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La Palestine veut une enquête internationale sur la mort d’Arafat

Les autorités palestiniennes se disent prêtes à exhumer le corps de l’ex-dirigeant historique Yasser Arafat pour les besoins d’une enquête internationale en vue de connaître la vérité sur sa mort.

Yasser-Arafat

Yasser Arafat, l’ex-dirigeant palestinien, mort le 11 novembre 2004.

L’Autorité palestinienne a annoncé mercredi qu’elle ne s’opposera pas à une exhumation de la dépouille de Yasser Arafat, le leader palestinien, si la requête vient de sa veuve, Suha Arafat.
« L’Autorité palestinienne, comme toujours, est prête à coopérer pleinement et à ouvrir une enquête sur les véritables causes de la mort de l’ancien président », a affirmé Nabil Abou Roudeinah, le porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.  « Nous voulons montrer que l’Autorité, la direction et le peuple palestiniens sont tous impatients de connaître tous les détails de la mort d’Arafat, afin de clore ce dossier. Nous serons en première ligne pour participer et soutenir cette enquête. Nous aurions pu prendre l’initiative mais nous ne voulions pas créer de contentieux et de divergences sur une question aussi importante », a souligné, hier, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki, sur la radio officielle, la Voix de la Palestine. Dans une interview sur la châine Al Jazeera, Suha Arafat a expliqué qu’elle avait remis des effets personnels de son époux au laboratoire suisse qui a effectué les analyses ayant révélé la présence d’une substance radioactive, le polonium, confirmant les soupçons sur la mort par empoisonnement de l’ex-dirigeant palestinien.

Israël dément toute implication

« Nous appelons à la formation d’une commission d’enquête internationale sur le modèle de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri », a déclaré Saëb Erakat, l’un des leaders du Fatah à l’AFP.  « Il n’y a aucune raison religieuse ou politique qui empêche le réexamen de cette question, y compris une analyse des restes du défunt par des organismes scientifiques et médicaux fiables, avec l’accord de sa famille », a assuré le porte-parole de Mahmoud Abbas. Israël a démenti toute implication dans la mort par empoisonnement du l’ex-dirigeant palestinien. Pour rappel, le Fatah, parti au pouvoir en Cisjordanie accuse depuis plusieurs années l’État hébreu d’être responsable de sa mort.  ◆

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