Economie

5 février 2012

Agriculture Maroc et Espagne condamnés à s’entendre

Ecrit par: Mohamed Mounjid

 Abdelatif Taraf directeur de l’EACCE : «Les critiques qu’ont faites les associations de producteurs d’Andalousie sur le nouvel accord agricole Maroc-UE sont fondées sur des «demi-vérités»».

La Les Espagnols restent, sans conteste, un des partenaires privilégiés du Maroc dans le domaine agricole. Et cela bien que le nouvel accord agricole conclu mais non encore ratifié entre le Maroc et l’Union européenne,  ait suscité des remous auprès des agricultures et producteurs ibériques. Sur cette question précisément, Abdelatif Taraf directeur de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE)  et lors d’une rencontre en fin de semaine dernière à Murcia (Espagne) sur le partenariat économique entre le Maroc et l’Union européenne dans le secteur de l’horticulture a indiqué «que les critiques qu’ont faites les associations de producteurs espagnols d’Andalousie sur l’accord du Maroc-UE sont fondées sur des «demi-vérités»».

Taraf, qui est aussi le président de la Fondation euro-arabe des hautes études en technologies alimentaires, ajoute que les entreprises agricoles espagnoles comprennent très bien que les questions de la violation de quotas et de contrôle de l’environnement soulevées auparavant sont complètement fausses, rapporte  le portail espagnol d’informations ABC.

Il faut savoir  que les entreprises espagnoles implantées au Maroc pour la plupart originaires des provinces d’Andalousie, comme Malaga, Almeria et  Huelva, produisent 50% de la fraise  exportée vers l’Europe. A noter aussi qu’elles assurent près de 25% du chiffre d’affaires des exportations marocaines de tomate et  haricots.

Aux yeux de Taraf, le champ de coopération avec notre voisin ibérique est vaste. En matière d’horticulture, les deux pays présentent des structures qui ne sont pas concurrentes mais complémentaires. 

«L’Espagne est un client et fournisseur du Maroc et peut collaborer  en termes de logistique et  commercialisation de fruits et légumes», a-t-il ajouté. m.m

Mohamed Mounjid




 
Articles en relation
 

 
La demande auprès de la BAD porte sur 931,63 millions de DH, quant à celle auprès de la BEI, elle porte sur 445,569 millions de DH.

2 milliards de DH de levée de fonds pour l’irrigation

Le Programme National d’Economie d’Eau d’Irrigation va bon train. Le ministère de l’Agriculture a institué deux demandes de levée de fonds d’un montant global de près de 2 milliards DH. Introduites auprès de la B...
 
 
La stratégie élaborée aura pour objectif le développement d’un système national de formation et de recherche agricoles cohérent.

Une stratégie pour la recherche agricole

Le ministère a jugé nécessaire de se doter d’une stratégie pour assurer une cohésion et une meilleure performance de la recherche et la formation. Un appel d’offre a été lancé en début de cette semaine.
 
 
La production nationale de blé tendre collectée jusqu’à présent a atteint le volume de 20,5 millions de quintaux.

Le stock en blé est-il réellement suffisant?

L’ONICL, dans son dernier communiqué, annonce que l’état d’approvisionnement en blé tendre est des plus rassurants. Cependant, ce constat ne fait pas l’unanimité.
 

 
José Bové, le grand partisan du rejet du protocole du 13 décembre 2010, ne se prive pas de l’exprimer publiquement. De quoi donner du pain sur la planche pour Aziz Akhannouche, le ministre marocain de l’Agriculture (en dessous).

Maroc – UE : quel avenir pour l’accord agricole

La semaine dernière, le Parlement européen a rejeté la prorogation de l’accord de pêche. L’élargissement de l’accord agricole risque de subir le même sort, à moins d’une forte mobilisation de la diplomatie maroca...
 
 
La prospection de nouveaux marchés pour nos produits agricoles est devenue presque une urgence pour les exportateurs.

Que gagne le Maroc de ces accords ?

Le spectre de refus plane sur l’accord agricole Maroc-UE. En dépit d’une éventuelle hausse des quotas accordés, décriée par quelques membres de l’Union, la balance des échanges au niveau des lignes agricoles est dé...
 
 
Un panel de haut rang a animé le premier congrès international de l’Arganier qui s’est tenu du 15 au 17 décembre à Agadir.

À qui profite l’arganier ?

Les participants au premier congrès international de l’arganier tirent la sonnette d’alarme : son exploitation génère aujourd’hui des bénéfices inéquitablement répartis entre l’amont et l’aval de la filière. C...
 




0 Comments


Soyez le premier à commenter l'article


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>