Cet exercice annuel de sécurité intérieure est le plus important qu’Israël ait jamais organisé. Baptisé «Tournant 4», l’exercice implique l’armée, la police, les services d’urgence, les collectivités locales et 150 organismes gouvernementaux. La mobilisation consiste à faire face à des attentats majeurs et des attaques de missiles, y compris à ogives non conventionnelles. [...]
- Cet exercice annuel de sécurité intérieure est le plus important qu’Israël ait jamais organisé.
- Baptisé «Tournant 4», l’exercice implique l’armée, la police, les services d’urgence, les collectivités locales et 150 organismes gouvernementaux.
- La mobilisation consiste à faire face à des attentats majeurs et des attaques de missiles, y compris à ogives non conventionnelles.
Après le refus des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne de prendre en considération l’Accord sur le nucléaire iranien parrainé par la Turquie et le Brésil, l’organisation de cet exercice ravive les craintes de frappes aériennes israéliennes contre les sites nucléaires iraniens aux conséquences inculculables. (AFP)
Israël a débuté dimanche 23 mai un exercice de sécurité civile d’envergure de cinq jours, destiné à tester la réponse des soldats, des équipes de sauvetage et des civils face à un large éventail de simulations d’attaques. Il prévoit notamment des milliers de tirs de missiles contre son territoire depuis la Syrie, le Liban, la bande de Gaza et l’Iran. «Tout le territoire national est concerné», a déclaré à la radio militaire le vice-ministre de la Défense, Mathan Vilnaï. Ce quatrième exercice annuel de sécurité intérieure est le plus important que l’Etat hébreu ait jamais organisé. Baptisé «Tournant 4», il implique l’armée, la police, les services d’urgence, les collectivités locales et quelque 150 organismes gouvernementaux. Selon le scénario envisagé, des centaines d’ambulances, les pompiers et l’armée doivent notamment être confrontés à la situation créée par des attentats majeurs et des attaques de missiles, y compris à ogives non conventionnelles, contre les grands centres urbains du pays. Ces attaques devraient survenir simultanément avec une offensive contre son réseau informatique et de télécommunications. L’exercice atteindra son point culminant mercredi à 11h (8h GMT) quand les sirènes d’alarme retentiront pendant une minute et demie sur l’ensemble du territoire national pour appeler les Israéliens à descendre aux abris. L’Etat hébreu a commencé à organiser des exercices annuels de sécurité civile après la guerre de 2006 contre les militants du mouvement de résistance chiite Hezbollah au Liban, qui avaient mis en lumière le manque de préparation du pays. L’exercice a augmenté les soupçons des Etats de la région, selon lesquels Israël se préparerait à une nouvelle guerre, alors que les militants soutenus par l’Iran se réarment sur les fronts nord et sud du pays et que l’Iran est soupçonné de développer l’arme nucléaire, bien qu’il réfute ces accusations. Des responsables de la Défense ont affirmé qu’Israël a tenté d’apaiser ces inquiétudes en envoyant des messages aux Etats arabes. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a critiqué samedi au Caire cet exercice en affirmant qu’il contredisait les efforts de paix dans la région: «Israël doit se rendre à la table des négociations pour réaliser la paix, lancer maintenant des exercices militaires est en contradiction avec les efforts de paix».
Israël aurait tenté d’apaiser les inquiétudes suscitées par cet exercice en envoyant des messages aux Etats arabes.
Après le refus des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, et de l’Allemagne de prendre en consideration l’Accord sur le nucléaire iranien parrainé par la Turquie et le Brésil, l’organisation de cet exercice de défense civile extraordinaire ravive les craintes de frappes aériennes israéliennes contre les sites nucléaires iraniens aux conséquences incalculables. On constate d’ailleurs ces derniers temps dans la confrontation entre Israël et l’Iran, un changement considérable de ton dans les déclarations de Nétanyahou à l’adresse de Téhéran, et ce, depuis la récente visited du Premier minister israélien aux Etats-Unis. C’est au cours de cette visite qu’Hillary Clinton et Barack Obama ont tous deux assuré Israël, leur «allié le plus fidèle» au Proche-Orient, de leur soutien inconditionnel en cas de conflit armé avec l’Iran.




