Après avoir enchaîné l’Algérie et l’Éthiopie en l’espace d’une semaine, le chef de la diplomatie, infatigable, se rendra, vendredi, dans la péninsule ibérique. Objectif : renforcer les relations bilatérale avec nos voisins.
Saâd Eddine El Othmani multilpie les déplacements à l’étranger. Ici avec Abdelaziz Bouteflika, lors de sa visite à Alger, le 24 janvier dernier.
Quelques semaines seulement après sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères, Saâd Eddine El Othmani n’en finit pas d’enchaîner les déplacements. Après s’être rendu à Addis-Abeba pour assister au sommet de l’Union africaine (UA), dont le Maroc est le seul pays africain à ne pas en faire partie, El Othmani se rendra en Espagne et, ensuite, au Portugal, pour officiellement raffermir les relations bilatérales avec ses voisins directs.
Au cours de son premier voyage officiel en Europe, le chef de la diplomatie se rendra vendredi à Madrid, après avoir reçu une invitation officielle de la part du roi Juan Carlos. Selon une source au sein du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, « la visite d’El Othmani en Espagne intervient suite à la visite du chef du gouvernement ibérique Mariano Rajoy, à Rabat ». Ladite source ajoute que « le but de cette visite est le renforcement des relations maroco-ibériques ». Aucun des sujets sensibles ne sera abordé : « Ce serait inapproprié d’évoquer les sujets sensibles pour une première visite », affirme notre source, toute en précisant que « l’accord de pêche serait étudié dans un autre cadre, y compris pour les présides Sebta et Melilia ».
Une visite symbolique
Ce déplacement semble être plus une visite de courtoisie qu’une visite de travail. Exit les sujets sensibles, El Othmani s’attellera à raffermir les relations avec une Espagne dirigée par le Partido Popular, un parti traditionnellement hostile aux thèses marocaines, notamment celles en rapport avec le Sahara. Toutefois, depuis l’avènement du gouvernement islamo-conservateur au Maroc, le ciel semble se dégager de plus en plus entre Rabat et Madrid, tant les intérêts qui lient les deux pays sont beaucoup plus importants que les frictions qui les séparent. Toutefois, « le Maroc ne cessera jamais de revendiquer ses droits sur Sebta et Melilia et les îles Jaafarinas », insiste notre source au sein du ministère des AE, avant d’ajouter : « Notre relation avec l’Espagne est stratégique. Le fait que le roi Juan Carlos ait voulu recevoir El Othmani démontre toute la symbolique et l’amitié qui lient nos deux pays, malgré toutes les divergences qui peuvent exister ». Et le Portugal dans tout ça ? « C’est l’un des rares pays avec lesquels nous n’avons jamais eu d’incidents. Nos relations ont toujours été au beau fixe. Le déplacement du ministre à Lisbonne entre dans le cadre du renforcement de ces relations, par ailleurs excellentes », rétorque-t-il. El Othmani se rendra effectivement à Lisbonne, samedi. Avec ce déplacement, il clôturera une visite dans la péninsule ibérique, qui durera un peu plus de 48 heures.
Bons baisers d’Éthiopie
Par ailleurs, Saâd Eddine El Othmani est rentré lundi à Rabat, après s’être rendu en Éthiopie pour prendre part au sommet de l’UA. Fait inédit, puisque le Maroc est le seul pays africain à ne pas en faire partie. Une exception qui a d’ailleurs poussé bon nombre de dirigeants africains à déplorer cette situation. Le président de la nouvelle Tunisie, Moncef Marzouki, avait d’ailleurs regretté l’absence du Maroc dans l’UA. Dans son allocution à Addis-Abeba Abeba, il a déclaré que « l’Afrique ne peut pas se permettre l’absence d’un grand pays comme le Maroc ». Même constat de la part d’autres dirigeants, que ce soit le président Burkinabé, Blaise Compaoré, ou encore le ministre des Affaires étrangères sénégalais, Me Madické Niang. Le Maroc réintégrera-t-il pour autant l’Union africaine, lui qui a été un de ses membres fondateurs ? « Non », répond notre source au sein du ministère des AE,« Ce n’est pas à l’ordre du jour, tout simplement par ce que la raison qui nous a poussés à sortir de l’UA est toujours là », ajoute-t-il, allusion faite au maintien de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en tant qu’État membre de l’union.
Blocage sud-africain
Si un éventuel retour du Maroc au sein de l’UA n’a pas été évoqué par El Othmani, celui-ci a par ailleurs qualifié son déplacement en Éthiopie de « très positif ». Bien que non membre de l’UA, le chef de la diplomatie marocaine s’est tout de même entretenu avec un panel de dirigeants africains. Une manière de réaffirmer la présence du Maroc en Afrique. Car, selon notre source, « le Maroc n’a jamais été aussi présent en Afrique qu’en ces temps-ci. Le Maroc est présent partout, les actions de coopération économiques, politiques et sociaux qu’il entreprend avec bon nombre de pays africains vont en progressant ». Bien que depuis l’avènement de Mohammed VI, les relation avec les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest se soient grandement améliorées, il n’en demeure pas moins que l’axe Alger-Pretoria-Lagos se pose aujourd’hui plus que jamais, comme principal handicap à la normalisation des relations maroco-africaines.◆





Déculottée diplomatique algérienne
et cohérence de celle déployée par le Maroc.
Depuis quelques semaines ont assiste à un véritable ballet diplomatique marocain sur la scène internationale, mais aussi et surtout africaine et arabe.
Alors que le Maroc marque des points diplomatiques, l’Algérie, le soit disant chantre de l’Afrique, Monde Arabe et des pays des non-alignés, elle est sous l’éteignoir complètement congelée.
