<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>

<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>
<channel>
	<title>Le Soir-echos</title>
	
	<link>http://www.lesoir-echos.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 00:42:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
<image><title>Le Soir-echos</title><url>http://www.lesoir-echos.com/wp-content/logo/logonews.png</url><link>http://www.lesoir-echos.com</link><width>136</width><height>24</height><description>Le Soir-echos - http://www.lesoir-echos.com</description></image>		<item>
		<title>Fes : Prochainement un tableau de bord urbain</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/fes-prochainement-un-tableau-de-bord-urbain/supplements/73171/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/fes-prochainement-un-tableau-de-bord-urbain/supplements/73171/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:34:38 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[bad]]></category>
		<category><![CDATA[demographique]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[fès]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[tableau de bord urbain prevu pour Fes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73171</guid>
		<description><![CDATA[Initié par la Banque africaine de développement (BAD) et Microsoft Maroc, le tableau de bord urbain prévu pour la ville de Fès est, avant tout, un support qui regroupe tous les indicateurs de performances (densité démographique, assainissement, santé et éducation).]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/tableau1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-73172" alt="Fes Maroc : Prochainement un tableau de bord urbain" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/tableau1.jpg" width="600" height="338" /></a></p>
<h1></h1>
<h1></h1>
<h1>Fès : Prochainement un tableau de bord urbain</h1>
<p>Initié par la <a title="Banque africaine" href="http://www.lesoir-echos.com/tag/banque-africaine/" target="_blank">Banque africaine de développement</a> (BAD) et<a title="Microsoft Maroc" href="http://www.lesoir-echos.com/operation-seduction-de-microsoft/economie/59240/" target="_blank"> Microsoft Maro</a><a title="Microsoft Maroc" href="http://www.lesoir-echos.com/operation-seduction-de-microsoft/economie/59240/" target="_blank">c</a>, le tableau de bord urbain prévu pour la ville de <a title="Fès destination des subsahariens" href="http://www.lesoir-echos.com/fes-nouvelle-destination-des-subsahariens/societe/72990/">Fès</a> est, avant tout, un support qui regroupe tous les indicateurs de performances (densité démographique, assainissement, santé et éducation). Il a été créé après la collecte de statistiques et d’informations fiables, nécessaires à l’élaboration des stratégies de développement<a title="economie" href="http://www.lesoir-echos.com/le-vrai-test-du-gouvernement/economie/71984/" target="_blank"> socio-économiques</a> et urbanistiques. L’objectif étant une gestion optimale de la ville. Un projet qui, selon <a title="Alla Amraoui" href="http://www.lesoir-echos.com/les-cites-euromed-revoient-leur-strategie/regions/18941/" target="_blank">Allal Amraoui</a>, vice-président de la commune urbaine de <a title="Fès destination des subsahariens" href="http://www.lesoir-echos.com/fes-nouvelle-destination-des-subsahariens/societe/72990/">Fès</a>, est en phase avec la stratégie de développement de la ville. « c’est un outil indéniable d’information et une cartographie destinée à renforcer l’attractivité de la ville impériale aussi bien dans le domaine touristique que des investissements extérieurs », indique la même source. Pour le directeur général de Microsoft Maroc, Samir Benmakhlouf, les <a title="TIC" href="http://www.lesoir-echos.com/les-tic-pas-assez-exploitees/economie/65608/" target="_blank">TIC</a> restent indispensables pour le développement des villes, afin d’améliorer l’efficacité de leurs services dans les secteurs de l’énergie, de l’eau ou encore des transports. L’objectif de la mise en place de ce tableau de bord est, selon Benmakhlouf, de permettre à la ville, via une série d’indicateurs urbains, de mesurer les progrès et d’ajuster leur stratégie de gestion. Rendez-vous pour la présentation de la phase initiale du projet du 27 au 31 mai prochain, lors des assemblées annuelles de la BAD, prévues à Marrakech.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/fes-prochainement-un-tableau-de-bord-urbain/supplements/73171/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>«Zenata, c’est 30% d’espace vert»</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/zenata-cest-30-despace-vert/supplements/73203/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/zenata-cest-30-despace-vert/supplements/73203/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:31:25 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Naciri]]></category>
		<category><![CDATA[zenata]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73203</guid>
		<description><![CDATA[En attente d’homologation, le projet de la ville nouvelle de Zenata ne passe pas inaperçu. En tout cas sur le papier. L’envie de venir aux nouvelles histoires, de connaître l’état d’avancement du projet mais surtout de connaître l’opinion d’avoir la réaction d’un responsable du projet quant aux détracteurs du concept global des villes nouvelles. Nous avons donc posé quelques questions à Mohamed Naciri, directeur du pôle développement du projet Zenata.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73204" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/ceremonie-de-signature.jpg"><img class="size-full wp-image-73204 " alt="Maroc immobilier : creation d une ville envergure au Maroc " src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/ceremonie-de-signature.jpg" width="600" height="429" /></a><p class="wp-caption-text">« Une ville de cette envergure, ça ne court pas les rues. C’est rare dans le monde de développer des superficies aussi importantes ».</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: center;">«Zenata, c’est 30% d’espace vert»</h1>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Mohamed Naciri, directeur du pôle développement du projet Zenata</strong></h2>
<p><strong>Les critiques envers le concept des villes nouvelles se font de plus en plus entendre, qu’avez-vous à leur répondre ?</strong><br />
Faire une ville ce n’est pas facile. Ce qu’il faut savoir c’est que seulement un quart des villes nouvelles réalisées dans le monde ont réussi. 25 % c’est très peu. Ce n’est pas facile, parce que ce sont des développements sur des superficies conséquentes qui font intervenir une multitude d’acteurs et sur des multiples actifs. Tout ça en même temps c’est compliqué, maintenant ce qu’on peut faire c’est d’apprendre de chaque expérience. Que ce soit au niveau national ou international. C’est ce qu’on a essayé de faire sur le projet Zenata. Il faut aussi savoir que le Maroc a déjà une expérience en matière de villes nouvelles. Il y a la ville de Bengrir, de Agadir qui ont été refaites de A à Z, et aujourd’hui avec les besoins d’urbanisation qui deviennent croissants, les projets se multiplient. C’est quelque part une réponse à un besoin naturel. On est dans l’obligation de créer des villes nouvelles. Aujourd’hui, nous n’arrêtons pas d’innover, il y a peut-être des lignes conductrices, mais il y a à chaque fois des innovations qui font que nous nous améliorons. La nouvelle ville de Zenata s’inscrit pleinement dans ce processus.</p>
<p><strong><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Ville-nouvelle-de-Zen.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-73205" alt="Maroc immobilier : Ville nouvelle de Zenata" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Ville-nouvelle-de-Zen-300x203.jpg" width="300" height="203" /></a>Quelles sont les particularités du projet?</strong><br />
