L’Iran a testé des missiles de courte et moyenne portée lundi à la fin de ses manoeuvres militaires dans le détroit d’Ormuz. Cette démonstration de force renforce les crainte de la communauté internationale quant aux intentions militaires de Téhéran dans la sous-région.
La marine iranienne a testé, lundi, deux missiles de moyenne portée (200 km) et un missile de courte portée dans le détroit stratégique d’Ormuz
La marine iranienne a testé, lundi, deux missiles de moyenne portée (200 km) et un missile de courte portée au dernier jour de ses manoeuvres navales dans la région du détroit stratégique d’Ormuz où transite 35 % du trafic pétrolier maritime mondiale, selon les médias iraniens. « Le missile sol-mer de longue portée Ghader a été testé avec succès pour la première fois », a rapporté l’agence Irna. « Les systèmes anti-radar et de repérage de cible, ultramodernes, de Nour ont été améliorés », a déclaré l’amiral Mahmoud Moussavi, porte-parole des manoeuvres iraniennes. Téhéran qui avait déjà la semaine dernière de bloquer le trafic dans le détroit d’Ormuz entend ainsi démontrer sa force de frappe Ã
l’Occident.
«Les bâtiments de guerre de la marine vont adopter un nouveau dispositif tactique démontrant la capacité de l’Iran à empêcher tout trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’il le
décidait », avait affirmé Mahmoud Moussavi.
Sanctions
Le pays a de même testé avec succès des barres de combustible destinées à être utilisées sur ses sites nucléaires, selon la télévision d’État. « Ces barres, qui contiennent de l’uranium naturel, ont été fabriquées en Iran et introduites dans le coeur du réacteur de recherche nucléaire de Téhéran », a précisé la même source.  Ces tests militaires interviennent au lendemain de la promulgation, samedi, par le président américain, Barack Obama, d’une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier iranien en vue de contraindre Téhéran à abandonner son programme nucléaire.
Ces nouvelles mesures prises par Washington vont permettre au président américain de geler les avoirs de toute les institutions financières étrangères qui envisageraient de commercer avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. ◆




