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Inquiétudes sur l’emploi industriel

La dernière enquête de conjoncture industrielle réalisée par Bank Al-Maghrib remet au goût du jour les préoccupations sur l’évolution de l’emploi industriel. La baisse des nouvelles commandes reçues en juin dernier amplifie les inquiétudes des chefs d’entreprises.

emploi-industriel

Les incertitudes sur l’emploi industriel trouvent leur fondement dans le ralentissement prévu aussi bien de la demande étrangère que celle intérieure.

Les incertitudes entourent les effectifs industriels évoluant dans  un profil conjoncturel caractérisé par le déclin des grands indicateurs macroéconomiques tels le taux  de chômage (10%), le déficit extérieur (8%) et celui budgétaire qui s’inscrit sur la même courbe négative. L’atonie ambiante qui aurait caractérisé la dynamique de  la croissance économique tout au long de l’an- née en cours  d’une  façon  générale n’est pas à négliger, surtout que le taux de croissance devrait s’établir à 2,4%.  Et  ce, parallèlement à une réalité industrielle «tendue» en ligne avec la spirale négative de désindustrialisation enclenchée il y a de cela plus de deux décennies.

Nouvelle baisse de l’effectif global employé

«Leffectif global  employé a accusé une nouvelle baisse durant le deuxième trimestre 2012», note la dernière enquête de conjoncture industrielle réalisée par Bank Al-Maghrib (BAM). À  court terme, ajoute la banque centrale, il devrait globalement connaître une stagnation selon les professionnels. Cela  étant donné que les industries agroalimentaires et  les industries électriques et électroniques ont  enregistré de nouvelles créations d’emplois au cours du second trimestre 2012. Les préoccupations sur l’évolution  de  l’emploi   industriel trouvent leur fondement dans le ralentissement prévu  aussi bien de la demande étrangère adressée au Maroc  que celle de la de- mande intérieure. D’ailleurs, le scénario prévisionnel du  HCP laisse ressortir que l’évolution de Les patrons ont jugé difficile  la demande étrangère serait  ra- menée à 2% en 2012 contre 7,8% en 2010 et 5,8% en 2011. «La demande extérieure, qui avait contribué positivement à la croissance économique en 2010, présenterait en revanche une contribution  négative, de l’ordre de 1,1 point  en 2012 après avoir été de 1,5 point  en 2011», pronostique l’institution nationale.

 

Baisse des nouvelles commandes en juin

Les soucis des chefs d’entre- prises  enquêtes, qui restent tout  de  même indécis  sur carnet des commandes est jugé inférieur  à son niveau habituel… et le renchérissement du coût uni- taire de production a concerné l’ensemble des branches,  à l’exception des industries  chimiques et para chimiques pour lesquelles, ce coût a reculé», souligne-t-on. À l’origine  de cette  hausse des coûts  de production, les indus- triels  sondés pointent du doigt les coûts financiers et les prix des matières premières énergétiques avec des soldes d’opinion respectifs de 42% et de 36%. Cette situation se manifeste amplement par la baisse  observante. En  témoigne la baisse  de la fréquence moyenne de renouvellement du stock. «Les stocks détenus  par les entreprises  sont jugés inférieurs à leur niveau nor- mal. Cette situation  a concerné l’ensemble des branches,  à l’exception des industries  chimiques et parachimiques pour lesquelles le niveau  a été quasi normal», peut-on lire.

 

Tensions sur les liquidités bancaires

Dans  la foulée  des incertitudes qui pèsent sur la conjoncture industrielle, les besoins de fin. Les difficultés de recouvrement et les charges non  financières sont  les principales entraves affectant la situation de trésorerie, soulèvent les enquêteurs. Les tensions de trésorerie et les problèmes qui vont avec ne sont en fait que la résultante, entre autres, de l’assèchement alarmant des liquidités bancaires. Lequel assèchement est étroitement lié à la montée en flèche des dépenses des IDE et au sou- tien  substantiel des  banques à l’investissement dans les grands projets (infrastructures…). l’emploi  industriel, s’amplifient  du fait de la baisse des  nouvelles commandes reçues au mois de juin der- nier. Et pas seulement. «Levée au niveau du taux d’utilisation des capacités de production qui aurait accusé  un repli, tombant ainsi de 75 à 73% au niveau global et de 72 à 70% hors raffinancement apportent égale- ment leur  lot  de  contribution. Cela  est d’autant plus vrai que les tensions de trésorerie grippent  en permanence tout  effort En somme, les patrons ont jugé difficile l’accès au financement bancaire au cours  du deuxième trimestre 2012  avec  un  solde d’opinion de 24%. ◆

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