A notre niveau, nous avons essayé de comprendre ce qui se passe au niveau national et international, tout en faisant un travail de contextualisation, surtout sur ce que l’on appelle l’éco-conception. C’est une réflexion au sens large qui nous a permis d’asseoir des fondamentaux solides nous permettant d’avancer sereinement vers l’avenir. C’est un réel projet durable, étalé sur 30 ans. Nous avons également lancé une étude qui a pris presque une année. Une étude de stratégie globale qui nous a permis de déterminer une vocation à positionnement et qui a fait intervenir quelques douze experts en plus d’un cabinet spécialisé. Ensuite on a procédé à une étude de l’impact sur l’environnement sur un territoire de 1830 ha. Cela nous a permis de connaître l’état des lieux à tous les niveaux, l’eau, l’air, le sol, la faune et la flore. L’impact du plan d’aménagement sur l’environnement a été également étudié. Ça reste une première au Maroc. Et ça constitue également de grandes innovations à prendre en considération. Des innovations qui ont même touché la partie technique avec notamment des études de VRD, donc une étude de stratégie réseau sur l’ensemble du territoire. Il ne faut pas négliger également, l’étude sur la mobilité faite par un cabinet suisse. Le plan d’aménagement se devait, lui, de répondre à une réalité, à un contexte donné. C’est un plan qui est là, sur tous les niveaux. Cela dit, il faut se donner une chance. Il faut se donner le temps et surtout le prendre pour bien concevoir le projet.</p>
<p><strong>En matière de mobilité ?</strong><br />
Sur la question du transport, nous avons non seulement travaillé sur la mobilité inter-territoriale, c’est à dire comment connecter Zenata aux autres villes. Nous avons essayé d’innover et nous avons eu un avantage certain parce que Zenata se situe sur un territoire passant. L’autre volet de réflexion concerne la mobilité en interne. Ainsi, l’ensemble des catégories ont été considérées. C’est à dire la mobilité collective, éco-cité oblige, nous avons opté pour des moyens de transport durables. Ainsi que la mobilité douce. Le plan d’aménagement de Zenata prend en considération la marche à pied et le vélo par exemple. L’idée principale reste de pouvoir se déplacer d’un point à un autre, avec un usage minimal de la voiture, loin de la bannir totalement de la ville. Il s’agit plus d’encourager un usage intelligent de la voiture. Aujourd’hui il y a une énorme réflexion qui a été portée par le groupe, et c’est ce qui nous permet finalement d’avoir un modèle innovant, aux bases solides susceptibles de devenir un modèle au niveau national et pourquoi pas au niveau international. D’autant plus que des projets de ce type sont rares dans le monde.</p>
<p><strong>Y a-t-il des références à l’international ?</strong><br />
Une ville de cette envergure, ça ne court pas les rues. C’est rare dans le monde de développer des superficies aussi importantes. Ce sont 1830 ha en totalité, avec une première tranche de 600ha livrable dans pratiquement dix ans. C’est le premier cycle de développement du projet. Aussi, Zenata c’est 30 % d’espace vert, ce qui fait 470 ha reparti de façon homogène entre grand parc et jardins de quartier. C’est un projet colossale difficile à réaliser. En Europe ça n’existe pas, le plus grand développement urbain sur le vieux continent ces vingt dernières années est celui du parc des nations à Lisbonne et qui fait à peu près 300ha, le reste c’est des développements qui ne dépassent pas les 40 ha.</p>
<p><strong>Et la cible ?</strong><br />
La classe moyenne. Nous l’avons déterminé à travers des projections macro pour les 30 années à venir. Des chiffres qui ont montré que c’est cette classe qui va réellement croître. Pour nous, la classe moyenne est celle qui touche entre 10, 20 et jusqu’à 30 mille dirhams par mois et par ménage. Selon nos chiffres cette classe constituera 50 % des ménages d’ici 2030.</p>
<p><strong>Où en êtes-vous à présent ?</strong><br />
Aujourd’hui, la phase d’éco-conception est bientôt terminée. La question était de trouver comment cristalliser toutes ses ambitions autour du projet et d’encrer positivement le territoire dans son environnement directe et aussi indirecte.  On a donc travaillé sur un branding territorial avec des spécialistes, ce qui nous a amenés à sortir une identité visuelle, synthèse de tout le travail effectué et qui donnera un caractère particulier à la ville, mais surtout qui permettra à ses habitants de s’identifier, d’y adhérer et d’y croire.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/zenata-cest-30-despace-vert/supplements/73203/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ergapolis :  clôture de la première étape</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/ergapolis%e2%80%89-cloture-de-la-premiere-etape/supplements/73168/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/ergapolis%e2%80%89-cloture-de-la-premiere-etape/supplements/73168/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:31:02 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[Anciens Abattoirs]]></category>
		<category><![CDATA[casablanca]]></category>
		<category><![CDATA[ergapolis]]></category>
		<category><![CDATA[français]]></category>
		<category><![CDATA[marocains]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73168</guid>
		<description><![CDATA[La clôture officielle du concours Ergapolis se tient aujourd’hui, aux Anciens Abattoirs de Casablanca. Six équipes seront récompensées pour leurs travaux sur la réhabilitation du site, lors d’une cérémonie de clôture, prévue en présence des officiels marocains et français.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73169" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/abbatoirs.jpg"><img class="size-full wp-image-73169" alt="Le projet Ergapolis se veut mobilisateur pour la réhabilitation du site des Anciens abattoirs de Casablanca." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/abbatoirs.jpg" width="600" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Le projet Ergapolis se veut mobilisateur pour la réhabilitation du site des Anciens abattoirs de Casablanca.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>La 3ème saison du concours Ergapolis prend fin ce jeudi. Une cérémonie officielle est organisée dans ce cadre aux Anciens Abattoirs de Casablanca, en présence de Mohammed Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, ainsi que Nicole Bricq, ministre du Commerce Extérieur, Mohamed Sajid, président du conseil de la commune urbaine de Casablanca, Estelle Forget, fondatrice d’Ergapolis et le réseau Ergapolis. Un événement qui marque précisément la fin de la première phase d’un projet d’envergure : la réhabilitation des 5,5 hectares composants le site des Anciens Abattoirs de Casablanca, basé à Hay Mohammadi. Les six équipes en compétition seront récompensées pour leurs propositions. Un concours, pour rappel, placé sous l’égide du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, ainsi que du conseil de la ville de Casablanca. Le tout sous la tutelle du ministère de l’Égalité des territoires et du logement et du ministère de la Culture et de la Communication français. Le projet bénéficie également des soutiens de l’association Casamémoire, l’association des Maires de France et de l’association des maires de l’Ile-de-France.</p>
<p><strong>Collaboration Maroc-France</strong></p>
<p>Ils sont au total 48 étudiants marocains et français à composer les six équipes participantes au concours. Tous sont étudiants en masters ou en dernière année d’architecture, urbanisme, finance et ingénierie. Chaque équipe est composée de huit personnes, quatre Marocains et quatre Français, organisé en binôme chacun dans sa spécialité. Les étudiants marocains sont issus de l’École nationale d’architecture, l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme, l’Institut des hautes études de management et l’École Hassania des Travaux Publics. Pour la partie française, la collaboration s’est faite initialement avec l’école d’architecture de Marne-la-Valée, l’université Paris IV la Sorbonne, l’université Paris Dauphine, ainsi que l’École Centrale de Paris et l’École des ingénieurs de la ville de Paris. L’objectif : proposer un projet de réhabilitation des Anciens Abattoirs de Casablanca étalé sur 5,5 hectares afin d’en faire un haut lieux de l’art et de la culture urbaine. Un projet complet, respectueux de l’esprit du site et son histoire et surtout répondant aux enjeux de l’aménagement du territoire et de développement durable. Le tout, en prenant en compte les particularités architecturales du site, ainsi que toute la programmation urbaine autour.</p>
<p><strong>Programme de développement territorial durable des Oasis de Tafilalet</strong></p>
