échange inédit entre Assid et Fizazi
Un débat inédit a été organisé par les étudiants de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, lundi 13 Février. Le laïc Ahmed Assid et le salafiste Mohammed Fizazi y ont échangé leurs points de vue sur l’islam et la laïcité.
Inimaginable il y a quelques années, l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II l’a fait : réunir un salafiste et un laïc autour de la même table. Les deux invités phares de ce colloque n’ont été autres que le pore-flambeau de l’amazighité, le militant laïc Ahmad Assid, et le tonitruant cheikh salafiste, ex-détenue de la « Salafiya Jihadya », Mohammed Fizazi. Les deux protagonistes y ont échangés leurs points de vues, chacun campant sur ses positions. L’un utilisant des argument religieux, s’approchant de la radicalité; l’autre étayant ses convictions séculaires et humanistes avec le calme qu’on lui connait.
La laïcité pour protéger l’Islam
Parmi les sujets abordés lors de cette réunion, la loi anti-terroriste votée au lendemain des attentats du 16 mai. Cette loi, liberticide, a eu pour cause d’écrouer des milliers d’individus dans les prisons, à la suite de jugement expéditifs. Lorsque Ahmed Assid a déclaré à son interlocuteur qu’en lieu et place du PJD, pourtant d’obédience islamiste, ce sont bien les laïques qui ont combattus la loi anti-terroriste; Fizazi rétorque que « si le PJD a voté pour cette loi, il l’a fait à contre-coeur », puisque selon ce dernier, « il était la cible de l’appareil sécuritaire qui le menaçait de dissolution ». Il est vrai qu’au lendemain des attentats du 16 mai, toute la pression était sur les épaules du PJD, leur vote pourrait être considéré comme un vote de « survie » politique. Comme à son habitude, Fizazi a pointé du doigt « les athées et les hérétiques », qui selon lui, « mettraient le pays et son unité religieuse en danger ». Quant à la laïcité, Fizazi répond que ce n’est pas la solution. Il en prend pour preuve le printemps arabe ainsi que la vague islamiste qui en a découlé. « C’est bien des musulmans et non celle des laïques », lui a-t-il asséné, oubliant qu’être musulman et laïque est tout sauf incompatible. Fizazi s’est aussi déclaré contre l’emploi du terme « islamiste », préférant le terme « musulman ». Concernant la liberté de culte, Fizazi n’y trouve aucun problème. « Que mon voisin soit musulman ou chrétien, je le protégerais, ainsi que ses biens ». Face à ces apparentes belles paroles, Assid a tenu à assurer qu’ « il n’y a que la laïcité qui est à même de protéger la religion», justifiant ses propos par le fait que l’utilisation de la religion à des fins politiques ne pouvait qu’augmenter les risques de « despotisme». Par ailleurs, Ahmed Assid a relevé qu’une des causes de la décadence des musulmans est « la fermeture de leur esprit, que Dieu leur a donné pour l’utiliser à des fins d’Ijtihad ». En d’autres terme, d’une interprétation éclairée de l’Islam. ◆



Lettre ouverte à Ahmed Assid:
qissaas.blogspot.com/2012/02/lettre-ouverte-ahmed-assid.html#more
bonsoir,
en effet je suis entièrement d’accord avec monsieur Assid, il n’ya que la laicité qui pourra sauver le monde arabe, l’isalm n’a pas besoin de nous pour le proteger, il est protegé par Dieu, par contre il faut se soucier à proteger les droits de l’homme, la culture, la santé, l’éducation et surtout la bonne conduite.
je suis désolée de voir aujourd’hui dans une même famille un éclatement religieux, les parents suivent la coutume de leur parents et ancêtres, les enfants sont divisés, on peut trouver une adoration salafiste, une autre soufie, …………c’est vraiment dommage, quand est ce que la pratique de l’islam redeviendra celle de l’amour, de l’unité et du partage.
Xadija