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Avenir

La crise qui secoue la zone euro n’a pas livré tous ses secrets et les scénarios les plus impensables, il y a juste quelques semaines, commencent à trouver un écho auprès des décideurs politiques européens. L’Union européenne qui représente sous sa forme actuelle 25% du commerce mondial est un acteur incontournable dont l’état impacte de [...]

La crise qui secoue la zone euro n’a pas livré tous ses secrets et les scénarios les plus impensables, il y a juste quelques semaines, commencent à trouver un écho auprès des décideurs politiques européens.
L’Union européenne qui représente sous sa forme actuelle 25% du commerce mondial est un acteur incontournable dont l’état impacte de manière importante tout le système économique mondial.
Dans la configuration actuelle, la compétition entre les zones d’influences monétaires représentées par le dollar, l’euro et dans une moindre mesure par le yen s’arrête au fragile équilibre que nous connaissons. Ce dernier repose sur la conviction que la mise en défaut de l’une des monnaies entrainerait le chaos pour tous les autres au lieu de profiter à ceux qui ne seraient pas touchés. Cet été, qui s’annonce chaud, pourrait voir la zone euro exploser et entamer un processus de recomposition qui aboutirait à un noyau plus solide, décidant de mettre en commun les outils de souveraineté au-delà de la monnaie.  Si cela était le cas, les turbulences générées entraîneraient à coup sûr des remous considérables chez les partenaires économiques de l’Europe, à commencer par les pays du Maghreb dont elle est le premier partenaire sur bien des plans.Que ce soit les aides que nous recevons ou les échanges économiques, nul doute que nos économies seraient mises à rude épreuve. D’autant que l’explosion de la zone euro ouvrirait le bal à la spéculation sur toutes les monnaies, et au premier rang d’entre elles, le dollar et le yen, avec toutes les conséquences imaginables. Au niveau national, la question qui se pose, même si un tel scénario était improbable, est de savoir quels sont les outils et les stratégies alignés par notre gouvernement pour parer à une telle situation.L’attentisme est une option, mais son coût pourrait être difficile à intégrer, en particulier dans ce contexte de mondialisation où les décisions et leurs répercussions se jouent des frontières politiques. L’austérité est une autre option, mais elle n’aboutirait à rien, si elle n’est pas accompagnée de mesures de révision des dépenses publiques et de la recherche d’autres débouchés pour les produits de notre économie. Reste donc à penser et mettre en œuvre les mesures pour amortir les chocs à venir.

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