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Dossier

13 janvier 2011

Driss Benali, économiste : « Le Maroc doit tirer une leçon des soulèvements »

Ecrit par

Les émeutes que connaissent la Tunisie, l’Algérie, ou encore la Jordanie, sont la conséquence du chômage et de l’augmentation des prix des matière premières. 80 pays sont concernés par le retour de la crise alimentaire qui revient à son plus fort pic depuis 2008. Toutefois, le Maroc n’a pas connu d’émeutes comme ses voisins de [...]

Les émeutes que connaissent la Tunisie, l’Algérie, ou encore la Jordanie, sont la conséquence du chômage et de l’augmentation des prix des matière premières.

80 pays sont concernés par le retour de la crise alimentaire qui revient à son plus fort pic depuis 2008.

Toutefois, le Maroc n’a pas connu d’émeutes comme ses voisins de la région.

Entretien avec Driss Benali, économiste marocain spécialiste du Maghreb, qui nous éclaire sur les raisons des émeutes qui embrasent depuis ces dernières semaines les pays de la région.

Propos recueillis par Saïd Lahlou

Du fait d’un calme ambiant, nous avons l’impression que le Maroc n’est nullement concerné par la crise que vivent nos pays voisins…

Le Maroc n’est pas concerné ? Je n’en suis pas sûr ! Qu’il n’y ait pas d’émeutes, tant mieux. Seulement, le cas du Maroc ressemble à celui de ses voisins, malgré le fait qu’on se rend compte aujourd’hui que le cas tunisien est davantage un problème de régime qu’autre chose. Et en cela, le président Ben Ali est en retard d’une guerre.

Concernant l’Algérie, son aisance financière lui permet de contrecarrer les émeutes et la grogne populaire. Seulement, il faut reconnaître qu’en Algérie, il existe également un problème politique, mais surmontable par le régime pour la simple raison que les Algériens sont fatigués par les 10 années de guerre civile qu’ils viennent de traverser. Mais ils n’ont pas encore une économie réelle, mais plutôt artificielle. Seulement, les revenus du pétrole leur permettent de répondre efficacement à leur crise actuelle car il y a une omniprésence de l’Etat dans la vie économique, et ce, depuis l’indépendance. A cela, il faut ajouter que ce pays est décapité de son élite, c’est une société sans locomotive, ce qui est grave.

Ce n’est pas le cas de la Tunisie, même si elle connaît la même grogne populaire…

A l’instar de l’Algérie, et comme le Maroc, la Tunisie est un pays qui a des acteurs économiques réels et une culture du marché. C’est le pays du Maghreb qui était considéré comme le plus avancé de la région. Mais il est fortement castré par le régime en place. Le président et son entourage se sont bien «sucrés», mais l’immense majorité de la population n’a pas profité des fruits de la croissance de ces dernières années. C’est un régime politique néo-patrimonial qui repose sur l’ethnie, la famille, le clientélisme, le copinage et tout cela, au détriment du reste. On peut faire le même constat, d’ailleurs, pour l’ensemble des pays du tiers- monde.

Le président tunisien a fait une promesse : 300.000 emplois seront créés en un an. Serait-ce réalisable ?

Ben Ali pense toujours récupérer le coup par la répression. La création de 300.000 emplois, comme annoncé, est totalement démagogique. Cela relève de la magie, de la sorcellerie. On ne peut pas faire en une année ce qu’on n’a pas réussi en dix ans. L’emploi ne se décrète pas, à moins de faire ces créations au sein même de l’administration, mais ce serait une catastrophe. Cela ne tiendra pas.

Pourquoi le Maroc est-il épargné ? La caisse de compensation tiendra-elle le coup ?

Concernant le Maroc, il y a quand même deux niveaux de compréhension du phénomène, en dehors de toute interprétation spéculative. Nous ne sommes pas la Tunisie, notre régime n’est pas répressif. Et il n’est pas l’Algérie, car il a une vraie économie. Mais la faiblesse et le point commun avec ces deux pays, c’est une jeunesse désœuvrée et pourtant qualifiée. Il est là, le danger. Il faut absolument réhabiliter le jeu politique, non pas à travers des parties domestiquées comme ce qu’on trouve sur le terrain, mais en laissant le jeu politique indépendant se réaliser de manière à canaliser une forme d’expression libre et lui permettre de s’exprimer de manière civilisée. Je crois que le Maroc doit tirer une conclusion sur le soulèvement populaire du voisinage. Nous ne sommes pas à l’abri. Economiquement, s’il est difficile d’arriver à des résultats, il faut que les politiques puissent canaliser les mécontentements avec des formes d’expression libres et maîtrisées et un feedback du pouvoir. Concernant la caisse de compensation, elle ne représente pas 10% de la caisse algérienne. Il faut tout même ramener les choses à leur dimension !

