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HRW dénonce les exactions des milices de Misrata

L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, demande aux autorités locales de la ville libyenne de Misrata d’agir contre les milices qui sèment la terreur.

CNT

Le CNT n’arrive toujours pas à dissoudre les milices qui sont devenues une menace pour la démocratie et la sécurité des Libyens.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les milices sont devenues les maîtres absolus des lieux et font régner la terreur en Libye. Tortures, arrestations arbitraires, ils ont plusieurs exactions à leur actif. Dans une lettre ouverte, particulièrement, aux dirigeants de la ville de Misrata, l’ONG Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d’alarme et demande aux autorités locales d’agir. « A Misrata, il y a environ 2 500 prisonniers, dont beaucoup sont détenus par les milices. Et nous avons encore des cas de tortures, et même des morts en détention. Cette ville a soutenu Kadhafi, certains ont même combattu pour lui… Et maintenant, les 30 000 habitants de la ville ont fui et ne peuvent plus y revenir. C’est inacceptable. Si certains ont commis des crimes, ils doivent être punis, mais on ne peut pas punir tous les habitants d’une ville à cause des crimes commis par certains. Ce déplacement forcé de population pourrait bien être qualifié de crime contre l’humanité, parce que c’est organisé, et systématique », a expliqué Fred Abrahams, le coordonnateur de Human Rights Watch en Libye.

Crime contre l’humanité

Vendredi, plusieurs centaines de personnes ont défilé à Benghazi pour réclamer la dissolution des milices. « Nous demandons aux groupes armés et aux milices qui occupent les camps militaires, les commissariats de police, les écoles ou toute autre propriété de l’État de les rendre immédiatement, sans quoi nous prendrons les mesures nécessaires pour les récupérer, même si cela suppose la force », a déclaré à l’AFP un officier de l’armée libyenne lors de cette manifestation. L’organisation de défense des droits de l’Homme a également prévenu les dirigeants de la ville qu’ils pourraient être jugés par la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. « Les dirigeants de la ville libyenne de Misrata pourraient être déclarés responsables pénalement de crimes graves commis sous leur commandement », a insisté HRW dans cette lettre.◆

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