Calendrier
L’adoption de la nouvelle constitution a ouvert plusieurs chantiers structurants, a apporté plusieurs chamboulements, parmi lesquels celui des calendriers. La question de la tenue des prochaines consultations revient régulièrement. Le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, a pourtant, en sa qualité de représentant de l’organisation des élections, donné une date. Rendez-vous est donc pris pour juin. [...]
L’adoption de la nouvelle constitution a ouvert plusieurs chantiers structurants, a apporté plusieurs chamboulements, parmi lesquels celui des calendriers. La question de la tenue des prochaines consultations revient régulièrement. Le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, a pourtant, en sa qualité de représentant de l’organisation des élections, donné une date. Rendez-vous est donc pris pour juin. Mais les choses ne semblent pas également partagées par tout le monde. Plusieurs représentants de partis politiques réclament un report pour diverses raisons qu’ils expliquent chacun de son côté. Faut-il y voir un impératif démocratique qui justifierait un décalage pour assurer le bon fonctionnement des institutions ou une volonté politique de laisser la coalition au pouvoir s’essouffler pour la priver de son élan et engranger les hypothétiques gains associés ? L’avenir nous le dira. Ceci étant posé, la question n’est pas simplement liée aux impératifs des partis, puisque quelques mois à peine séparent deux consultations avec les élections régionales qui se profilent également. Faut-il attendre que le projet de régionalisation aboutisse avant de convier les Marocains aux urnes pour cette échéance précise ? Ou pas ? La réponse mérite un débat et une contribution pédagogiques des partis politiques et autres intervenants sur le sujet. Sachant que le principal ennemi de toute élection est l’abstention, le risque de convoquer les citoyens deux fois ne risque-t-il pas de provoquer leur lassitude ? De plus, du point de vue logique et logistique, sachant que le dernier vote a coûté 500 millions de dirhams, le fait de coupler les deux opérations pourrait, en créant des synergies et optimisations, dégager de substantielles économies en ces périodes de vaches maigres. Enfin, sur un plan plus terre-à-terre, allouer deux journées à un acte civique important est une bonne chose, mais qui pourrait se faire au détriment de la productivité des citoyens-salariés-électeurs.

