|

Des offres de financement de plus en plus attrayantes

 Les sociétés de financement espèrent faire le plein à l’occasion d’Auto Expo 2010.  Les formules de financement intègrent parfois l’assurance et les frais de dossiers pour séduire. Le financement automobile regroupe plusieurs formules : leasing, crédit classique, location avec option d’achat (LOA)… Les clients auront l’embarras du choix à Auto Expo 2010 qui démarre ce [...]

  •  Les sociétés de financement espèrent faire le plein à l’occasion d’Auto Expo 2010.
  •  Les formules de financement intègrent parfois l’assurance et les frais de dossiers pour séduire.

Le financement automobile regroupe plusieurs formules : leasing, crédit classique, location avec option d’achat (LOA)… Les clients auront l’embarras du choix à Auto Expo 2010 qui démarre ce vendredi. Cependant, départager entre la méthode de financement la plus rentable n’est pas chose aisée. Il va de soi que les solutions les plus avantageuses varient d’une personne à une autre, mais les spécificités de chaque offre font la différence. Généralement, les futurs propriétaires ont recours au crédit classique. D’ailleurs, toutes les sociétés de financement se positionnent sur ce créneau. Un tour d’horizon des sociétés de crédit de la place permet de dresser ce constat. Wafasalaf propose un financement allant jusqu’à 100% de la valeur du véhicule, avec un remboursement modulable de 6 à 72 mois. Ainsi, pour un montant de 100.000 DH TTC, le client devra payer une mensualité de 1.080 sur 72 mois. La majorité des sociétés de financement exigent généralement un apport minimal de 20%. C’est le cas de Salafin qui fixe l’avance de 20 à 50% (entre 24.000 et 60.000 DH). D’autres font du financement 100% leur argument commercial phare, tel que Acred et Cetelem avec son crédit Perfecto. Bien que chacune des deux sociétés de financement propose une offre différente l’une de l’autre, elles fournissent un financement à 100% du prix d’achat. Concernant le nombre d’échéances, il va de 12 à 60 mois. Il y a cependant des sociétés de crédit, comme Acred, qui propose des mensualités pouvant s’étaler jusqu’à 84 mois  et sans apport, dans l’espoir que les futurs acquéreurs soient conquis. 

  • Avec la multitude d’offres qui existent sur le marché, les seuls arguments de la durée et du montant de l’avance ne font plus le poids.

Outre le crédit classique, la LOA a encore des adeptes. Avec ce crédit, place à la flexibilité. L’emprunteur peut à tout moment modifier les dates de prélèvement, le montant des mensualités ou la durée du prêt. Eqdom, par exemple, commercialise LOA Attitude dont les arguments commerciaux reposent surtout sur l’offre d’une assurance exclusive bris de matériel roulant (VIT) qui assure contre le vol, l’incendie et les tiers. promotion plus ou moins intense pour mettre en avant son produit.

Pour la LOA Salafin, la filiale de BMCE Bank offre pour tout financement auto une assurance (1 an d’assurance par exemple pour un financement allant de 200.000 à 300.000 DH). Cela dit, les futurs acquéreurs préfèrent le crédit classique à la LOA qui reste peu commode en raison de la TVA trop élevée. 

Par ailleurs, avec la multitude d’offres qui existent sur le marché, les seuls arguments de la durée et du montant de l’avance ne font plus le poids, car le client cherche d’autres critères qui joueront à son avantage, comme les frais «accessoires». En effet, les acquéreurs ont tendance à oublier les frais de dossier et l’assurance décès invalidité qui doivent également être pris en compte dans le choix d’acquisition. Ces derniers sont parfois gracieusement offerts par les sociétés de financement afin de rendre leurs produits plus attractifs. D’ailleurs, Auto Expo est l’occasion idéale pour la quasi-totalité des sociétés de financement pour proposer des offres promotionnelles. Celles-ci maintiennent parfois ces offres plusieurs semaines au-delà d’Auto Expo pour faire bénéficier ceux qui n’ont pas pu se rendre au Salon ou tout simplement les indécis.

Produits Halal

La clientèle boude l’alternatif

Les formules financières dites islamiques pour les uns et alternatives pour les autres ne se limitent pas au crédit bancaire. Les financements des voitures destinés aux particuliers ont également leurs formules, conformes, théoriquement à la Charia. Il s’agit en effet de la LOA Ijara et de la Mourabaha destinées à l’automobile. Une large frange des sociétés de crédit à la consommation a adopté ces formules depuis presque deux ans. Quel bilan dressent les  sociétés de financement des performances de ces produits au terme de cette période ? Le directeur général adjoint d’Eqdom Christophe Laurent accepte d’en parler lors de la présentation du Baromètre automobile réalisé avec Ipsos (www.lesoir-échos.com). Il
reconnaît qu’au départ, ces produits étaient freinés par le volet fiscal en comparaison aux produits classiques. Une fois cette entrave levée, «nous avons offert ces produits à un prix similaire à celui des formules classiques», précise Laurent. «Mais le fait est que l’intérêt de la clientèle pour ces produits, même à prix égal avec les formules classiques est très réduit, même s’ils figurent côte à côte dans notre catalogue», précise le DGA d’Eqdom. Le constat révélé il y a plusieurs mois par les opérateurs du crédit immobilier se confirme pour le crédit auto. A prix et conditions égaux, les consommateurs préfèrent les formules classiques. n.sq

Laissez une réponse

En kiosque

 

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!