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« Tal’fine reflète nos différences »

Très influencé par le reggae, la soul et le jazz, le groupe Tal’fine incarne un véritable melting pot entre des artistes venant du Sénégal, de l’Algérie et du Maroc. Créé en 2009, le groupe peinait à se faire connaître, jusqu’à l’arrivée de Papa Malick Diop. Interview.

Tal-fine

Le groupe Tal’fine se compose de six membres de 3 nationalités : marocaine, algérienne et sénégalaise.

D’où vient le nom Tal’fine ?
Tal’fine reflète nos différences et notre attitude à les rassembler et en faire de la musique exceptionnelle. C’est un groupe de jeunes musiciens qui ont su dépasser leurs différences de culture, de religion et de nationalité pour en faire une signature unique.

Quel genre de musique joue Tal’fine ?
Le groupe joue du reggae world musique, mais aussi du blues, de la soul, de l’afrobeat et musiques spirituelles.

Comment le groupe s’est fondé ?
En 2009, 5 amis voulaient apporter leur touche à la scène musicale marocaine. Ils ont donc fondé Tal’fine à Casablanca. Puis, en 2010, j’ai repris le lead du groupe pour y apporter une nouvelle dimension.

Qui sont aujourd’hui les membres de Tal’fine et quels instruments joue chacun d’entre vous ?
Aujourd’hui, le groupe se compose de 6 membres de 3 nationalités africaines : sénégalaise, marocaine et algérienne. Je suis le seul Sénégalais du groupe et je suis le lead vocal de ce dernier. Rachid est Algérien et joue au clavier. Sa finesse mélodique enrichit magistralement le son du groupe. Rim, qui est marocaine, chante et fait partie du chœur. Elle a une voix sublime qui apporte une touche sensuelle et blues qui n’est pas sans rappeler les grandes divas. Bob, pour son compte, nous épate avec son jeu de bass mais aussi avec sa voix unique. Il y a aussi Amine, membre fondateur du groupe et guitariste très perfectionniste. Enfin, nous avons Karim, notre batteur, un jeune prodige aux rythmes assez recherchés.

Quel est le message principal que véhicule le groupe ?
Le message du groupe est désormais ancré avec les notions d’espoir et de respect ainsi que de la paix tout en gardant nos valeurs, nos convictions et nos racines.
Quels sont les problèmes que rencontre le groupe ?
Un seul. Ne pas se faire inviter ou programmer pour se produire dans les grands festivals mondiaux de la musique …

C’est dû à quoi à votre avis ?
Nous venons à peine de commencer et ce qui nous importe le plus pour le moment c’est la musique et uniquement la musique. Nous essayerons, entre autres, de trouver les bons contacts. Chacun des membres du groupe devra trouver ou proposer une connaissance qui serait capable de nous faire connaître et de nous donner plus de chance pour nous produire dans des scènes plus grandes….

Comment voyez-vous l’avenir de la musique en général au Maroc ?  Que peut-elle apporter ?
Le Maroc s’ouvre aux nouvelles tendances musicales et le public répond présent, mais il reste du chemin à parcourir avant d’atteindre les « normes» internationales. Dans le domaine de la fusion, le paysage est encore pauvre, la nouvelle génération doit être appuyée pour pouvoir avancer, notamment en les laissant se produire dans les grands festivals.

Où vous vous êtes produits jusqu’à présent ?
Le groupe a déjà connu de nombreuses scènes au Maroc (Casa, Rabat, Marrakech, Settat, …) et vise maintenant la dimension internationale. En 2011, nous nous sommes produits à l’Association COS CNSS de Marrakech, au ColoKolo, la Casa Del Arte, le Boulevard et le Boultek ainsi qu’au B-rock de Casablanca. Nous avons aussi fait des passages à l’Institut français et le Cool Jam sans oublier le We Love Settat dans la petite ville de Settat. En 2012, nous nous sommes produits le 25 janvier à l’Institut Cervantès et au théâtre Mohammed V de Casablanca le 24 mars. Ce fut de très belles expériences !

Les ambitions futures du groupe ?
Après avoir remporté le 1e Prix du Tremplin des jeunes musiciens du Boulevard de Casablanca en 2011 dans la catégorie Fusion, cette consécration donnera naissance à notre premier single  « Remember ». Il sera disponible cet été là.

Quels sont les groupes de fusion marocains que vous appréciez?
Tal’fine ! ◆

Quoi de neuf ?

Tal’fine se perd de temps en temps, certes. Entre le désir de composer du bon son et celui de se faire « chasser » par les mélomanes ou se faire inviter dans la cour des grands, Malick, alias Milkoz, nous le résume avec ses propres mots : « Nous avons comme tout le monde des hauts et des bas. Nous faisons des concerts de temps en temps mais nous devons nous concentrer actuellement sur les répétitions, j’estime que c’est la chose la plus importante pour le moment. Nous étudierons ensuite la possibilité de réaliser un album après le Ramadan, mais nous devons, encore une fois, voir si notre single Remember va recevoir de bons échos… D’ailleurs, quoi qu’on fasse, on ne peut pas aller plus vite que la musique… »

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