La quasi-totalité des partis et représentants de syndicats sont attendus. Ils doivent présenter leurs propositions pour les réformes à venir concernant la Constitution. D’un point de vue pratique, les partis politiques ont loupé le coche en ne prenant pas la juste mesure des événements de février et, surtout, en se faisant littéralement dépasser par le [...]
La quasi-totalité des partis et représentants de syndicats sont attendus. Ils doivent présenter leurs propositions pour les réformes à venir concernant la Constitution.
D’un point de vue pratique, les partis politiques ont loupé le coche en ne prenant pas la juste mesure des événements de février et, surtout, en se faisant littéralement dépasser par le discours du 9 mars ; un discours dont l’audace a surpris les plus hardis et qui a eu le mérite de sortir les politiques de leur légendaire léthargie, les obligeant à se remettre dans la course. Dans cet exercice de la démocratie, le rôle des partis est primordial. Et c’est ce qui peut les sauver… à condition, bien sûr, qu’ils fassent leur révolution interne et se mettent en phase avec les attentes du peuple et du roi.
Exercice difficile, d’autant plus délicat que le temps presse et que la vox populi s’est largement emparée de l’espace public pour exprimer ouvertement ses attentes. Les partis politiques auront donc la lourde tâche de développer un programme et de se faire écouter par celles et ceux qui ont manifesté et qui ne leur accordent pas de crédit ; c’est dire le chemin qu’il leur reste à faire.
A force de vouloir ne pas faire de vagues et devancer les attentes du roi telles qu’ils pensaient les définir, ils se sont sclérosés et se sont retrouvés hors-jeu.
Exercice difficile aussi pour les contestataires qui devront faire montre d’indulgence et permettre aux politiciens qui en ont les moyens de rattraper le train en marche, en espérant qu’ils auront tiré la leçon de ces dernières semaines.
Mais qui dit indulgence ne dit pas forcément que la confiance perdue sera à nouveau au rendez-vous sans conditions. La vigilance reste de mise pour mesurer les efforts des partis et de leurs ténors et c’est sur leurs actions qu’ils seront jugés et non sur leurs discours.
Le temps de l’action est arrivé ! Dans une configuration nouvelle, où le Maroc de demain s’écrira avec le concours de partis politiques qui joueront pleinement leur rôle et d’une société civile qui leur fera contrepoids chaque fois que cela sera nécessaire.





cher monsieur TAZI,franchement,qui croira un menteur méme quand il dit la vérité?
nos partis politiques,confond politique et mensonge,pour ne pas dire qu’ils doivent d’abord apprendre les A.B.C.de la politique de nos jours,ça va pas étre facile,car « MAN CHABBà ALA CHAYà a,chaaaba alihe ».comme vous le dites si bien,à moins q’une revolution interne,une vraie et serieuse,pas une revolution organisée et arrangée avec des tirs à blanc.certainement,nombreux ,les partis qui ont songé à cette stratégie,nombreux ceux qui manquent de
volonté et refusent categoriquement, de faire partie de la marche pour la démocratie.rien que leur comportements vis à vis des jeunes manifestants du 20 fevrier en dit long.ILS veulent jouer « l’abus de position dominante » bien qu’ils ne dominent plus rien « HORS-JEU »,vivement les prochaines elections.