Il est vrai que les nouvelles donnes économiques, politiques, sécuritaires et sociétales ainsi que les changements notables enregistrés aux plans maghrébin et arabe ont fait que la voix de l’Algérie est devenue confuse, inaudible et souvent muette.
Il est vrai que la diplomatie ne pouvait en aucun cas soutenir les évènements qui ont conduit à la chute des régimes égyptien, libyen et tunisien ou cautionner les manifestations meurtrières qui continuent à se dérouler en Syrie et au Yémen.
Un quelconque soutien à ce printemps arabe aurait des conséquences désastreuses sur la stabilité du régime algérien très contesté par sa population.
Alger n’a-t-il pas tenté, sans aucune réussite d’ailleurs, de manipuler, via la presse à la solde de la DRS, de jouer les troubles fêtes au Maroc ?
Mal lui en pris, le Maroc a donné une leçon de démocratie à son voisin de l’Est qui ne peut mettre en application de peur de voir se rééditer les élections qui avaient vu la victoire du FIS volée par l’armée algérienne. A l’issue d’un fameux 1er tour des législatives.
Cette même armée algérienne, au lieu d’être dans les casernes et de s’occuper de la chose militaire, est totalement impliquée dans la vie politique, économique, éducative, sociale et verrouille durement toute tentative d’expression et de liberté.
Cette implication militaire dans les questions politiques algériennes fait, qu’aujourd’hui, l’Algérie a perdu toute crédibilité internationale en raison de l’incompétence de ses diplomates qui ne défendent que les intérêts de l’oligarchie civilo-militaire algérienne et non ceux de leur pays.
Pour étayer mon propos, je ne donnerais que deux exemples très parlant du fiasco diplomatique et du mensonge historique algérien.
Je débuterai par le mensonge historique et monumental algérien.
1/ Selon un rapport du directeur du Centre International pour les Etudes sur le Terrorisme, relevant du POTOPMAC Institue, et rendu public le 02 février 2012, il est affirmé que les camps du polisario à Tindouf soient devenus un nid de terroristes qui menaceraient les zones sahélo-saharienne et maghrébine. Ce même rapport fait également état de liens avérés entre le polisario, l’AQMI et les mafias de drogues sud américaines.
C’est pourquoi, ce rapport apporte son total soutient à la proposition marocaine de règlement de la question du Sahara marocain et appelle à la fermeture rapide et définitive de ces camps,
2/ Cette position est également celle de Monsieur Christopher Ross, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies au Sahara.
En effet, il a fait part dernièrement de sa grande inquiétude de voir les sahraouis des camps de Tindouf verser dans la violence, le trafic de drogue dure, la criminalité transnationale et le terrorisme.
Il a également souligné les conditions inhumaines de vie et les restrictions de mouvements et d’expressions imposées par les chefs du polisario et les autorités algériennes.
Enfin, il estime qu’il devient urgent de trouver une solution durable et définitive de la question du Sahara et que la proposition marocaine constitue la seule et unique clé réaliste à ce problème,
3/ Donc, l’Algérie, qui contrôle sans partage et avec bestialité ces camps de séquestrés sahraouis, et d’autres nationalités, ne cesse de mentir aux organisations internationales et entrave toute enquête internationale sur la situation réelle qui y prévaut. Elle refuse également tout recensement et identification des ces populations séquestrées dans des conditions inhumaines.
S’agissant du fiasco diplomatique algérien, je dirais simplement ceci :
1/ le ministre marocain des affaires étrangères, Monsieur Saadeddine El Othmani vient d’effectuer le une visite officielle en Espagne où il sera reçu par le Roi d’Espagne, le premier Ministre ainsi que son homologue.
Cette visite confirme donc l’excellence des relations entre l’Espagne et le Maroc, marque la priorité qu’accorde le Maroc à son voisin dans sa politique extérieure. Ainsi que le respect mutuel marquant le partenariat stratégique entre les deux pays,
2/ A rappeler que Monsieur El Othmani, s’était rendu à Addis-Abeba pour assister au sommet de l’Union africaine (UA), dont le Maroc est le seul pays africain à ne pas en faire partie, et qu’il se rendra également au Portugal,
3/ D’ailleurs, la présence inattendue du chef de la diplomatie marocaine, Saâd-Eddine El Othmani à Addis-Abeba, au moment où les chefs d’Etat africains tenaient leur sommet les 29 et 30 janvier, a été un moment de grande confusion pour les dirigeants algériens et ceux de leurs pions du Polisario,
4/ De son côté le Ministre des Relations Extérieures péruvien, Rafael Roncagliolo Orbegoso, s’est rendu fin janvier 2012 au Maroc où il a eu de nombreux entretiens avec les responsables marocains dont le Président de la Chambres des Conseillers, Monsieur Mohamed Cheikh Biadillah.
A l’issue de sa visite, le ministre péruvien a mis en exergue les avancées démocratiques du Maroc et confirmé le soutien de son pays au Maroc sur la question du Sahara marocain.
En conclusion, il est clair que l’Algérie est de plus en plus isolée sur le plan régional, mais aussi international. Son entêtement à vouloir défendre des causes illégitimes font qu’elle se retrouve au ban de la communauté internationale et que sa voix dans le concert des nations n’a plus aucune valeur.
Le peuple algérien demandera un jour des comptes et ce jour n’est pas très loin au regard de la situation plus que déplorable qui secoue ce pays riche en hydrocarbure mais où la population vit dans un état soci-économique, sanitaire et éducatif intolérable.
C’est pourquoi l’Algérie ne cesse de recevoir des déculottées diplomatiques mémorables.
En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.