<p>Bilan des réalisations 2012 et présentations du plan d’action pour l’année 2013 étaient au menu de la réunion du comité de pilotage du programme de développement territorial durable des oasis du Tafilalet qui s’est tenue mardi dernier à Rabat. La réunion d’abord a été une occasion pour l’ensemble des partenaires officiels et associés du programme de se prononcer sur les réalisations, de valider le plan d’action ainsi que de veiller à la bonne marche du programme. Un programme qui, pour rappel, a été lancé en novembre 2006 par la Direction de l’aménagement du territoire, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et avec l’appui d’autres partenaires nationaux et internationaux, avec initialement une enveloppe budgétaire de 33,5 millions de dirhams. Aujourd’hui, elle s’est élevée à plus de 123 millions de dirhams, notamment grâce à la contribution du Fonds de développement rural et des zones de montagnes (FDR). Une contribution de l’ordre de 60 millions de dirhams étalée sur 3 ans. Un programme qui vise à maintenir un système d’exploitation viable et écologique en restaurant l’écosystème oasien, à favoriser une démarche de l’aménagement de l’espace pour le développement des oasis et à appuyer les réformes de la politique publique vis-à-vis du contexte oasien.</p>
<p><strong>Réalisations, projets et défis</strong></p>
<p>Parmi les réalisations annoncées pour l’année 2012, figurent l’étude du projet de l’écomusée des Khattaras du Tafilalet, la promotion de l’écotourisme au niveau des oasis, la valorisation des produits de terroir, à travers l’accompagnement des coopératives, ainsi que l’élaboration des circuits thématiques intégrés dans le produit la Route du Majhoul afin de valoriser le potentiel naturel et culturel de la province d’Errachidia. Pour le représentant résident du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) au Maroc, Bruno Pouëzat, « une stratégie de développement durable ne peut réussir sans gestion conservatoire des eaux et du sol, ni sans promotion des pratiques d’agrobiodiversité. Elle exige surtout de valoriser les produits du terroir, de développer l’écotourisme, de préserver le patrimoine architectural et les paysages naturels et de promouvoir les énergies renouvelables ». A moins d’une année et demi de la clôture du programme de développement territorial durable des oasis du Tafilalet, Bruno Pouëzat estime que le projet « doit aujourd’hui se concentrer sur la finalisation des divers chantiers ouverts, capitaliser et partager les connaissances acquises pour les mettre au service du développement des autres zones fragiles et vulnérables du Maroc, conformément aux orientations du schéma national de l’aménagement du territoire »; avant d’annoncer le lancement de négociations pour la création d’un réseau pour les oasis du Maroc constitué d’élus des communes et de diverses ONG.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/ergapolis%e2%80%89-cloture-de-la-premiere-etape/supplements/73168/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quid de la réalisation du programme VSB ?</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/quid-de-la-realisation-du-programme-vsb%e2%80%89/supplements/73200/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/quid-de-la-realisation-du-programme-vsb%e2%80%89/supplements/73200/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:30:21 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[bidonvilles]]></category>
		<category><![CDATA[ministre de l’Habitat]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Benabdalla]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Benabdallah]]></category>
		<category><![CDATA[programme VSB]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73200</guid>
		<description><![CDATA[Treize villes doivent être déclarées sans bidonvilles d’ici la fin de l’année, a assuré, récemment, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, signalant que plus de 34 mille ménages sont concernés par cette opération.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73201" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/bidonville.jpg"><img class="size-full wp-image-73201" alt="Plusieurs bidonvilles ont été démolis par les autorités dans les différentes villes du royaume depuis le lancement du programme VSB." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/bidonville.jpg" width="600" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">Plusieurs bidonvilles ont été démolis par les autorités dans les différentes villes du royaume depuis le lancement du programme VSB.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jusqu’à présent, 47 villes sur 85 ont été déclarées sans bidonvilles, a fait savoir le ministre. Les conditions de vie de plus de 200 mille ménages se sont améliorées, soit 56 pc des familles ciblées, s’est-il réjoui, notant que le programme enregistre des progrès même dans les villes qui connaissent une forte pression démographique. L’état d’avancement du programme diffère d’une ville à l’autre, selon la dimension du quartier et la densité de la population, a relevé Benabdallah, ajoutant que le succès du programme aura un impact positif sur le niveau de vie des citoyens. La réalisation des objectifs est tributaire du raffermissement du rôle des acteurs locaux et du perfectionnement de la gouvernance en faisant prévaloir le mérite, la transparence et un meilleur ciblage des programme pour une plus importante incidence sociale, a-t-il expliqué.</p>
<p><strong>A une année du 10e anniversaire</strong></p>
<p><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/bidonville-chnider.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-73202" alt="bidonville-chnider" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/bidonville-chnider-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>Le programme national «villes sans bidonvilles» (VSB) a atteint un taux de réalisation de 70 %, fixant comme objectif d’améliorer les conditions de vie de 1,8 million de personnes dans 85 villes, selon le rapport national sur la résorption des bidonvilles qui souligne que jusqu’à présent, 45 villes ont été déclarées «Villes sans bidonvilles», grâce à des moyens de financement endogènes qui atteignent 25 milliards de dirhams (MMDH), dont une subvention de l’Etat de 10 MMDH. Toutefois, 13 % des citadins sont privés de logements décents, ce qui nécessite la consécration de 3 000 hectares à l’urbanisation, la construction de 170 000 nouveaux logements chaque année et la création de 250 000 emplois. Lancé officiellement en 2004, le programme national «villes sans bidonvilles» a constitué l’une des priorités du gouvernement marocain dans le domaine du développement social, de lutte contre la pauvreté et de l’exclusion en milieu urbain. Ce programme, qui vise l’éradication de l’ensemble des bidonvilles, soit 362 327 ménages dans 85 villes et centres urbains, a permis de réduire le poids démographique des ménages résidant dans les bidonvilles dans les villes marocaines de 8,2 % à 3,9 % entre 2004 et 2010 et améliorer les conditions de vie de près de 1 million d’habitants.</p>
<p><strong>Résorption et démolition</strong></p>
<p>Il s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions en matière de gestion des affaires locales, contribuant ainsi à l’optimisation des moyens financiers et à une meilleure rationalisation des ressources humaines. Ledit programme porte essentiellement sur la production d’unités de résorption des bidonvilles devant être accompagnées par la démolition de baraques correspondantes. La réalisation de ce programme se base sur la ville comme unité de programmation, sur un cadre conventionnel fixant les responsabilités partagées entre l’Etat et les collectivités locales et les délais de réalisation des programmes et sur l’intensification de l’offre de l’habitat de prévention. Ainsi, la restructuration, le relogement et le recasement constituent les trois modes de résorption privilégiés par ce programme. Les opérations de restructuration ont pour objectif de doter les grands et moyens bidonvilles pouvant être intégrés au tissu urbain, en équipements d’infrastructure nécessaires et régulariser leur situation urbanistique et foncière. Le relogement consiste en l’attribution de logements sociaux, tandis que le recasement consiste en l’attribution de lots aménagés à valoriser en auto-construction assistée, dans le cadre de lotissements à équipement intégral ou progressif.  La mobilisation du foncier public et de ressources financières constituent des axes majeurs de la politique du gouvernement en matière de promotion de l’habitat social et de lutte contre toute forme d’habitat insalubre. En dépit des volontés exprimées d’atteindre les objectifs quantitatifs et qualitatifs, les évaluations successives du programme «villes sans bidonvilles» ont montré que certaines contraintes persistent liées notamment à la contractualisation et le respect des engagements, le suivi et l’évaluation ainsi que l’accompagnement social.<br />
