La Maison du Parc national du Haut Atlas Oriental, inaugurée jeudi dernier près de Midelt, est désormais le relais de la promotion de l’écotourisme et de la création de revenus pour la population locale.
La Maison du Parc national du Haut Atlas Oriental (PNHAO), l’un des 10 Parc Nationaux du royaume, est le fruit d’un partenariat hétéroclite entre, d’une part des organismes associatifs et gouvernementaux et, d’autre part, des bailleurs de fonds aussi bien nationaux qu’internationaux, à savoir le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et le Secrétariat d’État de l’Eau et de l’Environnement (SEEE). Ayant à la fois une portée économique, sociale et culturelle, la Maison du Parc, projet porté par l’Association Haute Moulouya pour l’Écotourisme et la Protection de la Nature (AHMEP), a pour mission d’éduquer, de sensibiliser les nombreux visiteurs du site, ainsi que participer à l’épanouissement économique et à la création de revenus pour une population locale, longtemps marginalisée.
Le développement durable est inscrit dans le nouveau projet de constitution, c’est dire l’importance, de nos jours, que revêt le développement économique allié aux impératifs de protection de l’environnement. La création de cette maison en est le parfait exemple. Et différentes missions ont été attribuées à la Maison, afin de donner envie aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine du Parc, mais aussi de participer au développement économique de la région.
Un joyau de la nature
Le Parc national du Haut Atlas oriental est l’un des plus beaux joyaux du patrimoine naturel du royaume. Situé dans la province d’Ifrane, connue pour la beauté de ses paysages, le parc s’étend sur 49 000 hectares et est situé à plus de 3 000 mètres d’altitudes. Riche de plus de 150 espèces d’oiseaux (terrestres et aquatiques), d’une trentaine d’espèces de reptiles et amphibiens, de sangliers et de singes magot, le parc n’en possède pas moins une végétation extrêmement variée, avec ses chênes verts, ses genévriers, mais aussi et surtout sa forêt de cèdres. Le parc se distingue aussi par son riche patrimoine culturel et, plus particulièrement, par le moussem d’Imilchil, une grande fête où de gigantesques fiançailles ont lieu, sous le regard des tribus de la région mais aussi des milliers de touristes qui assistent à ce festival peu commun.
Différentes missions ont été attribuées à la Maison du parc, afin de donner envie aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine du Parc, mais aussi de participer au développement économique de la région.
Ainsi, la Maison a comme première mission d’accueillir et d’informer les visiteurs sur sa vocation principale : renseigner et informer, notamment sur l’hébergement, la connaissance des richesses du patrimoine naturel du Parc, les informations culturelles, les activités pratiques ou encore les mesures de sécurité à prendre pour se protéger dans le parc. La Maison s’attelle aussi à éduquer et sensibiliser les visiteurs, à travers des séminaires, des visites pédagogiques et la mise en place de différents ateliers, comme moyens ludiques de faire passer le message. Dans ce même cadre, des expositions permanentes sont présentées aux visiteurs pour contribuer au travail de promotion de la maison.
Par ailleurs, un « éco café » a été mis à disposition du public ; cet espace original a pour objectif de réunir les visiteurs autour de produits biologiques et naturels distingués par leur authenticité et leur concept et se veut durable, afin de valoriser la consommation de produits biologiques et naturels. Et afin d’aider la population locale de vivre dignement, une boutique souvenirs à été installée, celle-ci est le dernier point de passage des visiteurs qui sont conditionnés à l’achat de souvenirs ou de produits de terroir; on y trouve ainsi des cartes, des tableaux, des gadgets et autres produits artisanaux.
Le coût total du projet s’élève à 59 349 dollars (467 562 MAD), dont les principaux contributeurs sont respectivement le PNUD, avec une enveloppe qui couvre plus de la moitié du coût total, à savoir 29 843 dollars (235 108 MAD), et le Secrétariat d’État de l’Eau et de l’environnement, qui contribue, lui, avec 14 922 dollars, soit 117 558 dirhams.◆




