Encore un massacre en Syrie
Dix jours après le massacre de Houla, une centaine de personnes ont été tuées dans la petite localité d’Al-Koubeir. Pointés du doigt par le CNS, les autorités de Damas nient toute implication.

plusieurs femmes et enfants, auraient été tuées mercredi dans la petite localité d’Al-Koubeir, dans la région de Hama.
Dix jours après le massacre de Houla, ayant fait 108 mort dont 49 enfants, une centaine de personnes, dont plusieurs femmes et enfants, auraient été tuées mercredi dans la petite localité d’Al-Koubeir, située dans la région de Hama, dans le centre de la Syrie. Si le pouvoir a démenti l’existence de tout massacre, le Conseil national syrien les accuse, lui, de les avoir perpétré. La télévision officielle a parlé d’un « crime haineux », accusant « un groupe terroriste d’avoir commis un crime haineux dans la région de Hama qui a fait neuf victimes ». « Ce que quelques médias ont rapporté sur ce qui s’est passé à Al-Koubeir, dans la région de Hama, est complètement faux », a ajouté le gouvernement dans un communiqué à la télévision officielle. « Nous avons une centaine de morts dans le hameau d’Al-Koubeir (…), parmi eux une vingtaine de femmes et une vingtaine d’enfants », a pour sa part déclaré Mohamed Sermini, un porte-parole du CNS, accusant les milices du pouvoir, les chabbiha, d’être derrière la boucherie.
Réunion à Istanbul
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a, quant à lui, confirmé l’existence du massacre, et parle de 87 morts. « Le massacre a eu lieu après des bombardements. Des miliciens ont ensuite pénétré dans le village et tué les habitants par balles et à l’arme blanche » a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Ce nouveau massacre intervient alors que 16 pays, dont les États-Unis et plusieurs pays arabes et européens, se sont réunis mercredi en Turquie. Rassemblés à Istanbul, ils ont encore une fois discuté des moyens à mettre en œuvre pour faire cesser les violences et contraindre Bachar Al-Assad à quitter le pouvoir. « Nous devons continuer de fermer les circuits économiques vitaux du régime, élargir le cercle de pays appliquant fermement les sanctions et empêcher le gouvernement syrien de les contourner», a déclaré dans un communiqué la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton avant l’ouverture de la réunion. ◆