Comment gérer la crise alimentaire mondiale qui se profile ? La clef viendra-t-elle des Etats eux-mêmes ?

Bien sûr que ce sont les Etats qui seront appelés à donner des réponses à cette crise. Cela dit, il faut d’abord abandonner le langage un peu démagogique qu’on entend depuis le début de la crise mondiale. On dit que nous ne sommes pas concernés par cette crise, ce n’est pas vrai. Ceci, c’est le langage développé par nos responsables. Personnes n’est à l’abri. La Tunisie aussi a avancé la même chose et on se rend compte que ce n’est nullement vrai. Que disent les indicateurs de notre balance commerciale ? Premièrement, les secteurs industriels souffrent et l’immobilier ne tiendra pas longtemps. Deuxièmement, il existe un surendettement de la classe moyenne. Un recul de la consommation peut nous toucher comme ce fut le cas avec le reste du monde. Il faut ajouter à cela la structure sociale et démographique de nos pays. La pyramide des âges est fortement marquée par une population très jeune et la pression sur le marché du travail se fait ressentir de plus en plus.

A vous entendre, les effets de la crise nous touchent comme tout le monde, mais ils seraient bien masqués…

Ils sont là. Cette crise qui touche aujourd’hui la Tunisie vient des petites villes. Chaque année au Maroc, 400.000 jeunes arrivent sur le marché du travail pour seulement 190.000 créations d’emplois. 200.000 d’entre eux ne sont donc pas concernés. Ces artifices qu’on cherche à utiliser pour camoufler la vérité finiront par être mis à nu. C’est mathématique. Nous sommes dans des pays qui ont une très forte culture de la soumission qui engendre la complaisance systématique et cache la vérité. Tout le monde dit oui dans ce pays. J’ai peur qu’on n’ait une surprise désagréable prochainement. Espérons que cela n’arrivera pas, mais il faut rester lucide.

Vous êtes bien pessimiste…

Je suis pessimiste. Mais un pessimiste, est un optimiste bien informé.

Quelles solutions préconisez-vous alors ?

Les idées ne manquent pas. Ce qui manque, c’est un certain courage. En Tunisie, la corruption bat son plein, l’entourage du pouvoir se sucre à n’en plus pouvoir. Au Maroc, ce que nous avons et qu’ils n’ont pas, c’est l’INDH par exemple. Mais ce qu’il faut faire avant tout, pour avancer, c’est éliminer la corruption. Il faut s’attaquer aux maux qui rongent la société. Le Maroc est très mal classé par rapport à la Tunisie. Avec une gouvernance saine, le Maroc peut créer beaucoup de choses. Les pays les moins corrompus du monde sont les pays nordiques. Et se sont eux, les plus développés. Et les plus corrompus, à l’exemple du Soudan, sont les moins développés. C’est un indicateur très important. Si on n’arrive pas à éradiquer cela, il y aura toujours des malheureux, des désespérés… et une société explosive.

Révolte à Tunis !

A l’heure où nous mettions sous presse, des manifestants et les forces de l’ordre s’affrontaient dans le centre de la capitale tunisienne. Le poing levé, sur la place de la Porte de France, les jeunes Tunisois essayaient d’avancer sur l’avenue Habib Bourgiba mais la police tentait de leur barrer la route à coups de bombes lacrymogènes. C’est le plus grave soulèvement populaire tunisien depuis les émeutes du pain en 1984. Le ministre de l’Intérieur a été remplacé. Le chef d’état-major de l’armée de terre aurait aussi été remercié. Pour la première fois depuis le début des émeutes, des renforts militaires -soldats armés, camions, jeeps et blindés- ont fait leur apparition dans les rues de la capitale et de sa banlieue. Le gouvernement avait admis mardi soir le chiffre de 21 décès, tandis qu’un syndicaliste avait évoqué dans la journée plus de 50 morts dans les trois derniers jours.

