Après les chanteurs Idriss el Mehdi, Amazigh Kateb et Abderr qui s’étaient produits le week-end dernier dans le cadre du festival l’Afrique dans tous les sens, le Maghreb continuera à s’exprimer à travers la musique transe gnawa de Said Mesnaoui, ce vendredi 20 mai à Paris au Quai Branly. Said Mesnaoui, chantre de la fusion [...]
Après les chanteurs Idriss el Mehdi, Amazigh Kateb et Abderr qui s’étaient produits le week-end dernier dans le cadre du festival l’Afrique dans tous les sens, le Maghreb continuera à s’exprimer à travers la musique transe gnawa de Said Mesnaoui, ce vendredi 20 mai à Paris au Quai Branly.
Said Mesnaoui, chantre de la fusion transe gnawa et jazz, mettra le feu ce vendredi en plein Paris au festival l’Afrique dans tous les sens qui a démarré le 10 mai. Ce musicien qui s’est imprégné de percussions gnawa depuis son enfance au Maroc ne se départit jamais de son hajhouj, genre de basse traditionnelle. Le son grave et mélodieux de ce guembri conjugué aux percussions tablas, derbouka, bendir, qraqeb propulse magiquement sa musique vers une transe hypnotique. Après s’être produit avec le groupe Jil El Ghiwane au Moyen-Orient et en Afrique du nord dans les années 80, Mesnaoui s’installe au Canada et débute une carrière solo. Sa musique y prend des intonations de transe allégée, teintée d’influences occidentales, sous l’effet de la fusion entre le gnawa et le jazz.
Vivant aujourd’hui entre Paris, le Canada et le Maroc, il nous livre des rythmes mêlant sahraoui, berbère et gnawa, ponctués de tempo rock, de pulsations reggae, blues et jazz. Son dernier album Fik-Anta (Réveille-toi) est l’expression harmonieuse de l’ensemble de ces inflexions. Il est attendu le 20 mai sur la scène du Quai-Branly.
Rappelons que Amazigh Kateb, le bouillant chanteur algérien et ex-membre de l’explosif Gnawa diffusion, ainsi que Idriss El Mehdi, le chanteur marocain aux rythmiques orientales sur fond de pop, rock et jazz, avaient séduit le public du festival la semaine dernière.
Un festival des sens
L’Afrique en entier est mobilisée pour ce festival qui se prolongera jusqu’au 29 mai à six différents endroits de Paris dont le Quai-Branly et la Bellevilloise. Entamé le 10 mai, le festival a conquis son public en multipliant concerts, expositions d’arts plastiques et de photographies, projections de films, spectacles de rue, défilés de mode, débats, séances de contes, ateliers d’arts pour enfants, DJs, ainsi qu’une scène ouverte au slam. Une ambiance éclectique et pluridisciplinaire signée par des artistes venus de de 20 pays d’Afrique dont Ray Lema, Habib Koité, Daara J Family, Dobet Gnahoré, Ba Cissoko, Mariana Ramos, So Kalmery, Karlos Rotsen, Julia Sarr, Diogal, Eténèsh Wassié & Mathieu Sourisseau , Patrick Bebey… S’inscrivant dans la lignée du dialogue et de la communion, le festival est surtout placé sous le signe de « festival des sens » invitant les spectateurs à s’ouvrir totalement à un foisonnement subsaharien sans cesse renouvelé. ◆
Paola Frangieh






