C’est un week-end footballistique blafard, peu reluisant et à vite oublier pour le football national malmené plus que jamais et qui devrait donner à réfléchir. En compétitions africaines, c’est le fiasco total avec les éliminations du Raja et du DHJ en Champions League et de l’ASFAR en coupe de la CAF. Al Botola, en [...]
- C’est un week-end footballistique blafard, peu reluisant et à vite oublier pour le football national malmené plus que jamais et qui devrait donner à réfléchir. En compétitions africaines, c’est le fiasco total avec les éliminations du Raja et du DHJ en Champions League et de l’ASFAR en coupe de la CAF. Al Botola, en parallèle, atténuait quelque peu la déception, grâce au KAC, au WAF et à l’OCS des «va-nu-pieds» enthousiasmants et surtout révoltés.
En compétitions continentales, seul le FUS donc, l’équipe du président, sauvait la mise en dominant le Baraka, une équipe de seconde division, du minimum vital. On dira, pour résumer un peu cette cata de situation, que la victoire r’batie est ce fameux arbre qui cache la forêt. Mais cela devrait rentrer dans l’ordre des choses, dès le tour suivant puisque l’équipe la moins populaire des deux divisions confondues, jouera le détenteur du trophée, le Stade Malien et très certainement arrêtera –sans jeu de mots– sa belle aventure, à ce stade. Pourtant le vent était à l ‘optimisme quand justement ce FUS en ouvrant le bal du safari dominait les Guinéens du FC Baraka 1-0, sur un but inscrit par son Malien de service, Amadou Diallo en début de seconde période. On pensait que cela augurait des meilleurs présages d’autant plus que dans la foulée, le DHJ ouvrait le score à El Jadida face aux Libyens d’Al Ittihad. Mais il faut croire que les dieux du stade avaient choisi leur camp car, dans cette rencontre de tous les suspens les Doukkalis n’ont jamais su saisir leur chance. Al Ittihad revenait au score et se permettait même le luxe de rater un penalty en cours du jeu pour l’emporter finalement lors des séances des tirs au but. Vlan ! Le lendemain, quand les Militaires se faisaient sortir par le club algérien du Chabab de Belouizdad, on s’est dit que notre sport favori était sûrement maudit. Sur la seule action qu’ils ont menée, les Algériens parvenaient grâce à une sacrée accélération de Youssef Saibi d’ouvrir le score à cinq minutes de la pause et par là, de s’ouvrir grandement la qualification. Même si l’ASFAR revenait au score en fin de mi-temps par Ouaddouch cela restait insuffisant car le but algérois marqué à l’extérieur avait plombé les crampons militaires qui au final n’ont pu que constater les dégâts. Et la troisième élimination nous est arrivée de Luanda quand le Raja succombait à la loyale devant les Angolais de Petro Atletico 1-0 sur un but de Palana à l’heure de jeu. Les Casablancais perdaient même dans l’affaire Salhi expulsé juste avant le but angolais.
On se consolera de ces misères en nous disant que les méninges de nos génies de la programmation n’auront plus à souffrir, désormais les journées de championnat se joueront presque complètement voire entièrement, merci d’avance au Stade Malien. C’est que le béguin pour Al Botola est d’autant plus renforcé quand on voit, les mal classés de leur tocsin sonner la révolte. C’est ainsi que vendredi en nocturne, alors que le DHJ la buvait jusqu’à la lie, un autre grand de ce championnat, le WAC pour le nommer, se faisait tirer les oreilles par un plus petit que soi le KAC. Les Kénitréens dans un joli duel-poursuite gâchaient l’anniversaire à Badou Zaki en accrochant ses poulains 2-2. Laroui ouvrait la marque dix minutes après la pause avant que le revenant Bidoudane d’un beau retourné ne rétablisse la parité. Les Wydadis pensaient avoir fait l’essentiel en prenant l’avantage sur la spécialité de Mouythis, un heading à un quart d’heure de la fin. Mais c’était sans connaître les Gharbaouis qui revenaient cinq minutes plus tard, sur un heading, de Coulibali qui lobait Lmyaghri. Le Raja dans son malheur peut se consoler, le WAC reste toujours à sa portée. Le samedi, c’est l’OCS qui créait la sensation en emportant le sommet du bas à Salé 3-1. Les Safiots pliaient tôt le match puisqu’à la dix-septième ils en avaient déjà mis trois à la défense slaouie qui décidément s’est accoutumée à ce chiffre (9 buts en «3 matches). L’ASS a mis un pied en division inférieure tandis que l’OCS qui lui a cédé volontiers son bonnet d’âne s’extirpe de la zone rouge à un point seulement d’Al Massira qui a encore une rencontre à jouer vendredi face au Raja à Laâyoune.
Dimanche, le derby fassi tenait ses promesses et se faisait sous le signe de la rébellion. Le WAF renversait l’ordre des choses en dominant le MAS 2-1 à la régulière. C’est les Blancos Negros qui ouvraient logiquement la marque par Errag avant de se faire rejoindre. On regrettera cependant lors de cette rencontre de haut niveau, l’arbitrage fantaisiste d’Al Aachiri qui, en jouant à la compensation a rétabli la parité en sifflant un penalty sévère à cinq minutes de la fin. Heureusement pour le WAF et le spectacle que l’expérimenté Chenguiti dans les temps morts répondait d’un but victorieux à l’égalisation de Sarsar. Enfin si l’on ne pipe mot au nul blanc de la confrontation purement berbère de Khémisset c’est que ni l’IZK ni le HUSA n’ont marqué ni le moindre but ni la rencontre. Mercredi pour les mordus d’Al Botola la journée se poursuit avec OCK-ASFAR et FUS-MAT.




