Deux jours durant, des entreprises de 11 pays africains se sont réunies sous la houlette d’Attijariwafa bank.  Les graines ayant été semées, il faudra attendre quelques mois avant de porter un jugement quantifié sur cette initiative.  Premier événement du genre et à cette échelle, le forum a permis de dégager un certain nombre d’attentes [...]
-  Deux jours durant, des entreprises de 11 pays africains se sont réunies sous la houlette d’Attijariwafa bank.
-  Les graines ayant été semées, il faudra attendre quelques mois avant de porter un jugement quantifié sur cette initiative.
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Premier événement du genre et à cette échelle, le forum a permis de dégager un certain nombre d’attentes communes qui devraient faciliter l’émergence d’un espace économique commun.
Sans aucune surprise, les panels ont fait la part belle à la logistique et au transport (voir notre édition du 30 avril). Il est en effet impératif d’améliorer les réseaux routiers, d’ouvrir des routes maritimes et de revoir les politiques tarifaires aériennes pour permettre les échanges et les déplacements à l’intérieur de cet espace qui se dessine.
A travers le témoignage de plusieurs acteurs, essentiellement portuaires, vu que 95 % des échanges se font par voie maritime, les installations portuaires marocaines et sénégalaises ont été décortiquées et complétées par celles de la douane marocaine avec ses efforts pour fluidifier la circulation des marchandises à l’échelle régionale.
Le deuxième panel a abordé les questions réglementaires et de protection des investissements. Fathallah Sijilmassi, le directeur général de l’Agence marocaine pour le développement des investissements (AMDI), tout comme Daouda Silue, directeur général du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) et président du Réseau international des agences francophones pour la promotion des investissements (RIAFPI), a insisté sur le fait que la plupart des pays africains sesont mieux sortis de la crise mondiale que les pays industrialisés.
Sijilmassi a rappelé que dans le contexte mondialisé qui est le nôtre, «la notion de rapidité est en soi un facteur de compétitivité» et qu’au regard de la faiblesse des échanges commerciaux et des investissements croisés constatée, il faut mettre en place les dispositifs nécessaires pour améliorer cette situation et se placer dans un «cadre visible et prévisible»
Chaque pays pris à part présente peu d’intérêt pour les investisseurs et les industriels, mais la mise en place d’un espace commun doté de règles homogènes rend le tout plus attractif.
En effet, chaque pays pris à part présente peu d’intérêt pour les investisseurs et les industriels, mais la mise en place d’un espace commun doté de règles homogènes rend le tout plus attractif.
El Aïd Mahsoussi a précisé au nom du ministre du Commerce extérieur, l’importance de l’Afrique dans la politique marocaine et partant du constat de la faiblesse des échanges, a proposé la révision des outils pour faire face au potentiel et aux attentes.Â
Le troisième panel a entériné la nécessité de passer des obsolètes Accords de Libre-échange à des Accords de partenariat
économique pour organiser l’environnement des affaires. Tout en insistant sur le fait qu’un accord n’est qu’un maillon dans la chaîne globale, pour mettre en place un cadre opérationnel, à l’intérieur duquel seront organisés les autres maillons comme la logistique, la réglementation etc.
Karim El Ainaoui a insisté sur l’importance du recours à des montages public-privé pour faire face aux investissements nécessaires pour les infrastructures au niveau africain (100 milliards de dollars pour les investissements et 30 milliards pour la maintenance) que les Etats seuls ne peuvent supporter.
Les quatre secteurs plébiscités par les invités sont la logistique et le transport, l’agro-business, les bâtiments et travaux publics et les industries métallurgiques, mécaniques et électriques.
L’article suivant consacré aux rencontres B2B illustre cet engouement et donne une vision pratique de ce forum qui s’inscrit dans une démarche pragmatique.Â
En conclusion, et comme l’a exprimé Fathallah Sijilmassi en parlant de création de synergies africaines, «on l’a souvent dit, on l’a peu fait à ce jour et nous devons renouveler ce genre d’initiatives régulièrement».
Ce à quoi nous ne pouvons que souscrire.
Attijariwafa bank et AFD signent un accord
A l’occasion du Forum Afrique Développement 2010, Attijariwafa bank et l’Agence Française pour le Développement (AFD) ont signé un accord qui, selon Boubker Jai, devrait contribuer à un apport significatif pour les clients de la banque et de ses filiales.
Cet accord concerne tous les projets de création d’entreprises, d’extensions ou de transmissions avec une couverture qui peut aller jusqu’à 50% de l’investissement réalisé.
Il devrait être adapté à chacun des pays où opère la banque et être opérationnel dans les 2 à 3 prochaines semaines.