Le rapport alarmant du World Economic Forum

Les émeutes algériennes et tunisiennes le prouvent : la combinaison de la corruption, de la crise économique et de la flambée des prix des matières premières génère un concentré de cocktail explosif pour les Etats, particulièrement ceux du tiers-monde. C’est pour cette raison que le World Economic Forum tire la sonnette d’alarme à deux semaines du sommet de Davos. Dans son dernier rapport publié mercredi, trois dangers majeurs sont mis en lumière : primo, le crime organisé, la corruption et la fragilité des États ; secundo, les risques liés à l’eau, à l’alimentation et à l’énergie ; et tertio, les dangers des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, le déséquilibre des richesses mondial se creusant de plus en plus. Pour le WEF, le plus difficile émane du fait que «la crise financière a épuisé la capacité des pays du monde à faire face aux chocs». Pour John Drzik, président d’Oliver Wyman Group, l’un des auteurs du rapport, «les déficits budgétaires chroniques menacent les investissements dans les infrastructures essentielles». Et donc, plus les pays sont en retard, plus leur dette est élevée, et moins les investissements se feront.

Dans deux semaines, Davos nous donnera le «La» sur les solutions d’une éventuelle sortie de crise. Celle préconisée et apparue dans ce rapport est très controversée : elle propose de «retirer les aides aux produits de première nécessité pour laisser le marché dicter leurs vrais prix. Mais les effets sociaux négatifs imposent qu’une telle stratégie soit mise en place progressivement». Seulement, les pays comme ceux du Maghreb peuvent-ils suivre ce conseil ? Rien n’est moins sûr…




 
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13 Comments


  1. EL KHAYAT

    Les réponses de mon collègue Driss Benali sont à prendre au sérieux pour notre pays. Je suis en contact avec beaucoup de jeunes diplômés dans des domaines spécialisés et qui ne trouvent pas de travail. Le chômage de ces jeunes est un danger latent. il faut une politique audacieuse et des idées innovantes pour créer des emplois et éviter une crise sociale redoutable.


  2. Filali

    Totalement d’accord avec les propos de mon professeur Driss Benali, notamment le point qui concerne la corruption endémique. Ce mal peut amener un pays facilement vers un desastre, voire une guerre civile


  3. Royaliste

    Attention, Attention, Attention. Ce que Mr.Benali veut dire : Seule une vraie Democratie, et moins de pouvoir aux mains de la monarchie, est la seule capable de canaliser tout mecontentement publique.
    Le message venant de Tunisie n’est pas adresse au Maroc, mais au Roi.
    Nous aimons ce Roi, nous voulons qu’il tire les vrais conclusions.
    Nous le supportons..


  4. Ma muse m'amuse

    J’ai lu cet entretien hier mais depuis les évènements se sont précipités et le dictateur s’est envolé vers une destination inconnue (certains parlent de Malte).
    Merci M. Driss Benali, j’espère au moins que nos responsables trouvent le temps de lire vos réponses.


  5. RACHID

    LE PEUPLE TUNISIEN A DONNE LEÇON AUX PEUPLES ARABES.

    ET RESTE AUX GOUVERNEMENTS ARABES DE TIRER LA LEÇON.

    BRAVO LES TUNISIENS


  6. Rachid

    Article interessant et analyse objective et tres pertinante.Par ailleurs j adhere pleinement a ce pessimisme inconfortant. A bon entendeur salut


  7. requis

    Je suis heureux de lire ses réponses. Ce qui s’est passé en tunisie a eu une portée maghrébine, africaine et mondiale. Tout le monde est concerné. Tous les chefs d’états et gouvernement doivent tirer leçon de cette révolution. Particulièrement les maghrébins.

    La tunisie a eu le courage de dire Stop à son régime. Elle donne l’opportunité à tous les peuples du maghreb d’exiger de leurs gouvernements élu du travail et des résultats. Et pour que le travail soit fait, s’il faut utiliser la démocratie et la liberté d’expression, droit octroyé par la tunisie à tous les pays du maghreb, alors nous devons le faire. sortons de notre mutisme.

    Les marocains puisque nous y sommes, doivent reprendre leur destin en main. Ils doivent travailler pour que leur pays arrive au niveau de developpement escompté. Nous devons tous nous engager pour notre royaume. Politiques, étudiants, professeurs, artistes, population active, chomeurs… tout le monde doit se rassembler pour tirer notre pays vers le haut. Nous devons marcher ensemble vers une action commune : le développement et l’éducation. L’éducation et le développement.

