un festival aux Meknassis
Salaheddine Mezouar, dans son allocution clôturant la rencontre, a bien tenté de les rassurer en leur parlant de son amour pour le basket et la musique, et de sa volonté de « libéraliser l’art et la culture au Maroc ». « Alors que certains veulent interdire la musique, le cinéma, la liberté de création, nous au RNI, nous avons choisi la voie de la liberté, de l’art, et du soutien aux jeunes talents », a déclaré le ministre des Finances sortant, tout en ajoutant « La ville de Meknès est dépourvue de festivals, ce n’est pas normal, je ferai tout ce qui en mon pouvoir pour créer un festival au rayonnement international pour Meknès », a-t-il promis aux nombreux jeunes présents dans la salle. Au bout de deux semaines de campagne éprouvante pour les candidats, la bataille pour la députation à Meknès s’annonce rude. Certains avancent le conservatisme de société dans la ville ismaïlienne, fief du PJD. D’autres se disent déçus du parti islamiste, et de leur ancien maire lampiste Aboubakr Belkoura, démis de ses fonctions, rappelons-le, pour « mauvaise gestion des affaires communales ».◆












