La passivité, réelle ou présumée, du premier ministre sur le dossier des greffiers, a été soulevée par les syndicalistes. Mustapha Ramid: «Abbas El Fassi devrait jouer l’arbitre entre deux ministres». L e dossier des greffiers occupe toujours les devants de l’actualité. Un état des lieux appelé à durer encore en 2011, à moins d’une intervention [...]
La passivité, réelle ou présumée, du premier ministre sur le dossier des greffiers, a été soulevée par les syndicalistes.
Mustapha
Ramid: «Abbas El Fassi devrait jouer l’arbitre entre deux ministres».
L
e dossier des greffiers occupe toujours les devants de l’actualité. Un état des lieux appelé à durer encore en 2011, à moins d’une intervention du premier ministre. Justement, la passivité de Abbas El Fassi a été soulevée, mercredi à la Chambre des représentants, par le groupe du PJD.
En dépit de l’ absence de Salaheddine Mezzouar, le ministre de l’Economie et des finances, et aucun ministre pour le remplacer, comme c’était le cas avec Lachgar et Birou, Mustapha Ramid a tenu à présenter la question de son groupe. Pendant les trois minutes que lui accorde le règlement interne , le PJDiste a commencé par rappeler l’urgence à répondre favorablement aux revendications des 14.000 greffiers. Un rappel argumenté par la lecture de passages des discours royaux, lors de l’ouverture du parlement ou encore celui du 20 août 2009, pour mémoire consacré exclusivement à la réforme de la justice. Ensuite, Mustapha Ramid, une fois n’est pas coutume, a énoncé une série de chiffres : les multiples débrayages des greffiers ont fait perdre à l’Etat la conséquente somme de 500 millions de dirhams et 30.000 jours d’emploi. Le président de la Commission de la Justice à la 1er Chambre, a souligné également, que 80% des agents du ministère de la Justice sont concernés par ces grèves. Fin de la première partie de l’intervention de Ramid.
La deuxième est un véritable réquisitoire contre Abbas El Fassi, à qui il reproche notamment sa passivité. « Il devrait jouer l’arbitre entre deux ministres », estime-t-il. La passivité, réelle ou présumée, du premier ministre a été également soulevée par les syndicalistes. Ces derniers ont sollicité par écrit, son intervention, sans obtenir de résultat. Abdellah Charifi Alaoui, du syndicat démocratique de la justice affilié à la FDT, déclarait au Soir échos, que Abbas El Fassi, en réponse à leur lettre, n’ a fait que renvoyer la balle dans le camp de Mezzouar. Justement, PJdistes et syndicalistes proches de l’USFP sont sur la même longueur d’onde. Les deux organisations imputent en effet le blocage du dossier des greffiers à l’argentier du royaume. Elles estiment que Mohamed Naciri, le ministre de la Justice, est exempt de tout reproche.
Abbas El Fassi au parlement
En l’espace de deux jours, Abbas El Fassi a fait l’objet de sérieux critiques, émanant de parlementaires. Le mardi à la Chambre des Conseillers, Driss Radi, le président du groupe RNI/UC, a incité le premier ministre à « avoir le courage nécessaire » pour appeler à «une session extraordinaire au parlement, afin d’examiner le projet de loi sur la grève». Se faisant, le défenseur des investisseurs marocains et étrangers, ce Conseiller, dans son droit d’informer, a souligné les répercussions négatives de la multiplication de ces débrayages sur l’économie nationale. Le lendemain, à la Chambre des représentants, Driss Radi cède le témoin à Mustapha Ramid, pour attaquer l’impavide Abbas El Fassi. Heureusement pour lui, que la session d’automne soit terminéee.
Les multiples débrayages des greffiers ont fait perdre à l’Etat la conséquente somme de 500 millions de dirhams et 30.000 jours d’emploi.




