Bouchra Grana Baddouh : « Je crois énormément au potentiel de cette région »
Les Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia) et le salon BatExpo ont été organisés la semaine dernière à Agadir. Entretien avec Bouchra Grana Baddouh, patronne de l’agence GRACOM.
Quel bilan dressez-vous pour ses premières Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia)que vous avez organisez la semaine dernière à Agadir?
Je pense qu’il est encore prématuré de parler de bilan au sens strict du terme. À mon sens il faudrait attendre la tenue de la 2e édition pour que l’on puisse vraiment établir un bilan. Quoi qu’il en soit, Energia est une réussite en soi vu le nombre des invités et la qualité des intervenants (Masen, Sie, Eresen, One…). Une réussite aussi parce que la région s’apprête à abriter l’une des plus grandes centrales solaires du monde. De plus, le sujet est d’actualité et devrait être médiatisé davantage, d’autant que la politique de régionalisation commence à prendre forme.
Certains parlent d’un échec des premières Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia)
Échec…je ne pense pas. C’est trop dire par rapport à une édition unique en son genre et dans une région telle que Souss-Massa-Draa. Certes les premières opérations sont dans la majorité des cas des opérations kamikazes pour dire vrai. Mais je pourrais vous affirmer que je suis quand même arrivé à atteindre 60 % des objectifs fixés.
Je pense que pour cette première édition c’est normal. Et je promets de faire mieux la prochaine édition. Car il y a encore beaucoup d’efforts à déployer.
Cela est d’autant plus vrai que je crois énormément au potentiel de cette région.
Qu’en est-il de BatExpo, surtout qu’au vu de la grande campagne médiatique, l’effet retour est resté limité?
Effectivement. L’effet retour n’a pas été au rendez-vous. N’empêche que la 7e édition de BatExpo a réussi à susciter, certes avec un nombre de visiteurs inférieur à celui des éditions précédentes (3 000), l’intérêt des professionnels. Plus de 25 exposants ont répondu présent. Toutefois, il ne faut pas laisser de côté l’impact de la crise qui a laissé ses traces. Preuve en est que le secteur de l’immobilier dans la région a subi une perte de 25 %.
Peut-on parler de guerre de sponsors?
Je tiens à souligner que le secteur de l’événementiel et de la communication n’est pas encore structuré. Et ce n’est pas facile de décrocher un marché. Le sponsoring dépend encore d’autres facteurs…. ◆


