L’inquiétude persiste chez les Nations qui ont toujours poinçonné leur ticket pour les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations. Du coup, les interrogations se multiplient et d’aucuns de prédire beaucoup de surprises pour cette CAN 2012. L’Egypte, championne en titre, les mondialistes comme l’Algérie, le Cameroun et le Ghana ont perdu du terrain [...]
L’inquiétude persiste chez les Nations qui ont toujours poinçonné leur ticket pour les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations. Du coup, les interrogations se multiplient et d’aucuns de prédire beaucoup de surprises pour cette CAN 2012. L’Egypte, championne en titre, les mondialistes comme l’Algérie, le Cameroun et le Ghana ont perdu du terrain au profit de Nations qui faisaient jusque-là figure d’épouvantail et qui commencent à percer à un haut niveau.
L
e trône des Pharaons est-il en train de vaciller ? Leur défaite dimanche à Niamey après leur nul au Caire, début septembre, face à  la Sierra Leone, les deux équipes présumées les plus faibles du groupe G ont de quoi inquiéter les plus inconditionnels des supporters des hommes d’Hassan Shehata. L’Egypte parviendra-t-elle à se qualifier pour la prochaine phase finale de la CAN Orange ? La question n’est pas un crime de lèse-majesté. Ils sont beaucoup à se la poser au lendemain de la deuxième journée. Une liesse populaire a salué dimanche dans les rues de Niamey, la victoire «historique» du Niger face aux Pharaons d’Egypte tenants du titre (1-0). «ça y est, les Pharaons champions d’Afrique sont tombés à Niamey !», a lâché le journaliste de la radio nigérienne au coup de sifflet final. L’unique but marqué par Moussa Ouwoh Maazou (34e), l’attaquant du club français des Girondins de Bordeaux, a suffi pour enflammer le public. Si l’indéboulonnable champion d’Afrique depuis 2006 se trouve en grand danger, il n’est pas le seul. La situation de quelques uns des mondialistes d’«Afrique du Sud 2010» n’est guère plus enviable. Le Ghana, qui avait épaté tout le monde au mois de juin en accédant aux quarts de finale de la Coupe du monde, a été tenu en échec à Kumasi par le Soudan. Le faux pas de l’Algérie chez elle contre la Tanzanie en septembre n’en est sans doute pas un car les Fennecs se sont inclinés à Bangui devant une équipe centrafricaine qui n’apparaissait pas au départ comme un obstacle insurmontable. Résultat, les Fauves du Bas Oubangui se retrouvent en tête de leur groupe à égalité de points avec le Maroc dont le duel à distance avec l’Algérie a tourné à son avantage avec son succès à Dar Es Salaam. Trois points séparent les deux équipes ce qui n’est pas insurmontable mais leurs adversaires ont démontré lors des deux premières journées que le classement de la FIFA n’avait qu’une valeur symbolique et que les « petits » étaient capables de faire bien des misères aux ténors du continent. Le Cameroun qui restait sur une victoire facile à Maurice pensait qu’il lui suffisait de paraître à Garoua pour faire trembler les Léopards de la RD Congo, principales victimes de la première journée. Le nul entre les deux leaders de l’Afrique Centrale fait le bonheur des autres Lions du groupe, ceux de la Teranga, qui ont asséné un 7-0 aux pauvres Mauriciens qui ont déjà encaissé dix buts en deux sorties. Les Sénégalais font désormais la course en tête avant d’accueillir fin mars à Dakar les Indomptables. L’Afrique du Sud n’a pas fait mieux que l’Egypte face à la Sierra Leone. Les Egyptiens avaient été tenus en échec au Caire 1-1, les Bafana Bafana ont dû se contenter, eux aussi, d’un nul, sans but, à Freetown. Et dire que les Sierra Léonais avant le coup d’envoi de ces éliminatoires n’avaient plus joué depuis octobre 2008 et un match du premier tour éliminatoire de la CAN 2010 perdu au Nigéria 1-4 ! Les Super Eagles ont, eux aussi échoué, à Conakry. A leur décharge, il y a eu tout au long de la semaine les incertitudes concernant la tenue ou non de la rencontre après la suspension de la FIFA levée seulement quarante-huit heures avant le match de dimanche. Des six mondialistes, la Côte d’Ivoire est le seul à avoir rendu une copie sans faute, victoire contre le Rwanda et victoire au Burundi. Les Eléphants sont encore les seuls avec les Sénégalais et les Guinéens à totaliser le maximum de points à l’issue de la deuxième journée ce qui tendrait à accréditer l’hypothèse qu’au soir de la dernière journée, de la phase éliminatoire il pourrait y avoir quelques surprises et même des surprises de taille. Le Niger, la Centrafrique, la Sierra Leone, le Cap Vert, la Guinée Bissau ont abordé la compétition déterminés à sortir de l’ombre à la grande surprise de ceux qui se croyaient plus ou moins intouchables. Au soir de la deuxième journée (la quatrième dans le groupe K qui réunit cinq équipes), seules six équipes n’ont encore marqué aucun point, Madagascar, les Comores,
Maurice, la Namibie, le Rwanda et le Swaziland, preuve supplémentaire d’un resserrement des valeurs.
Les 44 candidats à la qualification vont devoir cravacher. Ils ont désormais cinq mois et demi pour, les uns, l’obligation de remettre leurs pendules à l’heure, les autres, bousculer une hiérarchie qui ne demande jamais à l’être. Il va y avoir du sport !