Les défis sont donc importants et restent liés entre autres, à la particularité des projets de résorption de l’habitat insalubre qui sont généralement des opérations complexes combinant le volet technique, le volet équipements de proximité, le volet coordination des interventions des différents secteurs concernés par le projet et le volet social. L’expérience marocaine en matière d’éradication des bidonvilles a bénéficié d’un soutien à grande échelle et d’une reconnaissance au niveau international. Le Maroc a, en effet, reçu, en octobre 2010 à Shanghai, le Prix d’Honneur de l’Onu «Habitat 2010» pour son programme national de lutte contre l’habitat insalubre, en particulier la résorption des bidonvilles en milieu urbain, décerné par le programme Onu-Habitat.</p>
<p><strong>La symbolique de Douar Sekouila</strong></p>
<p>Dans la ville plus peuplée du royaume et où est né le terme «Bidonville», la dernière baraque de Douar Sekouila, sis à la préfecture de Sidi Bernoussi à Casablanca, a été démolie après le déménagement de ses occupants en février dernier. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre du programme de lutte contre l’habitat insalubre « Ville sans bidonville » a concerné 6 077 baraques où habitaient 7 332 familles. Ces dernières se verront attribuer des lots de terrains sur l’emplacement même du bidonville une fois les travaux d’infrastructures achevés. Le nombre des familles bénéficiaires s’élève à 5 972. Les dossiers de 1 360 autres sont en cours de finalisation et jusqu’au 4 février 2013, ce sont 2 570 lots qui ont été distribués, sachant qu’un lot peut bénéficier, au plus, à deux familles.</p>
<blockquote><p><strong>Objectif du programme VSB</strong></p>
<p>Lancé officiellement en 2004, le programme national « Villes sans bidonville » vise l’éradication de l’ensemble des concentrations d’habitations insalubres ou vivent 362 327 ménages, dans 85 villes et centres urbains. Environ 70 % des objectifs de ce programme ont été atteints et 45 cités ont déjà été déclarés villes sans bidonvilles.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/quid-de-la-realisation-du-programme-vsb%e2%80%89/supplements/73200/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Plus de 150 MDH alloués au pôle technologique de Tamesna</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/plus-de-150-mdh-alloues-au-pole-technologique-de-tamesna/supplements/73198/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/plus-de-150-mdh-alloues-au-pole-technologique-de-tamesna/supplements/73198/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:29:41 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[groupe Al Omrane]]></category>
		<category><![CDATA[Tamesna]]></category>
		<category><![CDATA[Université Mohammed V]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73198</guid>
		<description><![CDATA[Le partenariat a été scellé ce mardi 14 mai entre l’université Mohammed V Agdal et le groupe Al Omrane. Le pôle de formation technologique de la ville nouvelle de Tamesna sera opérationnel durant l’année 2015-2016.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73199" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/tamesna.jpg"><img class="size-full wp-image-73199" alt="La nouvelle ville de Tamesna abritera un pôle de formation technologique étalé sur 12,5 hectares." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/tamesna.jpg" width="600" height="317" /></a><p class="wp-caption-text">La nouvelle ville de Tamesna abritera un pôle de formation technologique étalé sur 12,5 hectares.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>ce pôle de formation technologique permettra aux futures unités dans la zone industrielle de Tamesna et celles de la Préfecture de Temara-Skhirat, de disposer d’une offre de formation et de profils en adéquation avec leurs besoins. Le pôle s’étalera sur une superficie de plus de 12,5 hectares et accueillera des filières pour la formation d’ingénieurs, de techniciens supérieurs et des études en sciences et commerce de gestion. De l’avis du ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah, « cette convention lie désormais son ministère à celui de l’Enseignement Supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique avec l’engagement de l’université Mohamed V Agdal et le groupe Al Omrane »</p>
<p><strong>Les projets de la nouvelle ville sur de bons rails</strong></p>
<p>Ce projet qui vise la mise en place d’une plateforme de formation technologique vient concrétiser la synergie gouvernementale pour la relance de la ville nouvelle telle qu’arrêtée conjointement entre le ministère de l’Habitat de l’Urbanisme et de la politique de la ville et le holding d’Aménagement Al Omrane. Co-présidée par le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, N. Benabdallah et Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, la cérémonie de signature de la convention a été l’occasion de rappeler les autres projets phares de la ville de Tamesna. Des projets, 23 au total, qui s’inscrivent dans le cadre du plan de relance de la ville, décliné le 20 mars 2013 pour un montant global de 538 MDH, dont plus de 150 millions ont été alloués au pôle technologique. Les autres projets de la ville démarrent, petit à petit, également. Le groupe Al Omrane procédera bientôt à l’aménagement d’un parc de 12,7 hectares, au grand bonheur des habitants, qui pourront jouir d’un environnement de détente et de loisirs. Toujours à ce propos, la ville a récemment initié avec la société Ozone, une opération « ville propre » sur une durée de 3 ans. D’autres projets prendront en charge la mobilité, les réseaux de voirie et de liaison, l’offre sanitaire, l’enseignement, les équipements mais aussi les aspects culturels, socio-éducatifs, sportifs et cultuels. On notera qu’une importance particulière sera portée sur ces projets afin d’encadrer et promouvoir les aspects de gestion et de maintenance des espaces publics et de services, ce qui garantira plus de pérennité à la qualité des espaces urbains et du cadre de vie de cette ville nouvelle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/plus-de-150-mdh-alloues-au-pole-technologique-de-tamesna/supplements/73198/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Autorisations de construire : le calvaire de l’investisseur et de son architecte</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/autorisations-de-construire-le-calvaire-de-linvestisseur-et-de-son-architecte/supplements/73150/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/autorisations-de-construire-le-calvaire-de-linvestisseur-et-de-son-architecte/supplements/73150/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:28:08 +0000</pubDate>
		<author>Ghassan.sabwat@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[ahmed a. boucetta]]></category>
		<category><![CDATA[architecte]]></category>
		<category><![CDATA[architectes marocains]]></category>
		<category><![CDATA[calvaire de l’investisseur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73150</guid>
		<description><![CDATA[A un moment où leur contribution paraît indispensable au développement soutenu que connaît notre pays, alors qu’ils devraient participer aux débats et décisions gouvernementales concernant le secteur du bâtiment, les architectes marocains font preuve de défaitisme et se résignent, dans leur écrasante majorité, à exercer leur profession dans des conditions indignes des valeurs de dignité et de moralité qui font l’honneur de leur métier. Non seulement il faut comprendre l’origine des désordres actuels, mais aussi proposer des solutions de sortie de crise, dont la banalité est telle que l’on peut raisonnablement se demander pourquoi des universitaires de niveau bac+6 n’y ont pas pensé plus tôt : démocratie, transparence, équité, rigueur, organisation, etc…]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73151" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/construction.jpg"><img class="size-full wp-image-73151" alt="« La crédibilité de l’architecte vis-à-vis de son client est d’autant plus remise en cause que ce même client trouve souvent une oreille attentive laissant penser que son problème, n’est pas son projet mais son architecte »." