RIO+20, le Maroc s’engage
Des milliers de représentants des nations du monde se retrouvent à Rio de Janeiro pour participer, du 20 au 22 juin courant, à la Conférence internationale sur le développement durable organisée par les Nations Unies, Rio + 20.

« À Rio, notre vision doit être claire : une économie verte et durable qui protège la santé et l’environnement tout en soutenant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire grâce à la croissance économique, le travail décent et l’éradication de la pauvreté, selon Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies.
Issus du monde entier et de toutes les branches de la société, ONG, secteur privé, administrations publiques nationales et internationale, les participants à la Conférence internationale sur le développement durable organisée par les Nations Unies, ils partagent un objectif commun : pousser le développement et la croissance économique vers un mode de développement durable.
Construire une économie verte
La Conférence officielle des Nations Unies qui aura lieu du mercredi 20 au vendredi 22 juin réunira les gouvernements de plus de 177 pays, et devra aboutir à l’adoption de politiques claires et concrètes pour la mise en œuvre du développement durable. Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, a d’ailleurs annoncé les attentes ambitieuses de ce sommet : « Rio +20 sera l’une des plus importantes réunions mondiales sur le développement durable de notre temps. À Rio, notre vision doit être claire : une économie verte et durable qui protège la santé et l’environnement tout en soutenant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire grâce à la croissance économique, le travail décent et l’éradication de la pauvreté ». Depuis le début du mois de juin, les discussions, les débats et les négociations vont bon train dans le centre de conférence à Rio. Un sujet en particulier est dans tous les esprits : la construction d’une « économie verte », un concept sur lequel les discussions officielles de Rio+20 se concentrent. On parle d’économie « verte » pour désigner des voies de développement qui protégent les ressources naturelles et garantissent l’amélioration des revenus et la réduction de la pauvreté.
Besoin d’un cadre réglementaire international
L’attention de tous les intervenants est tournée vers ce sujet, très actuel en cette période de crise économique internationale et de dégradations de l’environnement. Les représentants de la société civile craignent que derrière cette idée puisse se trouver une possible privatisation des ressources naturelles qui entraînerait leur destruction et demandent que ce concept large bénéficie d’une définition claire et un cadre réglementaire international. Malgré les objectifs environnementaux, sociaux et économiques affichés par les organisateurs de la conférence, celle-ci se tient alors que les tendances depuis les années 1990 montrent que les progrès attendus dans ces domaines n’ont pas été atteints à la mesure où ils devraient l’être : réchauffement climatique, pollutions des océans, déforestation, accès à l’eau et à l’énergie… Sans inversion des tendances, les futurs gouvernements devront gérer des niveaux de dommages et de dégradations des conditions de vie sans précédent.
L’engagement politique du Maroc
Au Maroc, déforestation, désertification, sécheresse et changement climatique sont des sujets environnementaux majeurs qui conditionnent les possibilités de développement du pays.
C’est pour ces nombreuses raisons que le ministère de l’Énergie, des Mines, de l’Environnement et de l’Eau a élaboré le « Livre Blanc du développement durable au Maroc : bilan et perspectives », dans lequel il présente les engagements du Maroc en matière de protection de l’environnement et de développement durable, et notamment les innovations engagées pour le développement des énergies renouvelables. La délégation marocaine est présente à Rio+20 pour défendre l’engagement politique du Maroc. Toutes les parties prenantes de la conférence attendent ses résultats avec précaution et espèrent que de réels efforts pourront être réalisés pour définir les voies d’un développement propre et respectueux de tous, scellées par un document politique international.◆











