La 3500 GT, première GT de Maserati
Fascinante par son style, que beaucoup considèrent comme une véritable réussite, la 3500 GT est le premier grand succès commercial de la firme italienne.
Depuis 1926, date de son apparition dans le monde automobile, le constructeur italien Maserati se contentait de produire des modèles destinés à la compétition. Ce n’est qu’à partir de 1946 que les premières Maserati de tourisme voient le jour. Néanmoins, elles ne sont construites qu’en séries limitées et, souvent, carrossées sur mesure. Par ailleurs, les années 1950 sont marquées par l’évolution rapide des infrastructures routières, induisant une demande croissante d’automobiles plus rapides, plus équilibrées, connues sous le nom de Grand tourisme (ou GT). Lors de l’édition 1957 du Salon international de l’automobile de Genève, Maserati, conscient de cette attente, présente la 3500 GT, entamant ainsi une nouvelle page de son histoire, celle de la construction en série d’une GT. Destinée à concurrencer Ferrari, notamment sur le marché américain, la Maserati 3500 GT Tipo 101 connaît un grand succès commercial, assurant la survie du constructeur alors en grande difficulté financière. Pratiquement quatre fois moins coûteuse en production que les Ferrari concurrentes, notamment grâce à la réutilisation de pièces achetées à des spécialistes, la 3500 GT est produite, selon les sources, entre 1 972 et 1 983 exemplaires.
Une vraie réussite
Quant au dessin de ce bijou italien, les spécialistes et amateurs de sportives s’accordent à dire qu’il est une véritable réussite. « Remarquable » par son profil équilibré, «agressive» par sa grille de calandre généralement associée à une gueule de requin, ornée de l’imposant trident, emblème de Maserati, «évocatrices de puissance» par ses jantes de 16 pouces… Tels sont les qualificatifs attribués à la 3500 GT. La Maserati 3500 GT embarque un moteur essence 6 cylindres, en ligne à deux arbres à cames en tête et double allumage. L’alimentation en carburant est réalisée par des carburateurs Weber lesquels seront remplacés, en 1960, par des injecteurs indirects Lucas (GTi), offrant 15 ch supplémentaires. Il s’agit en réalité d’une version dérivée du moteur de la Maserati 350S, automobile de compétition engagée dans les Mille Miglia, réputée pour sa fiabilité. Développant 220 ch à 5 500 tr/min (avec les carburateurs) et profitant, grâce à une longue course, de 312 Nm de couple sur une large plage d’utilisation débutant à 4 000 tr/min, la 3500 GT parvient à atteindre les 230 km/h. ◆