    Nous devons prendre conscience des difficultés de notre pays au lieu de les ignorer. Nous devons sortir de la résignation dans laquelle nous nous sommes que trop longtemps plongés. Le réveil de la Tunisie, sa révolution, doit nous servir à nous aussi. Nous devons la prendre comme un avertissement moral auprès de tout ceux qui peuvent faire quelque chose et qui ne font rien en ignorant la réalité, la misère, qu’elle soit intellectuelle ou sociale.

    Changeons. Le temps du nombrilisme est révolu. Nous devons nous indigner dorénavant.Nous devons nous réveiller. Et travailler pour nos enfants et pour notre pays. Pour notre pays et pour nos enfants. L’égalité des chances est notre grand combat. Le devellopement Economique et notre grand combat bis. Nous devons trouver le moyens de faire travailler tout le monde. Nous devons apporter des contrats internationaux. Nous devons importer la richesse, le savoir et le système éducatif. Pour y arriver nous devons, et cela va de paire, nous battre pour la démocratie, qu’elle soit sociale ou économique.

    Changeons. Nous devons réformer le champs politique. Pas dans la formule, mais dans le fond. Nous avons de grands profiles marocains. Ceux qui peuvent apporter des résultats existent. Les exemples sont là : Ghellab, Mezzouar pour ne citer qu’eux. Jettou et Douiri ont fait de grandes choses aussi. Leur efficacité est à la hauteur de leur détachement face à l’intéret et à l’opportunisme ambiant de la chose politique. Ils ont fait du travail. Ghellab et Mezzouar le font à leur manière. Des profiles il en existe, aujourd’hui ce qu’il nous faut, c’est qu’ils se manifestent davantage et qu’ils prennent les choses en main. Parce qu’ils en ont les moyens. Il faut aussi anéantir la médiocrité de ceux qui ne pense qu’à leur panse et qui oublient, dans leur engagement initiales, comme les députes, ministres, élus locaux, policiers, militaires, qu’ils se sont engagés pour servir leur pays, et pas pour servir leur propre intéret. Mais si nous en sommes là aujourd’hui, c’est parce que tous les marocains se sont résignés dans la corruption. En payant des passes droits aux flics, aux fonctionnaires, en ne payant pas nos impôts, et permettant aux autres de le dépenser parce qu’à notre manière, nous avons corrompus et nous nous sommes faits corrompre, en agissant de la sorte depuis le jour de notre naissance, sans le vouloir, parce que nous nous sommes résignés à emprunter ce chemin, si nous ne changeons pas, c’est tout le pays qui payera. Nous aurons perdu la partie.

    Changeons. La démocratie, on le sent, est quasiment acquise aujourd’hui au Maroc et se sont nos frères tunisiens qui nous ont offert l’opportunité de transformer l’essai. Avec cette occasion de gagner notre démocratie, disons les choses, manifestons-nous, sortons de notre terroir et bâtissons le Maroc de la liberté et du développement. Le Maroc de tous les marocains. La Tunisie de tous les tunisiens. C’est le même combat. La révolution nous devons la faire à notre manière. La notre doit être intellectuelle.

    Changeons. Pour y arriver il va falloir qu’on se dise les choses. Il va falloir qu’on se parle entre nous, qu’on se prenne par la main et qu’on unisse nos compétences et qu’on serve à quelque choses, qu’on serve notre pays, qu’on lui donne de notre envie. Et cette envie ne doit plus jamais être résignée.

    Changeons. La prise de conscience doit être générale et dans tous les domaines. Il y a tellement à faire. On peut tellement réussir notre mutation. Et si on ne fait rien pour le peuple, si on ne l’aime pas, si on oublie de lui vouloir du bien, si nous continuons à être indifférent à son sort parce que résigné par le système qui est de la responsabilité de tous les marocains, alors, à son tour, nous voyant insensible à son mal, pris par une colère inconsolable, le peuple se révoltera et le pays tout entier sombrera dans le chaos. Il n’y aura plus rien à faire. Après, pour revenir à notre niveau actuel, il va falloir des dizaines d’années de combats sans fin contre l’obscurantisme et la misère pour y arriver. Alors autant nous mettre dès à présent au travail. Tous, sans exception.

