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Fès : un cinéma aux couleurs marocaines

Les 17es journées du film marocain de Fès se tiendront cette année sous le signe très original : «le film marocain d’abord». Initié par l’Association Médi film création Maroc, cet événement artistique se tiendra du 7 au 10 mars 2012.

festival

Les 17es journées du film marocain de Fès, une initiative annuelle de l’Association Médi film création Maroc, se tiendra du 7 au 10 mars sous le signe «le film marocain d’abord».Organisée en partenariat avec le Centre cinématographique marocain et la commune urbaine, cette édition fêtera le septième art amazigh, qui tente de se faire une place sur la scène cinématographique nationale. Une programmation assez étoffée est prévue, durant les quatre journées de cette manifestation, dont des projections de courts et longs métrages, des rencontres avec des réalisateurs et acteurs connus et reconnus et des séances d’hommage à des personnalités ayant enrichi la cinémathèque marocaine, amazighe en particulier.

Hommages

Dans cette dernière rubrique dédiée aux hommages, cette édition honorera trois grands noms, à la fois du petit et grand écran national, en l’occurrence la monteuse et maquilleuse, Latifa Souihli Madani, le réalisateur et producteur, Mohamed Marniche Outaleb et l’acteur et metteur en scène, Hicham Achaab. L’un des moments-phares de cette édition sera l’organisation d’une table ronde nationale sur l’identité et langage filmique du septième art amazigh, en partenariat avec le laboratoire de recherches et études linguistiques de la faculté des lettres de Fès. Des universitaires, chercheurs et acteurs de la scène cinématographique amazighe y devront débattre de l’histoire du cinéma amazigh, de ses spécificités, de sa capacité à promouvoir la culture amazighe et de ses perspectives.

Un tremplin pour le 7e art

Ces journées du film marocain sont devenues, au fil du temps, un carrefour de rencontres culturelle et artistique, qui aspirent, selon leurs organisateurs, à «accompagner la dynamique que connaît le 7e art marocain tant au niveau de la production que des participations aux différents festivals nationaux et internationaux». Il est aussi question, selon eux, de donner une place au «développement de la sensibilité artistique des jeunes, en les incitant à s’intéresser davantage au cinéma». La dernière édition, marquée par l’ouverture sur le septième art grec, a vu la projection de pas moins d’une dizaine de films grecs et d’autant de courts et longs métrages marocains récents. ◆

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