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/construction.jpg" width="600" height="399" /></a><p class="wp-caption-text">« La crédibilité de l’architecte vis-à-vis de son client est d’autant plus remise en cause que ce même client trouve souvent une oreille attentive laissant penser que son problème, n’est pas son projet mais son architecte ».g</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l’heure où le Maroc est en pleine effervescence, avec des chantiers de toutes natures et dans toutes les régions, une grave crise de confiance s’est durablement installée entre les architectes et les autres intervenants dans l’acte de bâtir, en particulier l’administration.  Le fait de délivrer une autorisation de construire est devenu aujourd’hui l’exception, obtenue après un parcours du combattant digne de Kafka, alors que la règle est de galvauder le maître d’œuvre du projet (l’architecte) en lui réclamant des modifications de ses plans de plus en plus farfelus, allant jusqu’à la plus glorieuse : « revoir la conception » !  La crédibilité de l’architecte vis-à-vis de son client est d’autant plus remise en cause que ce même client trouve souvent une oreille attentive laissant penser que son problème, n’est pas son projet mais son architecte. Pour garder son projet, l’architecte compose et fait des concessions. C’est le début de la fin pour lui, et personne n’est jamais là pour défendre son honneur et sa dignité.<br />
Les projets soumis à l’Agence urbaine, en particulier celle de Casablanca, reçoivent toujours un avis défavorable, sauf cas particuliers dont nous ne parlerons pas par pudeur. Commence alors le calvaire de l’architecte, qui doit rendre visite aux différents services de l’Agence, à rencontrer plusieurs techniciens ou architectes, corriger son projet suivant les observations émises. Au lieu de faire le tour des bureaux, l’architecte devrait normalement assister à la Commission plénière en présence de toutes les administrations, recevoir les observations éventuelles, corriger son projet et le présenter à la</p>
<div id="attachment_73152" class="wp-caption alignleft" style="width: 241px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/ahmed.jpg"><img class="size-full wp-image-73152" alt="« La crédibilité de l’architecte vis-à-vis de son client est d’autant plus remise en cause que ce même client trouve souvent une oreille attentive laissant penser que son problème, n’est pas son projet mais son architecte »." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/ahmed.jpg" width="231" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">« La crédibilité de l’architecte vis-à-vis de son client est d’autant plus remise en cause que ce même client trouve souvent une oreille attentive laissant penser que son problème, n’est pas son projet mais son architecte ».</p></div>
<p>Commission suivante (1 semaine après) pour obtenir son autorisation. Mais non, rien ne se passe en Commission, ou plutôt, c’est toujours un avis défavorable ; il faut aller « en coulisses » négocier avec celui-ci, quémander auprès de celui-là, ne pas en trouver certains et être obligés de revenir une autre fois, ruser pour entrer, et cela pendant toute la semaine, entre deux commissions. S’agissant de la routine, il est important de noter l’essentiel de la problématique qui réside en une absence totale de souplesse dans l’interprétation de textes réglementaires et de plans d’aménagement pas toujours bien adaptés à la réalité de la ville. Dans les nouveaux plans, il y a même des erreurs flagrantes que les responsables de l’Agence urbaine refusent de reconnaître, se dissimulant derrière l’approbation par les élus de ces mêmes plans. Mais tout le monde sait comment cela se passe : pour certains, les plans et les règlements ne servent à rien, on construit où on veut, avec la densité et les hauteurs que l’on veut. L’Agence urbaine s’exécute et autorise. Pour d’autres, les plus nombreux, les règles sont là, on doit les appliquer de la façon voulue par l’Agence ou alors c’est non. Point final. Lorsque le gouvernement déclare aux investisseurs que les autorisations se délivrent en 15 jours, lorsqu’on annonce la mise en place de guichets uniques, soi-disant pour éviter les déplacements entre plusieurs administrations et les pertes de temps et d’énergie que cela induit, ce n’est qu’une grosse blague. Rien n’a changé, le délai réel est de 3 à 4 mois, et certains fonctionnaires, à des échelons pas très élevés, détiennent encore le pouvoir inouï de bloquer quotidiennement des projets pour une masse d’investissements dépassant les 50 millions de DH ! Personne ne les contrôle, eux, et leurs salaires sont payés à temps, eux, alors que l’investisseur ronge son frein, que l’architecte ne sait plus ou donner de la tête, et le citoyen lambda n’a aucun recours. Lorsque l’autorisation est enfin délivrée, et cela n’est pas le moindre des paradoxes, il n’y a plus rien. Personne ne contrôle plus la conformité des travaux avec les plans autorisés. L’architecte, en tant que responsable du chantier, se retrouve souvent seul, confronté à un propriétaire désireux de récupérer les droits qu’on lui a enlevés au cours du processus d’autorisation. Il construit ce qu’il juge correct, au regard du prix auquel il a payé le terrain, au regard des constructions voisines et aussi parce qu’il y a moyen de s’arranger avec les éventuels contrôleurs. Le grand perdant dans l’histoire, c’est la ville, qui n’a plus ni queue ni tête. L’architecte, lui, n’est plus considéré comme un maître d’œuvre digne de ce nom. Il est pourtant responsable devant la loi pour toute les infractions aux règlements et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se retrouvent devant la justice pour n’avoir pas su freiner les ardeurs de leurs clients.  La situation n’est plus tenable. Pour le bien de tous, il faut que l’architecte puisse retrouver la place centrale qui est la sienne, capable d’interpréter la réglementation pour l’appliquer dans les meilleures conditions, en tenant compte de toutes les contraintes et habilité à gérer les travaux, pour livrer des constructions respectueuses des normes élémentaires d’hygiène et de sécurité.</p>
<p><strong>C’est une action d’utilité publique.  ahmed a. boucetta architecte</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/autorisations-de-construire-le-calvaire-de-linvestisseur-et-de-son-architecte/supplements/73150/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Être Prix Goncourt n’est pas un état permanent, c’est juste une péripétie »</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/%e2%80%89etre-prix-goncourt-nest-pas-un-etat-permanent-cest-juste-une-peripetie%e2%80%89/supplements/73195/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/%e2%80%89etre-prix-goncourt-nest-pas-un-etat-permanent-cest-juste-une-peripetie%e2%80%89/supplements/73195/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:25:06 +0000</pubDate>
		<author>fouzia.marouf@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Culture Box]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[Fouad Laroui]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Goncourt de la Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73195</guid>
		<description><![CDATA[La rédaction s’affole, c’est à qui dénichera son e-mail et son numéro de téléphone en un temps record. On découvre à « chaud », les premières réactions de Fouad Laroui, auteur de talent, ayant édifié une riche œuvre au cours de cette décennie. «J’ai appris, hier, que j’avais ce prix Goncourt, c’est une excellente surprise.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/fouad1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-73196" alt="fouad1" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/fouad1-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a>La rédaction s’affole, c’est à qui dénichera son e-mail et son numéro de téléphone en un temps record. On découvre à « chaud », les premières réactions de Fouad Laroui, auteur de talent, ayant édifié une riche œuvre au cours de cette décennie. «J’ai appris, hier, que j’avais ce prix Goncourt, c’est une excellente surprise. Je ne m’y attendais pas trop mais j’en suis parfaitement heureux», confiait-il alors à la MAP, dans sa première déclaration publique depuis l’annonce de cette consécration, ajoutant « Cela montre que l’écriture marocaine en langue française, comme ça pourrait être en langues arabes ou anglaise est prise au sérieux et bien considérée (&#8230;) pour un prix aussi prestigieux donné à Paris et qui concerne toute la francophonie. Ca prouve que l’écriture marocaine est encore là et bien là. Et ça c’est un message fort». Belle reconnaissance pour cet auteur, diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées en France, puis ingénieur à l’OCP à Khouribga. Curieux, volontaire, passionné par l’écriture, il retourne ensuite en Europe, à Cambridge et à York où il obtient un doctorat en sciences économiques. Il vit aujourd’hui, à Amsterdam où il enseigne l’économétrie et les sciences de l’environnement à l’université. Entré en écriture, en 1996, il écrit le très remarqué «Les Dents du topographe» (Julliard, 1996), déjà récompensé par le Prix Découverte Albert-Camus. Chaque semaine, il livre une chronique mordante, incisive, sur ses contemporains dans l’hebdomadaire Jeune Afrique.</p>