    Changeons. Arrêtons la corruption de tous les jours. Arrêter la corruption tout court. Exigeons avec démocratie, avec les urnes, avec les actes, que nos dirigeant fasse passer le peuple et le Maroc avant toute chose. Si nous exigeons tous les jours que dieu fait des résultats de la part de nos dirigeants, ils donneront des résultat. Ne nous résignons plus à nous dire : de toute façon, les politiques sont tous des voleurs. De toute façon, ils ne pensent qu’à leur intérêt. Non, nous devons leur exiger des résultats. Et s’ils ne le font pas ou s’ils trichent ils payeront et ils déguerpiront. D’autre prendront leur place. La démocratie nous met fasse à nos responsabilité, à nos choix, à nos actes.

    Changeons…


  8. abbas

    oui mais le maroc c est un pays de femmes ,il n y as pas d homme au maroc c est un pays gouverné par quelqu un qui leur fait peur vive la tunisie pays d homme


  9. Amine

    Ce que M. Benali a omis de mentionner, c’est la répatition des richesses au sein du Royaume. La classe moyenne ne cessent de se déplumer depuis les années 90. Le Maroc a certes beaucoup investi dans les infrastructures ces dernières année, mais malheureusement, ceux qui bénéficient des marchés est toujours l’entourage du pouvoir (progressivement l’histoire de l’ancien régne se reproduit)et le pouvoir lui même (secteurs intouchables dont il a l’exclusivité). Quand on demandera des comptes à ces gens qui de jours au lendemain son millionnaire ? À croire que la politique Hassaniene de « Enrichissez-vous et ne faites pas de politique » est toujours en vigueur.
    Il y a aussi la justice qui fait grandement défaux. Le système est profondément corrompu. De même que les autorités (polices, gendarmerie et millitaires. Voir des centaines de vidéo sur Youtube avec mot clés « Rachwa Maroc ». Attention à l’injustice ! Ça affecte la dignité des hommes et les rends incontrolables
    Et finalement, l’orientation vers un parti unique qu’est le PAM qui ne cessent d’absorber le paysage multipartisme. C’est certainement une grosse erreur.
    Tout se joue entre les mains du Roi Mohammed VI dans lequel on croit tous entant que marocains. J’espère qu’il tirera des leçons de ce qui se passe dans le monde arabe et qu’il ne va pas nous décevoir


  10. amazigh

    Ben Ali a tout à fait raison. Ben Ali, pas notre professeur bien sûr, mais le dictateur tunisien a sauté et il s’est sauvé comme un lâche en Arabie. Mais une question lancinate se pose : qu’attend donc le régime marocain pour agir et faire des vraies réformes- pas des réformettes débiles- avec l’instigation de vrais patriotes marocains ? Moi, je dis attention, il y a des attentismes qui peuvent tuer. Si le régime marocain ne veut pas avoir le même sort que celui des voisins ( l’Egypte en ce moment est en ébullution), il faut impérativement qu’il prenne l’initiative.

    Il faut donc dissoudre le gouvernement, le parlement…
    Il faut laisser d’autres partis politiques représentatifs voir le jour ( les Amazighs ne sont absolument pas représentés par aucun parti politique)
    Réformer la justice tout de sutie. Il faut donc qu’elle soit indépendante de toute tutelle politique.
    Faire une vraie guerre à la corruption
    Arrêter tout de suite le racisme anti-amazigh de l’État marocain
    Donner la totale liberté à la jeunesse pour eprimer ses doléances
    Ouvrir les médias publics à toutes les tendances politiques, culturelles, linguistiques présentes au Maroc.
    ….


  11. sahraoui

    « L’économiste » Driss Ben Ali, Tu peux aller au diable toi et ceux qui ont t’encouragé à délire le 9.02 sur France 24. M. « Economiste » pourquoi tu n’es pas capable de participer à la construction économique de ton payé comme Siadek et ce, d’une façon ou d’une autre??? Parce que, tout simplement, ta serviette n’est remplie que par une politique polluée et destructive donc tu n’auras jamais une vision clair comme Siadek.
    ALLAH ALWATAN ALMALEK


  12. realiste

    Bonjour

    je suis d’accord avec benali, mais je ne suis pas d’accord avec lui quand il a critiqué la liberte d’expression, il n’ a pas realisé que c’est cette liberte qui lui lui a donné l’occasion de s’exprimer, à l’epoque de hassan 2 il etait un simple economiste et maintenant et auhourd’hui tout à coup il devient aussi politicien, même les partis politiques au maroc les plus opposants n’ont jamais dit « il y a un seul qui gouverne et le premier ministre n’est qu’un executant », ce n’est pas parcequ’il ont peur de dire ça avant lui, mais ils comprennent tres bien que les lignes rouges sont là



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