La Journée mondiale du livre est célébrée le 23 avril. Au Maroc, les revendications des professionnels du Livre sont toujours les mêmes. Le dossier n’avance pas. Le monde s’apprête à célébrer la journée mondiale du Livre. Au Maroc et à deux jours uniquement de l’évènement, aucune manifestation officielle n’a été annoncée pour accompagner cette [...]
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- La Journée mondiale du livre est célébrée le 23 avril. Au Maroc, les revendications des professionnels du Livre sont toujours les mêmes. Le dossier n’avance pas.
Le monde s’apprête à célébrer la journée mondiale du Livre. Au Maroc et à deux jours uniquement de l’évènement, aucune manifestation officielle n’a été annoncée pour accompagner cette journée mondiale, mis à part un salon du Livre organisé en partenariat avec l’Association des bouquinistes de Rabat, et d’autres salons et signatures de livres prévus dans quelques villes du pays. C’est en tout cas ce qu’annonce officiellement le ministère de la Culture à travers ses délégations régionales. Quelques initiatives privées peuvent par ailleurs êtres citées. Les amis du café littéraire et de l’Association pour l’éducation au Livre et à la lecture (APELL) prévoient à l’occasion de la Journée mondiale du Livre deux rencontres-débats. La première s’est déroulée le mardi 20 avril avec Mohamed Nedali au club de Tennis de l’USM à Casablanca. La seconde est prévue la veille de la célébration à savoir le jeudi 22 avril à la librairie Kalila Wa dimna avec comme invité Abdelfattah Kilito. Ceci pour le volet des célébrations.Â
Aucune réunion officielle au siège du ministère avec tous les professionnels du livre concernés n’a eu lieu.Â
Si la manière de fêter le livre est différente chaque année, les revendications des professionnels restent les mêmes. «Cela fait des années que nous lançons un appel à la création de librairies et de bibliothèques avec le ministère de l’Education nationale, mais nous attendons toujours», déclare Abdelkader Retnani dans des propos au Soir échos. Pour cet éditeur propriétaire d’Eddif et de la Croisée des chemins, le maillon faible du circuit de la lecture reste les librairies et les bibliothèques. «Comment se fait-il que dans une ville comme Casablanca, qui compte les communes les plus riches du Maroc, il n’y ait pas plus de 15 librairies ? Les bibliothèques, n’en parlons pas», ajoute cet éditeur. Ce dernier précise que contrairement à ce que les autorités répètent à souhait, ce n’est pas une question de budget, mais de manque d’imagination. Lorsque la question sur le plan national de lecture que l’ancienne ministre de la Culture, Tourya Jabrane avait remise au roi juste avant la fin de son mandat, est posée aux éditeurs, la réponse qui revient automatiquement, c’est «demandez au ministre de la Culture». Du côté de la Direction du livre au ministère, chapeautée par Hassan Najmi, toujours pas de nouvelles concernant ce plan de lecture. «Si on doit parler des décisions pour améliorer le secteur de la lecture au Maroc, il faudrait que ce plan de lecture soit appliqué parce qu’il possède toutes les solutions aux maux de ce secteur, nous attendons qu’il soit validé», déclare une source au département de Bensalem Himmich, souhaitant garder l’anonymat. Lors du dernier Salon International du livre de Casablanca et au Salon du Livre de Paris, les éditeurs marocains ont rencontré le ministre de la Culture. «Nous avons discuté avec lui à bâtons rompus, et nous avons évoqué les choses qui doivent changer et s’améliorer» déclare Abdelkader Retnani. Mais jusqu’à présent, aucune réunion officielle au siège du ministère avec tous les professionnels du livre concernés n’a eu lieu.Â
Pourquoi le 23 avril ?
L’UNESCO a déclaré le 23 avril Jour mondial du livre et des droits d’auteurs. Cette date coïncide avec la disparition de plusieurs écrivains et auteurs mondiaux reconnus. Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantès, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d’éminents écrivains tels que Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel MejÃa Vallejo. C’est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. L’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne (Espagne) où il est de tradition d’offrir une rose pour l’achat d’un livre.Â




