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Le Maroc vient d’être élu pour deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU. Deux ans pour infléchir, modestement, le fonctionnement de cette institution décalée par rapport aux enjeux actuels. C’est également une période unique pour que notre diplomatie marque de son empreinte la scène internationale. Enfin, c’est une fenêtre réduite pour essayer de faire [...]

Le Maroc vient d’être élu pour deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU. Deux ans pour infléchir, modestement, le fonctionnement de cette institution décalée par rapport aux enjeux actuels. C’est également une période unique pour que notre diplomatie marque de son empreinte la scène internationale. Enfin, c’est une fenêtre réduite pour essayer de faire avancer le dossier algéro-marocain, de manière constructive.

Autre lieu, autre événement, Kadhafi a été éliminé. De manière brutale, sans procès ! Il aurait tellement été plus juste de lui faire un véritable procès, pour effacer l’infamie du simulacre de justice réservé à un autre tyran, Saddam Hussein.

La disparition de Kadhafi ne doit pas faire oublier sa stature internationale, il y a encore quelques mois. Ceux qui le condamnent sont ceux qui l’ont soutenu. Mais en définitive, une page se tourne, pour les Libyens, mais aussi pour les Egyptiens et les Tunisiens.

Justement, en Tunisie, les premières élections libres vont dessiner la carte de la nouvelle classe politique. Là aussi, une page se tourne, avec tout l’espoir que cela peut susciter.

En Europe, la crise de l’Euro semble échapper aux pouvoirs politiques, avec les conséquences que cela peut avoir sur l’ensemble de la région.

Quel lien entre ces différents éléments ?

L’Histoire, qui tourne une à une ses pages, semble exiger une nouvelle analyse, une nouvelle approche et les bases d’un monde différent, bâti sur les erreurs, les succès et les expériences d’un demi-siècle post-colonial.

Plus près de nous, le Maroc, avec sa présence renforcée dans les institutions internationales, pourrait se faire le porte-voix de ces changements qui montent de toutes les rues, du monde arabe, mais aussi de l’Europe et des Etats-Unis.

A la lecture des événements des neuf derniers mois, rien n’est désormais impossible. Nous sommes dans une période d’ajustement des institutions aux défis du monde nouveau. Et toutes les places sont à prendre, dans une configuration qui a tous les atouts pour être plus équitable et plus juste.

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