A la fin des années 40, Ingrid Bergman est déjà une grande star hollywoodienne, mondialement adulée depuis sa lumineuse apparition dans Casablanca de Michael Curtiz, déjà oscarisée pour « Hantise » de George Cukor, déjà devenue l’une des héroïnes hitchcockiennes les plus mémorables en trois films, La maison du docteur Edwardes, Les enchaînés, Les amants du capricorne. De grande taille, dotée d’une beauté naturelle et atypique, extrêmement talentueuse, l’actrice suédoise détonne et règne incontestablement sur le cinéma américain
Dans les années 70, le maître japonais Akira Kurosawa connaît l’une des pires périodes de sa vie après l’échec de « Dodeskaden », échec commercial cinglant combiné à un accueil critique des plus virulents.
«Fanny et Alexandre » fait partie de ces rares films dont l’enchantement continue de vous habiter longtemps après les avoir vus, et qui semblent à chaque évocation plus magiques, plus justes et plus doux
J’ai découvert Maggie Cheung dans les films de Wong Kar Wai. Je savais qu’elle avait déjà une carrière imposante dans le cinéma populaire hongkongais des années 90 mais ce sont ses incursions dans le cinéma d’auteur, chez Stanley Kwan en particulier ( Center stage) et Olivier Assayas ensuite (Irma Vep) qui ont capté toute mon attention. [...]
Les raisons de l’échec de « La porte du paradis » au moment de sa sortie demeurent incompréhensibles tellement la beauté sidérante du film est aujourd’hui encore une évidence, le plaçant incontestablement parmi les plus brillantes fresques jamais réalisées dans le cinéma américain.
Trois ans avant son chef d’œuvre absolu In the mood for love et alors que la rumeur cinéphile l’introduit comme l’un des meilleurs cinéastes asiatiques de son temps, Wong Kar-wai livre in extremis la copie de Happy together au festival de Cannes, où il décroche le prix de la mise en scène en 1997
On ne peut pas dire que les films de Wong Kar Wai soient à chaque fois totalement achevés,
Les films de Jacques Audiard dégagent une intensité rare dans le cinéma hexagonal
Dernier film tourné par Orson Welles à Hollywood et aux États-Unis, « La soif du mal » était censé réhabiliter son auteur auprès des producteurs américains et effacer, du moins en partie, son épouvantable réputation auprès de ceux-ci, due à ses tournages très longs, à son exigence légendaire et aux échecs commerciaux de plusieurs de [...]
En marge du cinéma français, Claire Denis mène depuis la fin des années 80 une carrière passionnante et singulière. Grandie en Afrique (qu’on retrouve souvent dans ses films), celle qui fut l’assistante de Wim Wenders sur « Paris Texas » et de Jim Jarmusch sur « Down by law », cultive son nomadisme, son indépendance [...]