Cavendish s’impose à Tournai
L’édition 2012 du Tour de France s’est élancée samedi 30 juin de Liège, en Belgique. Une première. La 2e étape a relié Visé à Tournai et la 3e se déroule en France, entre Orchies et Boulogne-sur-Mer.
Longue de 3497 km, la grande boucle a pris son départ de Belgique cette année. La 2e étape a été une aubaine pour Mark Cavendish, qui a remporté sa 21e victoire dans le tour entre Visé et Tournai. Fabian Cancellara garde cependant le maillot jaune. La 3e étape, longue de 197 km, s’est déroulée entre Orchies et Boulogne-sur-Mer terminant par la traversée des monts du Boulonnais.
Wiggins et Evans au dessus du lot
6 côtes, dont 5 dans les 35 derniers kilomètres et la course s’est conclu par une arrivée en «bosse», une montée de 700 m à 7,4 % de pente. De l’avis général, le Britannique Bradley Wiggins et l’Australien Cadel Evans, champion en titre, sont au-dessus du lot au vu du parcours qui accorde une large part aux contre-la-montre, avec plus de 100 km sur l’ensemble de la course. Wiggins bénéficie non seulement d’une excellente équipe avec Sky, mais aussi de la pleine confiance de son manager qui l’a désigné leader de l’équipe au détriment de Cavendish. A quelques semaines des JO de Londres, il veut devenir le 1er Britannique à remporter la Grande Boucle. Cadel Evans, pour sa part, a simplement l’avantage d’avoir déjà gagné. Catalogué «éternel deuxième» jusqu’à son titre mondial de 2009, il a fait suivre cela par sa victoire sans bavures dans le Tour 2011. En retrait par rapport à son rival dans les contre-la-montre, le tenant du titre a une plus grande expérience en tant que leader, un opportunisme aiguisé par les années, une qualité technique supérieure dans les descentes.
Les outsiders ont leur chance
La liste des absents du Tour comporte quelques noms de premier plan, tels Alberto Contador (suspendu) et Andy Schleck (blessé), mais aussi Joaquim Rodriguez (2e du Giro) ou Thomas De Gendt (3e du Tour d’Italie). Le dénominateur commun des derniers Tours, c’est Contador. Sans lui, l’horizon s’ouvre pour beaucoup d’outsiders en cas de défaillance du duo Wiggins-Evans. Pour les sprinteurs, en l’absence de Tom Boonen, qui a préféré se préparer pour la course sur route des JO de Londres avec le Tour de Pologne, c’est le champion du monde en titre, Mark Cavendish, qui vise le maillot vert.. ◆


