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Beauté militante

Le prix « Terre de femme », initié par la Fondation Yves Rocher, a consacré, pour la troisième année consécutive, les femmes éco-citoyennes au Maroc et en Afrique. Zoom sur ces militantes de l’ombre.

Les quatre lauréates du prix «Terre de femme», militantes dans l’ombre, récompensées samedi par la Fondation Yves Rocher.

Les quatre lauréates du prix «Terre de femme», militantes dans l’ombre, récompensées samedi par la Fondation Yves Rocher.

Connue pour son engagement environnemental, la Fondation Yves Rocher, a organisé, samedi au Beldi Country Club de Marrakech, la 3e édition de la remise des prix des femmes marocaines anonymes, qui œuvrent pour un monde vert. Ces activistes ont été récompensées en présence d’un parterre de figures de militants verts, dont notamment Pierre Rabhi, chantre du militantisme écologique, qui a prononcé une allocution sincère et touchante, et Abderazzak Benchaâbane, ethnobotaniste et professeur d’écologie à l’université de Marrakech, ainsi que les membres du jury. Marquée par l’absence du président du jury, Dr. Jaafar Haikal, et celle du président de la Fondation, Jacques Rocher, la cérémonie a mis en avant les exploits écologiques de ces quatre femmes, qui luttent dans leurs douars, munies uniquement des moyens de bord, et d’une bonne dose de volonté.

Fatema Takieddine (à droite), éco-citoyenne dans la province d’El Jadida, gagnante du premier prix d’un montant de 5 000 euros.

Fatema Takieddine (à droite), éco-citoyenne dans la province d’El Jadida, gagnante du premier prix d’un montant de 5 000 euros.

La dé-marche verte

Quatre femmes, ayant pris le pari de créer des liens entre les hommes et la nature, étaient présentes, émotions en bannière, pour recevoir leurs récompenses. Fatema Takkieddine, lauréate du premier prix (5000 euros), est fondatrice et présidente de l’association Grand Cœur pour l’environnement et le développement durable, dans la province d’El Jadida. Enseignante de littérature arabe à l’école centrale d’El Jadida, Fatema est une femme éco-citoyenne jusqu’au bout des ongles. Outre les projets divers qu’elle mène pour la survie de son environnement, son projet-phare est la plantation des arbres fruitiers autour de la province d’El Jadida, dont la récolte serait susceptible d’améliorer le niveau de vie des femmes et de la communauté, grâce à la commercialisation des produits déclinés.  Naima Belhoufert, deuxième prix (3 000 euros) dirige d’une main de fer la coopérative Tifaouine de production d’huile d’Argan, et tente de sensibiliser les autochtones à utiliser l’énergie solaire. Depuis qu’elle a initié le projet des cuiseurs solaires, elle sert fièrement ses tajines grâce à cette source d’énergie viable.  Imane Taiime, gagnante du troisième prix (2 000 euros) de la Fondation NORSYS Marrakech, parcourt les lycées et rallie inlassablement à sa cause environnementale les esprits juvéniles. La lauréate du 1er prix « Terre de femme » Afrique (5 000 euros) est Assetou Kanouté, membre du conseil d’administration de l’association pour le Développement des Activités de Production et de Formation (ADAF/GALLE), une ONG active à Bamako. Assetou, militante depuis 18 ans, met en avant la créativité des paysans et leur savoir-faire, chapeautant récemment le projet de greffage de deux genres de plantes et visant à créer un nouveau genre de fruit au Mali.◆

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