Durant le mois de juillet, la jeune galerie David Bloch, nichée à Marrakech et dédiée à l’art contemporain, propose de poser un certain regard sur le street art. Les œuvres de trois graffeurs, à la veine urbaine, sont à découvrir afin de penser la rue sous un autre angle.
La galerie d’art contemporain David Bloch de Marrakech continue de grandir en réunissant des œuvres emblématiques de l’art urbain, stigmates de jeunes talents, plein de promesses futures qui assoient notamment la qualité de sa collection permanente. Juillet est placé sous le signe d’un festival d’inspiration et de couleurs franches, où le bitume est alors matière à création et non pas à craindre. C’est le graffeur Alëxone Dizac, s’attachant à brosser l’expression de la rue, avec des tonalités chaudes qui a débuté la présentation de la galerie en s’installant pour travailler dans la ville ocre. Fruit de ce fructueux passage? Six œuvres made in Marrakech, réalisées à coups de crayon et d’acrylique sur tirage photographique. Alëxone Dizac, expose actuellement à la galerie LJ, dans le marais, quartier incontournable des bonnes adresses des galeristes parisiens et qui a conquis les colonnes du magazine américain Juxtapoz, bible planétaire de l’illustration, qui lui a consacré pas moins de douze pages !Autre ovni de l’art de rue, dont les courbes et les lignes d’inspiration bédéistes ne sont pas sans rappeler le trait de Enki Bilal, et qui ont fleuri les murs de la galerie David Bloch, Profecy. L’artiste, est en effet, suivi de près par les collectionneurs européens, tombés sous le charme de ses graffs.
Mist, autre artiste de taille, rejoindra également la galerie à la fin du mois de juillet. Il proposera une série de création, dessinée à ce titre pour cet espace. L’artiste a précédemment présenté une exposition qui n’est pas passée inaperçue à la galerie Le Feuvre, elle a, de fait, percé la grisaille de Paris, à force de mélange de couleurs et de formes. Mist est aujourd’hui occupé à concevoir une première série destinée à la galerie David Bloch, avant une prochaine exposition, prévue à la rentrée. L’une de ses sculptures, tranchant entre le gris et le blanc de l’endroit, détonne comme un bruit étrange que l’on ne parviendrait pas à définir dans la rumeur de la rue et dont l’écho nous poursuivrait longtemps… f.m
Autre ovni de l’art de rue, dont les courbes et les lignes d’inspiration bédéistes ne sont pas sans rappeler le trait de Enki Bilal, et qui ont fleuri les murs de la galerie David Bloch, Profecy.
Fouzia Marouf