Le Premier ministre n’a évoqué les MRE qu’à deux reprises : lorsqu’il a parlé des «colonies de vacances» et de l’opération «Marhaba». La liste des mécontents s’allonge. Les MRE vivant dans le Vieux continent s’y joignent. C’est du moins ce que le Forum civil des Marocains en Europe laisse entendre. Dans un communiqué, annonçant [...]
- Le Premier ministre n’a évoqué les MRE qu’à deux reprises : lorsqu’il a parlé des «colonies de vacances» et de l’opération «Marhaba».
La liste des mécontents s’allonge. Les MRE vivant dans le Vieux continent s’y joignent. C’est du moins ce que le Forum civil des Marocains en Europe laisse entendre. Dans un communiqué, annonçant d’ailleurs la tenue de son assemblée générale prévue le 29 mai à Amsterdam, le Forum s’est montré très critique vis-à-vis de la déclaration de Abbas El Fassi devant les deux Chambres du Parlement, la semaine dernière. Et pour cause, selon le communiqué du Forum, le Premier ministre n’a évoqué la communauté marocaine installée à l’étranger qu’à deux occasion lorsqu’il a parlé des «colonies de vacances» et de l’opération «Marhaba».
Le Forum s’élève, dans son communiqué, contre ce qu’il qualifie de «politique saisonnière du gouvernement marocain» dans son traitement des affaires des MRE. Et ce en dépit de l’apport significatif de cette communauté à l’économie marocaine. Le Forum civil des Marocains en Europe ne compte pas en rester là. Il entend mener, cet été au Maroc, des actions contestant la méthode avec laquelle le gouvernement traite les MRE.
Lors de son assemblée du 29 mai, le Forum prévoit de défendre les intérêts des Marocains à l’étranger. Bien entendu, le Sahara sera au menu de ce rendez-vous.
De ce côté-ci de la Méditerranée, les députés ont examiné la déclaration d’El Fassi. En effet, jeudi à la Chambre des représentants, les groupes parlementaires ont eu l’occasion de commenter la déclaration du Premier ministre. Dans l’ensemble, la discipline partisane a eu raison de certaines réticences qui se sont manifestées dans les rangs de la majorité lors de l’élection des présidents de la première Chambre. Les présidents des groupes parlementaires, souvent de fidèles porte-voix des chefs des partis, n’ont pas tari d’éloges sur l’action du gouvernement de Abbas El Fassi. Bien entendu pour sauver la face, des carences ont été soulevées mais dans un style au demeurant très feutré.
Le moment saillant lors de cette séance du jeudi était la déclaration du groupement de l’Alliance de la gauche démocratique. Mokhtar Errachidi, le porte-parole de ces partis qui ne dépassent pas le nombre de cinq sièges au Parlement, a rappelé au cours de son intervention l’affaire Belliraj et la dissolution de la formation Al Badil Al Hadari. De même qu’il a évoqué les cas de disparition de personnes depuis l’installation de Abbas El Fassi à la Primature en 2007. m.j





