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RAM prépare son décollage

Royal Air Maroc a commandité une étude de marché pour l’homogénéisation de sa flotte. Mis à part le souci des économies de maintenance et d’énergie, l’étude cible également la refonte du réseau et l’amélioration des prestations.

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Driss Benhima, président de RAM et le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, à l’occasion du Marrakech Air Show 2012.

La Royal Air Maroc (RAM) anticipe son avenir en préparant déjà sa mue stratégique à partir de 2013. « La compagnie aérienne a commandité une étude de marché auprès d’un bureau d’études de renommée internationale, dont le but est d’optimiser la gestion et l’homogénéisation de sa flotte », a annoncé Adberrafia Zouiten, directeur général exécutif, lors d’un point de presse à l’occasion de la troisième édition de Marrakech Air Show. Cette étude, qui sera fin prête en 2013, servira comme référentiel pour le transporteur  national en matière des choix à faire en vue de l’acquisition de nouveaux appareils. Mis à part le souci des économies de maintenance et d’énergie, en ligne avec la flambée des cours du pétrole sur le marché international, l’étude cible également la refonte du réseau et l’amélioration des prestations.

Plan de sauvetage

Le plan de restructuration, ou plutôt de sauvetage, puisqu’il s’agit bien là d’une question de vie ou de mort, qu’a lancé la RAM, ambitionne d’accroître aussi bien sa productivité que sa compétitivité. Sur ce chapitre, la politique de recentrage de RAM autour du Hub de Casablanca semble porter ses fruits. Zouiten a affirmé, en outre, que le terminal 1 de l’aéroport Mohammed V sera entièrement dédié à la compagnie nationale. Ajoutant que des discussions sont en cours avec l’Office national des aéroports (ONDA) dans l’objectif de réservation de cet aérogare eu égard aux flux massifs des passagers qui transitent par l’aéroport, pour ne prendre que l’exemple des voyageurs à destination de l’Afrique et dont le nombre dépasse le million.

Repositionnement à l’international

Le contexte international incertain dans lequel évolue la compagnie nationale, surtout avec la poursuite de la  politique de l’open sky, l’oblige à se retirer des routes sur lesquelles elle est perdante et à en chercher de nouvelles. Zouiten souligne qu’il est envisageable de créer de nouvelles lignes aériennes à destination de l’Amérique latine et de l’Asie, les nouveaux gisements de croissance. Cette nouvelle stratégie de repositionnement à l’international ne veut pas pour autant dire que la RAM compte s’ouvrir à l’aveuglette à l’international. Mais elle ne veut pas dire non plus que la compagnie nationale a le vent dans les ailes.  À peine sortie d’une situation financière dégradée, avec à la clé des résultats financiers en amélioration à fin février 2012, à en croire Zouiten qui n’a pas livré plus de détails chiffrés, la RAM ne compte pas s’investir davantage sur les vols vers les pays du Golfe. En réponse à question du Soir échos, le directeur général exécutif reconnaît que la RAM n’est pas en mesure de concurrencer des poids lourds comme Etihad Airways ou la compagnie Emirates. L’effort de la modernisation de la flotte s’est concrétisé par l’acquisition de 6 avions: deux avaient été déjà livrés en 2012, deux fin de l’année en cours, et les deux restants pour 2014. Bien que la Cour des comptes, dans son dernier rapport, a épinglé Benhima et ses troupes sur « de nombreux aspects de la gestion de RAM liés principalement à l’acquisition et l’exploitation de la flotte, à la programmation des vols, à la gestion de l’activité commerciale et à l’analyse des centres de coûts les plus importants (carburant, personnel navigant technique et maintenance)». La modernisation de la flotte porte également sur le réaménagement des cabines et l’équipement intérieur des avions. Cette activité a été sous-traitée en faisant recours à une société française.

Marrakech Air Show, une édition mi-figue mi-raisin

La troisième édition du salon international de l’aéronautique et du spatial qui a baissé le rideau samedi dernier, n’a pas récolté les effets escomptés. Selon un des exposants:  « peu de professionnels ont répondu présent, comparativement à l’édition précédente ». Néanmoins, pour Hasna Bougarne, directrice de Gint Atlas, ce salon était l’occasion de négocier des contrats potentiels avec les Forces royales Air (FRA). « J’ai eu des promesses de commandes concernant certains de nos produits se dotant de techniques de sécurité intérieure et de protection de convois », nous affirme-t-elle. Cette entreprise, spécialisée dans la télé-surveillance et la sécurité des sites sensibles compte, selon la responsable, créer d’ici à fin 2012 une unité de production pour assister et accompagner directement ses clients au Maroc. La nouvelle unité servira également comme plateforme pour fournir les autres pays africains. « Pour nous, le Maroc représente un hub régional », conclut-elle .

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