<p><strong>Que vous a inspiré l’obtention de votre Prix Goncourt de la Nouvelle?</strong><br />
Le jury du Prix Goncourt se compose de dix écrivains chevronnés venant d’horizons divers. Par conséquent, recevoir ce prix signifie que ces écrivains ont apprécié ce que vous avez écrit et l’ont même préféré à tout ce qui s’est publié au cours de l’année. Il faudrait être drôlement cynique ou totalement détaché des vicissitudes humaines pour ne pas ressentir un certain sentiment de fierté quand on reçoit ce prix&#8230; Mais bon, cela dure une petite semaine. Ensuite, il faut oublier et se remettre humblement au travail. Être Prix Goncourt n’est pas un état permanent, c’est juste une péripétie.</p>
<p><strong>Comment l’idée du recueil est-elle née?</strong><br />
En fait, le recueil contient neuf nouvelles. Chacune est née dans des circonstances différentes. Par exemple, la neuvième, qui s’intitule Le quart d’heure des philosophes, était une commande que m’avait passée une troupe de théâtre lyonnaise qui voulait faire une tournée au Maroc. Une autre nouvelle est née d’un séjour au Sofitel de Bruxelles, etc&#8230;</p>
<p><strong><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/fouad.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-73197" alt="fouad" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/fouad-192x300.jpg" width="192" height="300" /></a>Comment êtes-vous venu à l’écriture?</strong><br />
C’est plutôt l’écriture qui est venue à moi&#8230; Il faut dire que j’étais un lecteur vorace quand j’étais enfant. Faute de livre à lire, je lisais les étiquettes des boîtes de conserve. Et de là à s’essayer à écrire, il n’y a qu’un pas. Disons que j’ai toujours écrit. Comme beaucoup de gens, d’ailleurs. La question est de se faire publier. C’est là que les ennuis commencent&#8230; Votre œuvre prolifique s’inspire tour à tour de l’Histoire, de l’air du temps, de personnages aux prises avec la société&#8230; Oui, bien sûr, tout cela m’inspire&#8230; Mais c’est surtout la vie quotidienne, la cocasserie, l’étrangeté de nos actes quotidiens qui m’inspire le plus. C’est inépuisable&#8230;<br />
<strong>Avez-vous une fascination pour tordre le cou aux préjugés ambiants ?</strong><br />
Bien sûr! C’est le rôle de l’artiste. Remettre en cause tout ce qu’on croit savoir, ébranler les dogmes, questionner&#8230; Semer le doute, déplacer les lignes&#8230; C’est en cela que l’artiste est nécessaire à la société, même s’il lui faut entrer en conflit avec elle. Thomas Bernhard ou Elfried Jellinek ont constamment dérangé leur pays, l’Autriche, mais celui-ci ne leur en a pas tenu rigueur, au contraire&#8230;</p>
<p><strong>Quelle forme d’écriture préférez-vous ? (roman, nouvelles, essai, chronique littéraire&#8230;)</strong><br />
Je préfère écrire des histoires courtes, des nouvelles. Pour moi, c’est le compromis parfait entre la forme et le fond. La forme de la nouvelle, c’est la concision, la brièveté. On va à l’essentiel. Il n’y a pas de remplissage, de temps mort, de descriptions ennuyeuses&#8230; Le fond, c’est une anecdote, brève, significative, à valeur d’exemple. Cela dit, j’ai quand même écrit plusieurs romans. Quant à la poésie, c’est autre chose. C’est intime, réservée à quelques happy few. Je m’étonne parfois qu’on ait envie de publier ses poèmes.</p>
<p><strong>Enfant, vous attachiez-vous déjà à observer votre environnement et surtout les personnages qui vous entouraient ?</strong><br />
Oui. En fait, j’observais beaucoup mais je ne disais rien. À tel point qu’on a d’abord cru que j’étais muet, et plus tard que j’étais soit autiste, soit idiot, soit les deux. Curieusement, ça me sert beaucoup maintenant, il y a des histoires entières qui ressurgissent de mon enfance, des personnages qui réapparaissent&#8230; J’en fait la matière de récits que j’écris maintenant, plusieurs décennies plus tard.</p>
<p><strong>L’être humain est-il plus intéressant lorsqu’il est en proie à ses failles?</strong><br />
Ça ne fait aucun doute. L’homme lisse, compact, entier n’a aucun intérêt. On ne peut rien en dire. C’est dans la fêlure, le doute, parfois même le fracas que se révèlent ses contradictions. Et qu’est-ce qu’un homme sinon un tissu de contradictions? Ça peut être amusant, ça peut être tragique. C’est toujours intéressant.</p>
<p><strong>Dans quelle langue rêvez-vous?</strong><br />
Je n’en ai aucune idée. Est-ce qu’on rêve dans une langue? N’y a-t-il pas plutôt des images, des saynètes sans parole, des sensations? Et au fond, ça n’a pas d’importance. Ce n’est pas nous qui rêvons.</p>
<p><strong>Dans quelles conditions écrivez-vous?</strong><br />
Je m’assois devant ma fenêtre, au quatrième étage et j’ai une vue sur la rue, en contrebas. Beaucoup d’activité mais sans le son. Tout semble donc absurde. C’est très stimulant pour l’écriture&#8230; C’est une image frappante de la condition humaine&#8230;</p>
<p><strong>Que faites-vous quand vous n&rsquo;écrivez pas?</strong><br />
Je vis! Je lis, j&rsquo;enseigne, je me promène, je vais au zoo ( une fois pas semaine)&#8230; Heureusement que l &lsquo;écriture n&rsquo;est pas tout&#8230;</p>
<p><strong>Etes-vous en projet ?</strong><br />
J&rsquo;ai quelques projets. Celui qui me tient le plus à cœur c&rsquo;est l&rsquo;écriture d&rsquo;une pièce de théâtre pour une jeune compagnie marocaine qui s&rsquo;appelle Les 3 mulets (la compagnie, pas la pièce&#8230;)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/%e2%80%89etre-prix-goncourt-nest-pas-un-etat-permanent-cest-juste-une-peripetie%e2%80%89/supplements/73195/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>7e art : fight dance</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/7e-art-fight-dance/supplements/73162/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/7e-art-fight-dance/supplements/73162/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:24:33 +0000</pubDate>
		<author>fouzia.marouf@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Culture Box]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[7e art]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Mahamat -Saleh Haroun]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73162</guid>
		<description><![CDATA[Mahamat-Saleh Haroun, cinéaste tchadien, présente Grigris, son cinquième long-métrage concourant en compétition officielle au 66e Festival de Cannes. Il met en scène un jeune homme paralysé se rêvant danseur. Le film sera en salle en France le 28 août 2013.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73163" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Au-centre.jpg"><img class="size-full wp-image-73163" alt="Au centre, le cinéaste Mohamat-Saleh Haron et son équipe de tournage." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Au-centre.jpg" width="600" height="425" /></a><p class="wp-caption-text">Au centre, le cinéaste Mohamat-Saleh Haron et son équipe de tournage.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mahamat-Saleh Haroun, signe son grand retour au 66e Festival de Cannes. Moins de trois ans, après avoir obtenu le prix du jury, pour son quatrième long-métrage, Un homme qui crie, récompensé en 2010 à Cannes, il présente Grigris, cinquième long, qui concourt en compétition officielle. Si « Un homme qui crie », s’attachait à dépeindre le destin d’Adam, un homme « qui subit la guerre, qui perd pied», ce film et ce prix ont permis au Tchad, de retrouver le chemin des salles obscures et plus largement de renouer avec le 7e art : « J’en suis très heureux pour le Tchad et l’Afrique. La création artistique propre au continent manque de visibilité. Les autorités tchadiennes y ont été particulièrement sensibles, prenant conscience de l’importance du cinéma, puisqu’elles ont procédé à la réfection du cinéma Le Normandie. J’ai ainsi, pu y présenter en avant-première « Un homme qui crie » en octobre 2010. C’est un geste fort lorsque l’on sait que nos salles disparaissent les unes après les autres. Un fond de soutien à la création cinématographique devrait voir le jour. L’actuel président du Tchad m’a demandé de travailler à la création d’un centre de formation des métiers de l’audiovisuel, ce qui démontre que nul n’est prophète en son pays et que la reconnaissance internationale est positive.  Aujourd’hui, à travers Grigris, le cinéaste continue de porter son inclination vers des « déclassés », des personnages en marge du boom économique, Grigris (Souleymane Deme) et Mimi (Anaïs Monory). Lui est danseur et handicapé, elle, est métisse et a une double vie, respectable le jour, prostituée la nuit. « Ce sont deux marginaux qui se retrouvent dans le même espace, &#8211; l’espace interlope de la nuit où l’on franchit la ligne jaune et où l’on essaie de survivre malgré l’adversité et la conscience d’être relégués dans une sorte de zone de non-droits », souligne Mahamat-Saleh Haroun en poursuivant, « c’est ce trait d’union entre les deux qui provoque leur attirance mutuelle. Je suis toujours très touché par cette forme de communauté qu’on se crée parce qu’à un moment donné, on se reconnaît, on se choisit ».</p>
