Lors de l’intervention du groupe istiqlalien, mardi à la deuxième Chambre, un conseiller n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le code de la route préparé par Karim Ghellab, lequel est toujours membre du comité exécutif du parti de la Balance. L’intervention de Mohamed Ansari, le président du groupe istiqlalien, a envenimé les [...]
Lors de l’intervention du groupe istiqlalien, mardi à la deuxième Chambre, un conseiller n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le code de la route préparé par Karim Ghellab, lequel est toujours membre du comité exécutif du parti de la Balance.
L’intervention de Mohamed Ansari, le président du groupe istiqlalien, a envenimé les choses. Au lieu de modérer les propos du conseiller du PI, il a préféré jouer la surenchère, précisant que l’Istiqlal ne défend pas le code de la route mais traduit les soucis des citoyens.
mohamed jaabouk
Pour leur première sortie, les honorables conseillers n’ont pas fait dans la demi-mesure. Mardi dernier à la 2e Chambre, pendant plus de trente minutes, ils ont offert aux Marocains une misérable image de ce qu’est la fonction de l’élu du peuple, et ce à peine quatre jours après le discours royal du vendredi 8 octobre. A l’origine de cette nouvelle mascarade des conseillers, le code de la route. Lors d’une intervention du groupe istiqlalien, dans le cadre du droit d’informer, un conseiller n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le code de la route préparé par Karim Ghellab, lequel est toujours membre du comité exécutif du parti de la Balance. Ne faisant pas dans la dentelle et rejetant les consignes de Abbas El Fassi, conseillant à ses élus de bien soutenir les ministres istiqlaliens, mohamed Ansari a commencé par critiquer la réunion du ministre du Transport et de l’équipement avec des représentants d’une association de transporteurs, en la qualifiant de «secrète». Au cours de celle-ci, Ghellab a donné son feu vert pour que les camions de 8 tonnes dépassent ce volume et puissent désormais atteindre plus de 15 tonnes. Une concession du département de Ghellab pour endiguer la flambée des prix des produits de consommation sur les marchés marocains. Jusque-là, l’ambiance était plutôt bonne, les propos du conseiller istiqlalien lui ont même valu des applaudissements des membres du groupe PAM, fortement présents lors de la séance de mardi. Une première dans l’hémicycle. Poursuivant sur sa lancée, et oubliant certaines règles élémentaires partisanes, le conseiller s’en est pris cette fois aux décrets applicatifs du code de la route, lesquels portent la signature notamment de Abbas El Fassi qui n’est autre que son supérieur hiérarchique à l’Istiqlal, demandant leur révision. Faut-il rappeler que ces décrets applicatifs ont été publiés dans le Bulletin officiel de ce mois ? Le conseiller a terminé enfin son droit d’informer, signifiant que la chambre des Conseillers s’est métamorphosée en un véritable souk. Driss Radi s’est mis à répéter :«Est-ce que les élections approchent ? ». A force de crier plus que les autres, il a arraché du brouhaha un moment de silence pour critiquer la position, inattendue, du groupe istiqlalien, soulignant que le code de la route a été approuvé par les deux Chambres et le remettre en question ne sert à rien. Hakim Benchemmass, du PAM, a profité de sur cette aubaine, pour rappeler la position de son groupe, qui avait appelé le gouvernement, avant la fin de la session de printemps, à activer la publication des décrets applicatifs du code de la route. Le brouhaha a repris le dessus. L’intervention de Mohamed Ansari, le président du groupe istiqlalien, n’a fait qu’envenimer les choses. Au lieu de modérer les propos du conseiller du PI, il a préféré jouer la surenchère, précisant que l’Istiqlal ne défend pas le code de la route mais traduit les soucis du peuple marocain. Tout le monde a voulu prendre la parole. Le conseiller Afariat du groupe fédéral a appelé à une réunion urgente de la commission des Finances pour examiner les décrets applicatifs du code de la route. Le président Faouzi Benallal, un autre membre du PI, a été contraint de lever la séance pendant plus de 20 minutes. Sans le vouloir vraiment, Karim Ghellab a été incontestablement la vedette de la séance des questions orales du mardi à la chambre des Conseillers.





