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Culture

12 janvier 2012

L’inconscience tue le patrimoine culturel

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Des acteurs associatifs de Targa Aide se sont rendus dans certaines localités du monde rural pour établirun état des lieux du patrimoine culturel. Les détails.

Targa-AIDE travaille à sensibiliser les élus locaux sur l’importance de la préservation du patrimoine culturel  et limiter les constructions anarchiques autour des sites comme Moulay Abdesslam près de Ouazzane.

Targa-AIDE travaille à sensibiliser les élus locaux sur l’importance de la préservation du patrimoine culturel et limiter les constructions anarchiques autour des sites comme Moulay Abdesslam près de Ouazzane.

Les élus communaux ignorent l’importance du patrimoine culturel. Ce constat a poussé certains acteurs de la société civile à agir dans quelques sites du monde rural. L’association Targa-AIDE fait de la sensibilisation des élus locaux son cheval de bataille. Un programme a été lancé il y a 3 ans et financé entre autres par l’Agence du développement du Nord. Cette opération concerne La région de Tanger, Ouazzane, Taza, Larache et Tétouan. Aujourd’hui, l’équipe de l’association en est à l’étape finale du programme qui est celle des ateliers participatifs et du montage du budget sur six ans. «Ce budget devrait être versé par l’Etat. Objectif, valoriser le patrimoine culturel de ces régions et entreprendre des réalisations concrètes dans ce sens», déclare Benaissa Mssid conseiller en économie de la culture et développement durable auprès de l’association.
Ce dernier raconte dans des propos au Soir échos que la sensibilisation des élus communaux n’était pas de tout repos. D’abord, il fallait établir un état des lieux sur tout le patrimoine culturel sur ces sites et se renseigner sur les perceptions de la population. «Très peu de personnes étaient conscientes de l’importance de leur patrimoine culturel», souligne Benaïssa Mssid.

« Très peu de personnes étaient conscientes de l’importance de leur patrimoine culturel. » Benaïssa Mssid

Constructions anarchiques

Dans la région de Larache par exemple, des constructions anarchiques sont autorisées sur le site de Moulay Abdesslam, là où se déroule le moussem du pélerinageen juillet. «Ces autorisations ne tiennent même pas compte de la protection de l’environnement», déclare la même source. L’équipe de Targa Aide a tristement constaté la disparition progressive des arbres qui longent la montée vers le Saint. «Sans oublier que les constructions des maisons ne respectent pas la tradition architecturale des Jbalas», ajoute Benaissa Mssid.
Sur place, un guide a confié à l’équipe de l’association que «toute personne qui détient 200 000 DH achète un lot directement sur le site pour construire une maison sans aucune concertation dans l’unique but de louer des chambres durant le moussem». L’offre culturelle et touristique est èés réduite dans cette région. D’où le projet de créer au moins un festival de larache Taznout. Ce festival devrait créer de l’animation auprès des jeunes de Larache et région. «C’est aussi une manière de leur expliquer et leur faire rependre conscience que l’art et la culture génèrnt des revenus», souligne Benaissa Mssid. Mais pour que la population prenne conscience de cet enjeu, il faudrait d’abord en premier lieu que les élus locaux sachent l’importance de laculture et qu’ils cessent de la considérer comme étant accessoire. «On entend souvent dire, mais les gens ont faim on va pas leur parler de culture, mais c’est une vision complétement erroné», explique Benaissa Mssid. Ce dernier conseille une capitalisation de ce patrimoine culturel pour que cela puisse être une véritable source de revenus et sortir la population de la précarité. ◆ q.c.




 
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