<div id="attachment_73164" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Anais-Monory.jpg"><img class="size-medium wp-image-73164" alt="Anaïs Monory dans le rôle de Mimi." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Anais-Monory-212x300.jpg" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Anaïs Monory dans le rôle de Mimi.</p></div>
<div id="attachment_73165" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Souleymane.jpg"><img class="size-medium wp-image-73165" alt="Souleymane Deme qui campe le personnage de Grigris. " src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Souleymane-300x211.jpg" width="300" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">Souleymane Deme qui campe le personnage de Grigris.</p></div>
<p><strong>Choc des corps, esthétique de l’image</strong></p>
<p>On l’aura compris, l’auteur comme Jacques Audiard, avec « De rouilles et d’os », choisit de poser son point de vue au cœur de la survie, de la débrouille, de la mutation et de la violence des corps. Grigris et Mimi, sont aux prises avec les préjugés ambiants, lui, se bat pour vivre sa passion, la danse, malgré sa jambe gauche handicapée, elle jongle, entre son métissage, contrainte de « porter une perruque afro pour être perçue comme les autres ». Elle est une jeune femme pas totalement noire, qui cherche sa place, tiraillée par une évidente dualité et fréquente les bas-fonds, la nuit tombée, pour revêtir encore une seconde peau : celle de la prostitution. « (…) Ils manifestent leur mal-être et leur besoin de vie à travers leur corps car il est marqué par la faute originelle. Du coup, on exhibe ce corps et on le maltraite aussi puisqu’il est porteur de cette différence qui entretient la souffrance.  L’identité, thématique chère au cinéaste traverse encore ce cinquième et nouveau long-métrage. Ne disait-il pas déjà, à propos du film « Un homme qui crie » : « Aujourd’hui, le statut social est la valeur cardinale. Les gens se déplacent à cause de leur travail, l’identité sociale et l’identité tout court se confondent&#8230; »<br />
C’est au plus fort de l’adversité, que ces héros vont se révéler et se construire, muer comme dans un état de guerre et d’urgence. Habités par l’instinct et composant avec la précarité, dictés par un basculement, un choc des corps incessant. Un matériau brut, source pur de création pour Mahamat-Saleh Haroun : « Je préfère la marge au centre parce que le centre se situe déjà dans l’opulence et le bonheur. Il s’agit d’une position de privilégiés et de gens installés qui ne m’intéressent pas. Quand on est au centre, on est tranquille et on est dans un conservatisme esthétique et idéologique. A l’inverse, la marge, c’est l’aventure, c’est le lieu du mouvement, et donc de la vie, qui va vers le centre. Comme le mouvement des ruisseaux et des rivières qui va vers la mer, pas l’inverse ».<br />
Quant au troisième personnage fort en présence, il est naturellement incarné par la ville de N’Djamena. Bouillonnante, sombre, ambivalente, dévoilant comme ses personnages, phalènes virevoltantes, sa part d’ombre au plus fort de la nuit. Inspiré de sa véritable rencontre avec le comédien Souleymane Deme, (Grigris), danseur dans les rues de Ouagadougou, où il le découvre au FESPACO en 2011, lors d’un spectacle, Mahamat-Saleh Haroun , a su humer l’air du temps, l’underground, l’ivresse de l’instant, stigmates qui scandent les lignes de cette narration urbaine et africaine.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/7e-art-fight-dance/supplements/73162/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ouarzaz : l’enfant peintre</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/ouarzaz-lenfant-peintre/supplements/73159/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/ouarzaz-lenfant-peintre/supplements/73159/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:23:40 +0000</pubDate>
		<author>paola.frangieh@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Culture Box]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[enfant peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Ouarzaz]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73159</guid>
		<description><![CDATA[Privé de scolarisation, l’artiste peintre Ouarzaz se réfugie, depuis sa tendre enfance, dans la peinture. Ses œuvres, expression d’une vitalité et d’une tension déconcertantes sont exposées à la galerie Delacroix de Tanger.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73160" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/enfant.jpg"><img class="size-full wp-image-73160" alt="Nouvelle exposition en solo du peintre Ouarzaz à Tanger, autodidacte qui signe des toiles d’une tension palpable." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/enfant.jpg" width="600" height="399" /></a><p class="wp-caption-text">Nouvelle exposition en solo du peintre Ouarzaz à Tanger, autodidacte qui signe des toiles d’une tension palpable.</p></div>
<p>Par son empreinte incontrôlée et sa gestuelle fulgurante, Ouarzaz exorcise les démons de l’analphabétisme. Cet ancien paysan et artisan se défoule, depuis l’âge de sept ans, à coups de pinceau, de traits et de tâches vigoureuses, n’ayant jamais connu les bancs de l’école. Natif du sud, près d’Essaouira, il est aujourd’hui dans la force de l’âge. Depuis son enfance, ce peintre autodidacte s’exprime par l’ardeur du geste et la rage de l’illettré, peignant au hasard, faute d’écrire. A sept ans, le jeune Ouarzaz suppliait son père de le scolariser. « Tous mes amis allaient à l’école, et je me sentais abandonné et triste, mais mon père ne comprenait pas ma requête. Pour lui, ma demande était insensée », explique l’artiste non sans une pointe d’amertume. « Le sentiment d’infériorité m’angoissait, et la mélancolie m’étreignait constamment, découlant de mon incapacité à m’instruire et à m’ouvrir au monde extérieur. Le seul moyen d’alléger mes peines était de peindre», poursuit le peintre.</p>
<p><strong>Premières empreintes</strong></p>
<p><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Peinture-sur-panneau.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-73161" alt="Peinture-sur-panneau" src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/Peinture-sur-panneau-300x294.jpg" width="300" height="294" /></a>Mais la tâche n’était pas si facile : dans un monde sans ressources et sans argent, se procurer des pigments relevait de la gageure. Son impuissance était telle qu’il décide, en 1986, d’effectuer un voyage en solitaire, sans objectif précis, avec comme seul moyen de locomotion : ses pieds. « Un jour, j’ai décidé de m’exiler et le voyage a duré quatre mois. J’ai marché jusqu’à Marrakech, puis je me suis retrouvé à Meknès, Hajeb et Fès. J’ai sillonné le pays sans véritable but, et à mon retour j’ai réalisé ma première sculpture », nous confie l’artiste.<br />
Plus tard, lorsqu’un ami lui suggère de faire connaître son travail, lui indiquant la galerie de Frédéric Damgaard à Essaouira, Ouarzaz décide de tenter sa chance. Il raconte que la première fois où il a voulu trouver le chemin de la galerie qu’on lui avait indiqué, il s’est retrouvé à l’intérieur d’une banque. Autodérision d’un peintre frappé par la malédiction de l’ignorance. Ce jour-là, Frédéric Damgaard acquit sa sculpture. Douce victoire ! « Quand Frédéric a acheté ma première sculpture j’ai ressenti un bonheur inouï, comme si une porte géante s’ouvrait devant moi », se souvient le peintre. Pendant trois ans, le galeriste d’Essaouira achetait ses sculptures et peintures et les exposait dans sa galerie, allant jusqu’à organiser sa première exposition en solo.</p>
