Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont reçu simultanément plus de 1.600 documents confidentiels sur le conflit israélo-palestinien. A qui profite «le crime» ? Analyse. Ce que rОvПle ce dernier coup de tonnerre, orchestrО par l’Оquipe de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, fera couler beaucoup d’encre, voire beaucoup de sang au Proche-orient. «La [...]
Al-Jazeera et le quotidien britannique The Guardian ont reçu simultanément plus de 1.600 documents confidentiels sur le conflit israélo-palestinien. A qui profite «le crime» ? Analyse.
Ce que rОvПle ce dernier coup de tonnerre, orchestrО par l’Оquipe de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, fera couler beaucoup d’encre, voire beaucoup de sang au Proche-orient. «La plus importante fuite dans l’histoire du conflit israОlo-palestinien», comme annoncО par «Al-Jazeera», donne, selon «The Guardian», «un aperНu extraordinaire et vivant de l’intОrieur sur la dОsintОgration d’un processus de paix vieux de vingt ans. Des documents confidentiels (qui) rОvПlent la lente mort du processus de paix au Proche-Orient». Selon les journalistes du quotidien britannique, «l’impression gОnОrale qui se dОgage de ces documents est que la faiblesse et le dОsespoir des leaders de l’AutoritО palestinienne augmentaient И mesure qu’ils Оchouaient И obtenir un accord, voire un simple arrРt de la construction des colonies, ce qui sapait leur crОdibilitО envers leurs rivaux du Hamas».
Le point le plus sensible concerne l’acceptation par la partie palestinienne de l’annexion par IsraСl de la quasi-totalitО des quartiers de colonisation de JОrusalem-Est, dont une partie de la vieille ville, И l’exception de Har Homa (au sud).
Les documents rОvПlent aussi «la confiance inОbranlable des nОgociateurs israОliens et l’attitude souvent hautaine de politiciens amОricains envers les reprОsentants palestiniens», Оcrivent les journalistes de «The Guardian» avant de poursuivre : «Maintenant, nous le savons. IsraСl avait un partenaire pour la paix. Ces documents font voler en Оclats une des pierres angulaires de la diplomatie israОlienne : l’affirmation selon laquelle il n’y a pas de partenaire palestinien. Ce thПme, rОpОtО depuis des annОes dans la bouche des porte-parole israОliens, est contredit par ces documents, qui montrent que non seulement il y a bien un partenaire palestinien, mais qu’il est plus accommodant que tous ceux qui lui succОderont».
A qui profite la fuite ?
Ces rОvОlations montrent une chose : les dirigeants palestiniens Оtaient prРts И des concessions impensables pour l’opinion publique palestinienne et mondiale afin d’arriver И un accord de paix. «Les premiПres victimes de ces rОvОlations seraient le sentiment de fiertО nationale des Palestiniens et leur sens de la dignitО collective dans l’adversitО», toujours selon «The Guardian». Et «Rue89» de renchОrir : «Ces rОvОlations risquent de renforcer le discours des islamistes qui accusent l’AutoritО palestinienne de «collaborer» avec IsraСl, sans que l’occupation ne cesse». En mРme temps, IsraСl, qui aurait pu arriver И un accord de paix historique et И reconnaФtre un Etat palestinien, sort peut-Рtre la tРte haute de ces rОvОlations. Il marque sa dОtermination affichО И aller jusqu’au bout de son processus de colonisation. Et «The Guardian» de conclure : «Maintenant, nous le savons, IsraСl avait un partenaire pour la paix».
Ces révélations montrent une chose : les dirigeants palestiniens étaient prêts à des concessions impensables pour l’opinion publique palestinienne et mondiale.




