12 sièges sur les 75 de la commission administrative et 4 sièges sur les 21 que compte le Bureau central ont été réservés aux congressistes qui se sont retirés.   A. Benabdesalm: «Les divergences qu’a connues le congrès sont un gage de la vitalité de notre association».  Le 9e congrès de l’AMDH fera, sans doute, [...]
-  12 sièges sur les 75 de la commission administrative et 4 sièges sur les 21 que compte le Bureau central ont été réservés aux congressistes qui se sont retirés.
-   A. Benabdesalm: «Les divergences qu’a connues le congrès sont un gage de la vitalité de notre association».
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Le 9e congrès de l’AMDH fera, sans doute, date dans l’histoire de l’ONG. Les divergences désormais criantes entre les composantes de l’ONG se manifestent au grand jour. Le refus des congressistes du PADS et du PSU de siéger dans la direction de l’AMDH, à majorité Annahj Addimocrati, n’est pas sans conséquences sur l’avenir de l’association. Encore une fois, c’est le politique qui est la cause de cette crise.Â
Le Sahara et la laïcité ont creusé les divisions entre les trois formations politiques. Le PADS et le PSU, deux partis qui siègent au Parlement, ont exigé que soit mentionné «la marocanité du Sahara» dans le communiqué final. Une proposition, comme il fallait s’y attendre, rejetée par les partisans de Abdellah El Harrif, majoritaire à l’AMDH, favorables à «une solution basée sur la légalité internationale».Â
«L’AMDH n’a pas de projet d’ouvrir des sections en Europe», déclare Benadeslam.
Rappelons que les congressistes issus d’Annahj représentent 55% des participants à la 9e messe de l’ONG des droits de l’Homme. Les liens de sympathie entre Annahj et le Polisario ou ses acolytes de l’intérieur sont un secret de Polichinelle. A la veille de ce congrès, Aminiatou Haidar, la présidente de la CODESA, a dans une lettre salué le soutien des amis de Khadija Riyadi aux détenus sahraouis et par ricochet au Polisario. Bien entendu, la réplique des membres du PADS ne s’est pas fait attendre : ils ont quitté la salle lors du vote du communiqué final du congrès. Le message est bien clair: C’est aux partisans d’Annahj d’en assumer les conséquences. La laïcité est le deuxième point opposant le PADS, PSU et Annahj mais c’est sans commune mesure avec le Sahara. Là aussi, le politique en est la cause.Â
Il s’avère que les consignes politiques ont eu raison des tentatives de concilier les parties. Ce qui ne présage guère de bon pour l’avenir de l’AMDH. Le prochain congrès de 2012 risque de se transformer en un règlement de compte frontal entre ces trois factions. L’implosion de l’AMDH n’est plus une option à écarter.Â
«Les divergences qu’a connues le congrès sont un gage de la vitalité de notre association», temporise Abdelilah Benabdeslam. Le tout nouveau vice-président de l’AMDH reconnaît les confrontations entre les membres de l’association mais refuse de les attribuer à des consignes politiques. «L’adhésion à l’AMDH se fait à titre individuel et non en tant que membre du parti», explique-t-il.
En dépit du retrait des partisans du PADS et du PSU, la nouvelle direction leur a laissé la porte ouverte pour un retour aux instances dirigeantes de l’AMDH. «Ainsi 12 sièges sur les 75 de la commission administrative et 4 sièges sur les 21 que compte le bureau central leur ont été réservés», annonce Benabdeslam.
Un signal fort attestant de l’ouverture de prochaines négociations avec les personnes issues du PADS et du PSU qui ont opté pour le retrait lors du 9e congrès de l’AMDH. La politique de la main tendue du groupe de Khadija Riyadi aura-t-elle raison des réticences exprimées à Bouznika? Par ailleurs et pour éviter un autre front de tension avec l’ASHDOM, la direction de l’AMDH a répondu favorablement à la requête de la première de ne pas ouvrir des sections dans le Vieux continent. «Nous n’avons pas ce genre de projet», déclare Benabdeslam.
Composition du bureau
C’est presque la parité
Le 9e congrès de l’AMDH n’a pas eu besoin d’une deuxième mi-temps comme c’était le cas avec la dernière messe des socialistes.Â
En moins de trois jours de débat, souvent houleux, la messe a été dite.
Il faut dire que la majorité issue des rangs d’Annhj Addimocrati soutenue par quelques personnes sans étiquette politique a réussi à marquer de son empreinte le congrès.Â
Preuve en est l’élection, sans surprise, de Khadija Riyadi pour un deuxième et dernier mandat à la tête de l’ONG des droits de l’Homme. Idem pour Abdelhamid Amine et Abdelilah Benabdeslam qui assurent les postes de vices-présidents.Â
Des anciennes figures qui rempilent. La nouveauté de ce 9e congrès est l’élection de Hassan Aharrat comme secrétaire général de l’association et Taïb Medmad, sans appartenance politique, trésorier.Â
Les femmes occupent une bonne place dans le Bureau central.Â
Elles sont huit à y siéger, soit presque 50%. Un pas géant vers la parité hommes/femmes.Â
La balle est dans le camp des partis politique qui se targuent des 20% accordés aux femmes.





