|

Justice

La mise en détention de Khalid Alioua pour manquements à la loi a certes été un coup de tonnerre, mais en dehors du nom et de la qualité du prévenu, elle est l’expression du fonctionnement normal de la Justice. S’il faut se féliciter de l’indépendance longtemps décriée du pouvoir judiciaire, qui décide enfin de s’attaquer [...]

La mise en détention de Khalid Alioua pour manquements à la loi a certes été un coup de tonnerre, mais en dehors du nom et de la qualité du prévenu, elle est l’expression du fonctionnement normal de la Justice. S’il faut se féliciter de l’indépendance longtemps décriée du pouvoir judiciaire, qui décide enfin de s’attaquer à des dossiers symboliquement forts, il faut aussi et surtout laisser les juges travailler dans la sérénité et éviter toute pression ou surenchère. Comme il faut se poser la question de ce qui a conduit à cette arrestation spectaculaire à la veille des vacances judiciaires. L’absence d’éléments nouveaux au dossier, les garanties apportées par le prévenu et son interdiction de quitter le territoire ne datent pas d’hier. Sans porter de jugement sur la personne, ce qui relève du tribunal et des arguments de l’accusation et de la défense, cette garde à vue ressemble toutefois à une mise à mort médiatique. L’arrestation de l’ancien président du CIH, pour des faits qui remontent à plusieurs années et qui ont été détaillés dans le rapport de la Cour des Comptes, est certainement basée sur des éléments à la disposition du juge pour empêcher le prévenu de s’évaporer dans la nature ou de tenter de se soustraire à la Justice. Sinon, qu’est-ce qui justifierait cette garde à vue ?  En généralisant, peu importe le nom des prévenus, tout le monde a droit à un procès équitable et à la présomption d’innocence jusqu’à l’issue du procès. De plus, derrière le cas emblématique de ces hauts commis de l’État, les prisons marocaines regorgent de justiciables anonymes qui attendent que leur tour arrive pour s’expliquer sur ce qui leur est reproché. Par ailleurs, le recours à la garde à vue contribue au surpeuplement des prisons sans pour autant participer à l’exercice même de la justice.  Dans une société où la rumeur se propage à la vitesse de la lumière, la garde à vue équivaut souvent à la condamnation, sans se soucier du jugement rendu au nom de la Loi. Surtout quand elle est surmédiatisée.

1 commentaire Pour “Justice”

  1. On lit sur eAlmassae que cet ex PDG menace d’ouvrir la poubelle puante qui cache les grands bonnets , de plus son camarade socialojouflu lachgar s’apprete à le défendre :
    menace pour rappeler à d’autres pourris de le soutenir pour sortir du trou ou bien il les dénonce !c’est le meilleur chantage !
    solidarité sauciolopourrie de lachgar!

Laissez une réponse

En kiosque

Suppléments

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!