<p>Au pays des merveilles</p>
<p>Le destin de Ouarzaz basculait ! Lui, l’autodidacte, confiné à son village, se frottait à de nouvelles formes d’art et se nourrissait des visions d’autres artistes. Sur son exposition collective à Amsterdam, il raconte : « Je n’arrivais pas à comprendre les œuvres d’art que je voyais, et j’étais perturbé par les différents styles de peinture. Mais j’étais le seul à avoir vendu des tableaux le jour du vernissage. Aujourd’hui, je vis exclusivement de mon art et j’ai confiance en mon empreinte, tant qu’elle garantit ma vie. Si elle meurt je mourrai avec elle ».<br />
C’est durant cette période, dans les années 2000, qu’Olivier Conil, aujourd’hui propriétaire de la galerie Conil à Tanger, découvre ses toiles, et les expose dans sa galerie à Paris, avant de venir s’installer dans la ville du détroit. Depuis, Conil commande régulièrement ses tableaux. Invité aujourd’hui à faire partie d’une résidence à Tanger sous la houlette du galeriste, l’artiste expose à la galerie Delacroix sa nouvelle exposition individuelle.</p>
<p><strong>Fulgurance du geste</strong></p>
<p>Les tableaux de Ouarzaz sont un enchevêtrement de traits nés de la colère, traversés d’éléments figuratifs : un oiseau par là, une tête par-ci, un arbre, une plume, une paire d’ailes, d’yeux ou des cornes. Les arganiers et la faune de la région du Souss peuplent ses toiles, sans toutefois empiéter sur la dimension abstraite de son geste, à la fois dense et élégante. Dans ses toiles s’imbriquent des couleurs vives, témoins de l’appétit vorace d’une âme qui rêve de s’affranchir, loin du huis-clos quotidien. Dans chaque gestuelle, on entrevoit les frémissements d’un être qui aspire à graver sa fureur, refusant d’être englouti par le vide. C’est dans le pinceau que Ouarzaz a choisi d’exorciser le néant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/ouarzaz-lenfant-peintre/supplements/73159/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Compression, tout un art</title>
		<link>http://www.lesoir-echos.com/compression-tout-un-art/supplements/73148/</link>
		<comments>http://www.lesoir-echos.com/compression-tout-un-art/supplements/73148/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 09:22:37 +0000</pubDate>
		<author>fouzia.marouf@lse.ma</author>
				<category><![CDATA[Culture Box]]></category>
		<category><![CDATA[Suppléments]]></category>
		<category><![CDATA[Azzedine Baddou]]></category>
		<category><![CDATA[casablanca]]></category>
		<category><![CDATA[Villa des Arts]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lesoir-echos.com/?p=73148</guid>
		<description><![CDATA[La Villa des Arts de Casablanca, accueille « Compression », une production de l’architecte-sculpteur Azzedine Baddou. Matière et objets mis en formes, éclats de couleurs primaires et fauves qui s’entremêlent les unes aux autres pour une alliance rare portant la marque radicale d’un nouveau mouvement.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_73149" class="wp-caption alignleft" style="width: 201px"><a href="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/com.jpg"><img class="size-medium wp-image-73149" alt="Les figurines de l’exposition «Compression», différentes créations d’Azzedine Baddou, présentées dès vendredi 17 mai à la Villa des Arts de Casablanca." src="http://www.lesoir-echos.com/wp-content/uploads/2013/05/com-191x300.jpg" width="191" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Les figurines de l’exposition «Compression», différentes créations d’Azzedine Baddou, présentées dès vendredi 17 mai à la Villa des Arts de Casablanca.</p></div>
<p>«L’art, c’est le hasard », disait André Breton. L’art, c’est également la rencontre. Le précieux alliage de sensibilités, de regards, de cheminements d’hommes et de femmes inspirés par le goût et le souffle esthétique. Coagulateur de volontés et de nouvelles explorations, toujours à l’affût de matière artistique à triturer, transformer, la Villa des Arts de la ville blanche est un espace qui continue à créer la surprise. Cet espace donne, en effet, à voir à partir d’aujourd’hui, les maquettes de l’architecte-sculpteur Azzedine Baddou. Stigmates de ses travaux ? Une série de pièces ondulantes, pigmentées, pêchues, telles des miniatures humaines, inspirées « des têtes de mannequins qui lui servent de forme blanche » mais pas seulement. Un autre jalon de son œuvre, également exposé à la Villa des Arts, dépeint des bouteilles de butane écrasées aux formes sculpturales, sauvées d’une fonderie, transformée en bustes, à l’issue de l’imaginarium de cet assemblage inattendu, traversé d’humour. Un souffle rare, né sur des matériaux récoltés dans les ferrailles et d’objets usuels, alors sublimé à l’état d’art, « détournés de leur fonction première ». Cet artiste, offrant un parcours tout en mouvement, n’a cessé de penser ses plans en 3D. Il est l’un des représentants foisonnants de maquettes, qu’il réalise à coups d’assemblages en usant d’objets de récupération, évidement destinés à d’autres fins. Des débris de matière, laissés à l’abandon, ça et là, à l’œil du plus inventif et qui n’attirerait pas l’attention de tout un chacun. L’homme et la femme modernes, sont bien trop occupés à naviguer sur facebook et twitter, et pianoter sur les touches de leur portable&#8230; C’est au cœur de son atelier d’artiste, « le 10Bis », que ce démiurge, amoureux de la couleur et de la forme, mise exclusivement sur son appétence. Pour ce qui a trait à sa quête incessante, d’objets insolites, elle découle notamment, de son mode de création : une architecture imbriquée, qui hume l’air du temps et s’extraie des codes esthétiques classiques.</p>
<p><strong>Valse d’émotions.</strong></p>
<p>Ni évidence, ni découverte, cette production, n’est autre que le fruit d’un cheminement : aujourd’hui, cette galerie de portraits uniques réalisés par Azeddine Baddou marque une étape majeure de sa démarche esthétique entamée à l’aube de ses études à l’école spéciale d’architecture de Paris. Déjà, ses expositions de photographies, ses installations et peintures sur galets ou sur toiles y détonnent. Elles signaient définitivement sa griffe : une acuité s’inspirant directement de son environnement, de la matière diffuse, toujours prête à s’offrir pour devenir autre, nouvelle, vierge. Pour Henry-Claude Cousseau, membre du comité d’acquisition du musée du Louvre : « Il faut voir la maison-atelier-caverne-labyrinthe-grotte-sanctuaire d’Azzedine Baddou pour comprendre le regard qu’il pose sur le monde. Un monde où tout est pris dans un tourbillon, une danse irrésistible, une fantasmagorie de formes, de couleurs, de matières, de rêves comme de cauchemars, de magie et de rituels, de chaos et d’ordre, de signes et de traces. Royaume de la métamorphose, c’est un monde qui passe incessamment du rire au cri, des pleurs à la joie, du drame au jeu, du sérieux au dérisoire, du pathétique au grotesque ». L’ancien directeur de l’École nationale des Beaux-Arts de Paris, poursuit, emporté dans la spirale d’Azzedine Baddou «  Tout s’y enchaîne comme dans une ronde folle et l’on dirait que l’artiste se fait le magicien d’univers auprès duquel le nôtre n’est que le pâle reflet du sien. Mais partout des visages et des regards emplis de larmes ou rayonnant de sourire, implorants ou goguenards qui traduisent un appétit insatiable et magnifique pour ce monde mais sur lequel tous ces yeux dévorants, jettent une interrogation puissante, effarée, suppliante ».<br />
On l’aura compris, « Compression » dit en filigrane l’urgence et le désir de création. Azzedine Baddou, pour qui rien ne se perd, et tout se transforme, change au gré de sa palette, le dessin de la matière oubliée, pour la sublimer, sous ses mains et sa pensée, toujours avides de mouvements et de transformation.<br />
Compression</p>
<p><strong>Exposition d’œuvres récentes de l’artiste Azzedine Baddouà la Villa des Arts de Casablanca Du 17 mai au 30 juillet 2013 Vernissage ce soir à 19h</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lesoir-echos.com/compression-tout-un-art/supplements/73148/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
